Balogun rejoué contre la Belgique : la FIFA sous le feu des critiques
La FIFA a suspendu la sanction infligée à Folarin Balogun après une intervention de Donald Trump, provoquant la colère de la Belgique et de l'UEFA.
La commission de discipline de la FIFA a suspendu, le 5 juillet 2026, le carton rouge reçu par l'attaquant américain Folarin Balogun. Une décision prise après un appel téléphonique de Donald Trump à Gianni Infantino, qui déclenche une crise entre la FIFA, la Belgique et l'UEFA.
L’essentiel
- Le carton rouge : Folarin Balogun a été exclu le 1er juillet 2026 lors de la victoire 2-0 des États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine, selon la FIFA.
- La décision : le 5 juillet 2026, la commission de discipline de la FIFA a suspendu la sanction automatique en vertu de l’article 27 de son code disciplinaire, plaçant Balogun sous probation d’un an.
- L’ingérence politique : Donald Trump a confirmé avoir personnellement appelé le président de la FIFA Gianni Infantino pour réclamer cette annulation, selon Forbes.
- Les réactions : la Fédération royale belge de football (RBFA) a fait appel de la décision, tandis que l’UEFA dénonce une mesure qui « franchit une ligne rouge » pour l’intégrité du football.
- Le contexte sportif : Balogun est le meilleur buteur américain du tournoi avec trois buts, selon US Soccer.
Un carton rouge qui n’aura pas tenu quatre jours
Tout part d’une exclusion en apparence banale. Le 1er juillet 2026, Folarin Balogun reçoit un carton rouge direct lors de la victoire des États-Unis 2-0 contre la Bosnie-Herzégovine, selon les éléments transmis par la FIFA. Une sanction qui, en temps normal, aurait dû l’écarter automatiquement du huitième de finale suivant. Sauf que rien ne s’est déroulé normalement dans les jours qui ont suivi.
Le 5 juillet 2026, la commission de discipline de la FIFA annonce avoir suspendu cette sanction automatique. La décision s’appuie sur l’article 27 du code disciplinaire de l’instance, qui permet dans certains cas de surseoir à une peine. Balogun se retrouve ainsi placé sous une forme de probation d’un an, mais redevient éligible pour affronter la Belgique. Une issue rarissime pour un carton rouge en pleine Coupe du monde.
L’ombre de Donald Trump derrière la décision
Ce qui transforme un simple feuilleton disciplinaire en crise politique, c’est la confirmation, relayée par Forbes, que le président américain Donald Trump a personnellement appelé Gianni Infantino pour demander l’annulation de la suspension de Balogun. La FIFA n’a pas démenti ce contact. Cette intervention directe d’un chef d’État dans une procédure disciplinaire sportive est sans précédent connu à ce niveau de compétition.
Pour ses détracteurs, cette séquence illustre les liens de plus en plus resserrés entre Gianni Infantino et l’administration américaine, alors que les États-Unis coorganisent ce Mondial 2026. Aucune source n’a précisé si d’autres motifs, sportifs ou juridiques, ont pesé dans la décision de la commission de discipline.
Fureur à Bruxelles et à l’UEFA
Côté belge, la sidération domine. Le sélectionneur Rudi Garcia a ironisé sur la décision, la comparant à un poisson d’avril en plein tournoi, selon L’Équipe. La Fédération royale belge de football (RBFA) a de son côté officiellement fait appel de la décision auprès de la FIFA, exprimant sa stupéfaction face à ce retournement de situation.
L’UEFA est allée plus loin en condamnant publiquement la décision de la FIFA, estimant qu’elle franchit une ligne rouge et nuit à l’intégrité de la compétition. Ces critiques venues de l’instance qui régit le football européen ajoutent une dimension institutionnelle à une polémique déjà politique.
Contexte de la Coupe du monde 2026
Cette affaire intervient alors que le Mondial 2026, coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, entre dans sa phase à élimination directe. Folarin Balogun est le meilleur buteur de la sélection américaine dans ce tournoi, avec trois buts inscrits, selon US Soccer. Sa présence ou son absence pèse donc directement sur les ambitions d’une équipe qui joue sur ses terres devant son public. Le tournoi se déroule sous forte exposition médiatique et politique aux États-Unis, ce qui explique en partie l’ampleur prise par cette polémique disciplinaire, habituellement cantonnée aux couloirs feutrés des commissions de la FIFA.
Aucune source n’a précisé si d’autres joueurs, dans ce Mondial ou lors d’éditions précédentes, avaient bénéficié d’un traitement comparable via l’article 27 du code disciplinaire de la FIFA. En l’absence de précédent documenté, il n’est pas possible d’affirmer que ce cas est unique dans l’histoire de la compétition.
Prochaine étape
Selon les données officielles de la compétition, le huitième de finale entre les États-Unis et la Belgique doit se jouer le 6 juillet 2026. La RBFA ayant fait appel, il reste à savoir si la FIFA tranchera ce recours avant le coup d’envoi. La décision finale sur l’éligibilité de Balogun pourrait donc encore évoluer dans les prochaines heures.