Veistroffer, le baroudeur français qui affole le Tour
Le Tour lance le vote pour élire le coureur le plus combatif de la première semaine. Le Français cumule déjà deux prix quotidiens.
Le Tour de France a ouvert dimanche le vote pour désigner son coureur le plus combatif de la première partie. Baptiste Veistroffer, 26 ans, fait figure de favori avec ses raids solitaires démentiels.
- Le Tour de France lance le vote pour élire le coureur le plus combatif de la première partie le 13 juillet.
- Baptiste Veistroffer, 26 ans, a maintenu 336 W de moyenne pendant 3h12 sur l'étape 5.
- Il cumule déjà deux prix de combativité quotidiens, dotés de 2 000 € chacun.
- Des observateurs critiquent son manque d'intelligence tactique ses attaques partent trop tôt pour gagner.
- Le super-combatif du Tour, doté de 20 000 €, sera décerné à Paris. Veistroffer est favori.
Le 13 juillet à 7h31, le compte officiel du Tour de France lance un appel au vote par retweet. La question: Baptiste Veistroffer mérite-t-il le titre de coureur le plus combatif de la première partie du Tour 2026? Le coureur français de l’équipe Lotto-Intermarché affronte huit autres candidats dans ce scrutin public.
Veistroffer ne part pas de nulle part. Sur l’étape 5 Lannemezan-Pau, il attaque dès le kilomètre zéro et reste en tête pendant 141,8 km. Il maintient 336 W de moyenne sur 3h12 d’effort, avec un pic à 1358 W au moment de l’attaque. Sa vitesse moyenne: 44,2 km/h. Il sera repris à 14 km de l’arrivée, mais son raid lui vaut le prix de la combativité du jour.
Ce n’est pas un coup isolé. Veistroffer cumule déjà deux prix de combativité quotidiens sur ce Tour, chacun doté de 2 000 €. Il a aussi été élu meilleur équipier de la première semaine le 11 juillet, récompense offerte par le département des Hauts-de-Seine. Sa réaction: « Un travail de l’ombre qu’on voit pas forcément, loin des caméras. Un travail qui est assez dur aussi, donc je suis très content de cette récompense! »
Le profil qui dérange
Veistroffer roule pour l’équipe Lotto-Intermarché, une équipe sans leader au classement général ni sprinteur de pointe. Dans ce vide, ses échappées solitaires deviennent le seul levier de visibilité de l’équipe. Chaque raid offre des minutes d’antenne, des commentaires enflammés, une exposition que les sponsors monnaient cher. Aucune source consultée ne mentionne le rôle du staff technique dans le choix de ces attaques, mais le calcul est clair: plutôt que de subir, l’équipe provoque.
Veistroffer a dépassé les 300 km d’échappée sur les premières étapes du Tour. C’est son premier Tour de France. Le système est simple: il part tôt, il roule fort, il tient longtemps. Les équipes de sprinteurs le voient d’un mauvais œil: ses échappées les forcent à rouler en tête de peloton pour contrôler l’écart.
La critique existe. Sur X, un observateur écrit: « pour moi, après 7 étapes, le super combatif, c’est Pedersen. Veistroffer va devoir étoffer sa palette, aller dans des échappés qui ont des chances d’aller au bout, pas juste faire des raids solitaires ou en duo voués à l’échec ou presque ». Le reproche: trop de spectacle, pas assez d’intelligence tactique.
Pourtant, attaquer tôt n’est pas forcément une erreur tactique. Cela oblige le peloton à rouler, fatigue les équipes de sprinteurs et ouvre des opportunités pour d’autres coureurs. Mais Veistroffer part seul, sans coéquipier pour relayer, limitant ses chances de victoire.: son panache suffit-il à compenser l’absence de résultat? Pour l’instant, ni lui ni son équipe n’ont officiellement répondu à cette critique. On se souvient de Thomas De Gendt, baroudeur qui, selon plusieurs sources, utilisait une stratégie similaire de raids solitaires, décrochant même une victoire d’étape au Mont Ventoux. Veistroffer peut-il espérer un tel succès?
Le prix du super-combatif en ligne de mire
Le vote du 13 juillet ne désigne que le combatif de la première partie. Le vrai enjeu, c’est le super-combatif du Tour, décerné à Paris. La prime: 20 000 €. Veistroffer est en bonne position, mais la concurrence est rude. Plusieurs coureurs figurent sur le bulletin.
Le vote ferme à 17h. Les fans peuvent s’exprimer via le compte @LeTour. Le timing n’est pas anodin: le 13 juillet marque le premier jour de repos après huit étapes. C’est le moment traditionnel où le Tour récompense les animateurs de la première semaine, avant que la course ne reprenne.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (2)
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20 000 € , prime du super-combatif du Tour
« Le super- combatif du Tour de France 2026 reçoit quant à lui 20 000 € »
fr.wikipedia.org ↗ ↩ -
Bluegori , scepticisme sur sa candidature au super combatif
« pour moi, après 7 étapes, le super combatif, c'est Pedersen. Veistroffer va devoir étoffer sa palette, aller dans des échappés qui ont des chances d'aller au bout, pas juste faire des raids solitaires ou en duo voués à l'échec ou presque. »
x.com ↗ ↩