Bandrélé célèbre ses danses traditionnelles comoriennes

Le 6 avril, la commune du sud de Mayotte a mis à l'honneur le M'biwi et le Toirab pour transmettre un patrimoine vivant.

Bandrélé célèbre ses danses traditionnelles comoriennes
Illustration Ahamada Abdallah / info.fr

Bandrélé a accueilli le 6 avril 2026 un festival consacré aux danses traditionnelles comoriennes. L'événement s'inscrit dans une dynamique locale portée depuis plusieurs années par des associations et des festivals récurrents. L'association Les Supers Jeunes de Bandrélé en est l'une des figures emblématiques.

Le 6 avril 2026, Bandrélé a vibré au rythme du M’biwi et du Toirab. Ces danses traditionnelles comoriennes, ancrées dans le patrimoine mahorais, étaient à l’honneur lors de ce festival local dédié à la transmission culturelle. Le public, essentiellement local, était attendu pour une journée de représentations.

Les Supers Jeunes, ambassadeurs du patrimoine

L’association Les Supers Jeunes de Bandrélé est l’un des moteurs de cette scène culturelle. Spécialisée dans les chants et danses traditionnels comoriens, elle a acquis une visibilité nationale en janvier 2024 en décrochant la 3e place au concours folklorique national « Le grand concours des régions » sur France 3, selon Le Journal de Mayotte. Quelques mois plus tard, en août 2024, 31 adolescents de l’association représentaient Mayotte à un festival international de folklore à Taïwan, du 9 au 18 août, rapportait Mayotte Hebdo.

Ces résultats illustrent la portée que peuvent prendre des pratiques culturelles enracinées dans un village de quelques milliers d’habitants. Le festival du 6 avril s’adresse en priorité aux jeunes générations, dans une logique de transmission.

Une tradition de festivals dans la commune

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Bandrélé n’en est pas à son coup d’essai. En mars 2026, le festival Hippocampus y avait déjà proposé des spectacles mêlant contes, musiques et traditions de l’océan Indien, selon Le Journal de Mayotte. Ces événements s’accumulent et dessinent un calendrier culturel local relativement dense pour une commune de cette taille.

À l’échelle de l’île, d’autres rendez-vous jalonnent le calendrier. Le Festival des Arts Traditionnels de Mayotte (FATMA), dont la 18e édition est prévue le 27 avril 2026, commémore chaque année l’abolition de l’esclavage en mettant en avant danses et arts traditionnels. Le festival Trépidanses, consacré aux danses contemporaines et traditionnelles, revient quant à lui les 5 et 6 juin à Dzaoudzi-Labattoir après une interruption liée au cyclone Chido, selon le site de l’organisateur Kazya Dance.

Un ancrage de plus d’une décennie

La pratique des concours de danses comoriennes à Mayotte ne date pas d’hier. Dès mars 2014, des événements autour du M’biwi étaient organisés les 9 et 15 mars, selon les archives du Journal de Mayotte. Plus de dix ans plus tard, la dynamique se poursuit, portée par des associations locales sans financements spécifiques mentionnés à ce stade.

Le nombre de participants et le programme détaillé du festival du 6 avril n’ont pas été communiqués.

Sources

Ahamada Abdallah

Ahamada Abdallah

Correspondant à Mamoudzou, suit les tensions sur l'immigration comorienne, les débats sur la départementalisation, les projets hospitaliers et les infrastructures. Formé à l'IUT info-com de La Réunion, il a grandi à Mayotte. Posture éditoriale : interroger les élus, les associations, les préfets, croiser les rapports de l'INSEE avant de publier.

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