Zéro victoire française un 14 juillet depuis 2017
Depuis 2017, aucun tricolore n'a gagné le jour de la fête nationale sur le Tour
Warren Barguil a remporté la dernière victoire française un 14 juillet en 2017 à Foix. Neuf ans plus tard, aucun tricolore n'a réussi à s'imposer ce jour symbolique.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Pression symbolique
Le 14 juillet porte une charge émotionnelle unique pour les coureurs français, attendus par le public et les médias.
Domination étrangère
Les coureurs étrangers comme Pogačar s'imposent sans la pression du drapeau national, libres de toute attente symbolique.
Héritage Barguil
La victoire de 2017 reste isolée, sans successeur, malgré les podiums de jeunes espoirs comme Paul Seixas.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Warren Barguil a remporté la dernière victoire française un 14 juillet en 2017 à Foix
- Neuf ans se sont écoulés depuis sans qu'aucun tricolore ne gagne ce jour symbolique
- Avant Barguil, la France avait attendu douze ans depuis David Moncoutié en 2005
- Au total, 14 coureurs français ont gagné 18 étapes un 14 juillet dans l'histoire du Tour
14 juillet 2017 - Foix. Warren Barguil franchit la ligne en levant les bras. Derrière lui, Alberto Contador et Mikel Landa. La France vient de gagner le jour de la fête nationale pour la première fois depuis douze ans. Barguil porte le maillot Team Sunweb. L’étape Saint-Girons - Foix fait 101 kilomètres. Il terminera 10e du classement général.
Depuis, neuf ans. Neuf 14 juillet sans drapeau bleu-blanc-rouge levé à l’arrivée. En 2026, Tadej Pogačar a écrasé la 10e étape en solitaire. Paul Seixas - jeune espoir tricolore, termine troisième. Pas assez.
L’histoire se répète
Avant Barguil, la France avait attendu douze ans. La dernière victoire datait de David Moncoutié en 2005. Il avait gagné seul après 37 kilomètres d’échappée entre Briançon et Digne-les-Bains. Entre 2005 et 2017: rien. Après 2017: toujours rien.
Richard Virenque avait marqué les esprits en 2004. Une échappée solitaire de 202 kilomètres entre Limoges et Saint-Flour. La plus longue échappée victorieuse un 14 juillet. Cette victoire reste une référence. Le Tour de France 2026 s’est joué sous la canicule, mais aucun Français n’a su profiter.
Les glorieux du 14 juillet
Avant la disette, la France dominait. Au total, 14 coureurs français différents ont gagné un 14 juillet. Dix-huit victoires. Plusieurs coureurs ont réalisé des doublés: Jacques Anquetil et Laurent Jalabert ont gagné deux fois un 14 juillet, tandis que Bernard Thévenet (1970 et 1975) et Charles Pélissier (1930 et 1931) ont également signé deux victoires chacun.
Jalabert reste dans les mémoires. En 1995 - il s’échappe sur 198 kilomètres jusqu’à Mende. À l’arrivée, il déclare être « bien content d’avoir gagné » et que l’important était « d’essayer de gagner une étape ». Son mental était « plus agressif » quand il se sentait bien. Six ans plus tard, il récidive.
Bernard Thévenet a lui aussi marqué le 14 juillet à deux reprises. Sa victoire à Pra-Loup en 1975 lui permet de prendre le maillot jaune. Il remportera son premier Tour cette année-là. Vincent Barteau gagne en 1989. Chacun laisse une trace.
La domination étrangère depuis 2017
Depuis la victoire de Barguil, les étapes du 14 juillet ont basculé. Les vainqueurs se succèdent sans qu’aucun Français ne parvienne à s’imposer. En 2026, Pogačar s’impose encore. Plusieurs nationalités différentes. Zéro tricolore.
Ces vainqueurs étrangers n’ont pas le poids du symbole. Ils courent sans la pression du drapeau national. Pour eux, le 14 juillet est une étape comme une autre. Les Français, eux, portent l’attente de tout un pays. Cette charge émotionnelle unique pèse sur les épaules. Les coureurs français y sont attendus. Depuis neuf ans, aucun n’a répondu.
Une relève qui ne vient pas
La rupture générationnelle est brutale. La génération Barguil vieillit sans transmettre. Les jeunes ne percent pas.
Paul Seixas termine troisième en 2026 - mais Pogačar domine sans partage. La nouvelle garde française manque de leaders capables d’incarner l’exploit un 14 juillet. Le cyclisme français produit des coureurs solides. Mais pas des tueurs du 14 juillet.
L’héritage Barguil
Depuis 2017, Warren Barguil n’a jamais retrouvé ce niveau. Pas de victoire d’étape sur un grand Tour depuis Foix. Sa carrière s’est stabilisée au rang de bon grimpeur, sans éclat majeur. Mais sa victoire du 14 juillet 2017 reste gravée.
Chaque année, les commentateurs la ressortent. « La dernière fois qu’un Français a gagné un 14 juillet, c’était Barguil. » Son nom est devenu une référence, un point de repère. Un symbole de ce qui manque depuis. Il avait brisé douze ans de jeûne. Il en a créé un autre.
Ce que personne ne dit
Les chiffres accusent une rupture. Le cyclisme français a produit des champions sur les autres étapes. Mais le 14 juillet reste maudit. Comme si la pression du symbole paralysait. Les étrangers n’ont pas ce poids. Ils courent libres. Les Français courent chargés. On se souvient que d’autres nations ont connu des disettes similaires avant de rebondir. Mais la France attend toujours.
En 2026, l’étape se terminait au sommet du Puy de Sancy. Un parcours taillé pour les grimpeurs. Pogačar s’envole. Seixas résiste, mais la marche est trop haute. Le drapeau reste dans la voiture-balai.
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En 2027, un Français gagnera-t-il? Ou faudra-t-il attendre dix ans, comme avant? Les bords de route seront bleus. Les drapeaux flotteront. Les attentes aussi. Un coureur français lèvera-t-il les bras? Ou 2017 restera-t-il gravé comme le dernier 14 juillet tricolore?
Sources
- Tour de France : Warren Barguil remporte l'étape du 14 juillet
- Les derniers Français vainqueurs d'une étape du Tour de France un 14 juillet
- Tour de France : les victoires françaises lors d'un 14 juillet
- Warren Barguil, le dernier maître du 14 juillet
- Ces Français qui ont brillé sur le Tour de France un 14 juillet