Baignade sauvage dans le Rhône : contrôles renforcés et campagne de sensibilisation
L'État, la Ville de Lyon, VNF et le SDMIS 69 unissent leurs forces pour la campagne #CoulePasTonÉté, alors que le Rhône est le département le plus touché par les noyades en Auvergne-Rhône-Alpes.
Face aux dangers de la baignade sauvage, une opération conjointe de prévention et de contrôle a été lancée ce début juillet. Le 1er juillet, une opération terrain s'est tenue au Grand Parc Miribel-Jonage, en présence de la sous-préfète Anne Laybourne.
L’essentiel
- Campagne #CoulePasTonÉté : L’État, VNF, le SDMIS 69 et la Police nationale se mobilisent contre la baignade sauvage dans le Rhône et la Saône.
- Bilan 2025 : 114 noyades accidentelles en Auvergne-Rhône-Alpes, dont 40 décès. Le Rhône est le département le plus touché avec 27 noyades.
- Opération terrain : Le 1er juillet 2026, la sous-préfète Anne Laybourne a supervisé un contrôle au Grand Parc Miribel-Jonage.
- Interdiction en vigueur : La baignade reste interdite dans le Rhône et la Saône à Lyon en raison des courants et de l’absence de surveillance sanitaire.
Une campagne inter-institutions contre la baignade sauvage
La préfecture du Rhône, Voies navigables de France (VNF), le Service départemental-métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS 69) et la Police nationale ont lancé la campagne #CoulePasTonÉté. L’objectif : prévenir les noyades dans le Rhône et la Saône, où la baignade est formellement interdite. Selon la préfecture, non vérifiable : aucune source ne confirme ce chiffre.
Cette campagne nationale, initiée par VNF en 2024, cible particulièrement les jeunes. Les adolescents et jeunes adultes constituent en effet la majorité des victimes de baignade sauvage, attirés par les berges du Rhône et de la Saône par forte chaleur. Les supports de sensibilisation rappellent les risques : courants violents, perte d’orientation sous l’eau, hypothermie et absence de surveillance médicale.
Un bilan régional préoccupant
Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, 114 noyades accidentelles ont été recensées dans la région à l’été 2025, un chiffre stable par rapport à 2024. Sur ce total, 40 personnes ont perdu la vie. Le département du Rhône est le plus touché, avec 27 noyades sur son territoire.
En juin 2025, un jeune homme de 25 ans s’est noyé dans le lac du Grand Parc Miribel-Jonage, un site pourtant surveillé. Ce drame a renforcé la détermination des autorités à intensifier la prévention et les contrôles.
Opération de contrôle au Grand Parc Miribel-Jonage
Le 1er juillet 2026, la sous-préfète du Rhône, Anne Laybourne, s’est rendue au Grand Parc Miribel-Jonage pour superviser une opération conjointe de contrôle anti-noyade. Policiers nationaux, agents de VNF et sapeurs-pompiers du SDMIS 69 étaient mobilisés pour rappeler l’interdiction de baignade en dehors des zones autorisées et verbaliser les contrevenants.
Ce lieu est un point chaud de la baignade sauvage. Malgré les panneaux et les arrêtés municipaux, de nombreux baigneurs ignorent les risques. Les forces de l’ordre ont procédé à des rappels à l’ordre et quelques verbalisations, selon les informations recueillies sur place.
Contexte dans le Rhône
Le département du Rhône compte environ 1,9 million d’habitants, dont la majeure partie concentrée dans la métropole lyonnaise. Les cours d’eau urbains (Rhône, Saône) attirent les promeneurs mais présentent des dangers spécifiques : courants puissants, variations brutales de débit liées aux barrages, pollution et absence totale de surveillance de baignade. Le SDMIS 69 dispose de moyens nautiques renforcés, notamment le bateau polyvalent RIZE mis en service à Givors en 2024. Malgré ces équipements, le nombre d’interventions reste élevé chaque été.
L’ARS classe le Rhône comme département prioritaire pour la prévention des noyades. Les campagnes comme #CoulePasTonÉté visent à inverser la tendance, mais les autorités constatent que les comportements à risque persistent, surtout lors des épisodes de canicule.
Des contrôles qui vont se poursuivre
La préfecture indique que des opérations de ce type seront reconduites tout au long de l’été, en particulier aux abords du Rhône, de la Saône et des plans d’eau du département. Les forces de l’ordre appellent les habitants et les touristes à respecter les arrêtés d’interdiction et à privilégier les piscines et plages surveillées. La campagne #CoulePasTonÉté se déploie sur les réseaux sociaux et via des affichages dans les transports en commun lyonnais.