Bas-en-Basset : « On attend qu’il y ait des morts ? », la colère d’un père au tribunal
Deux ans après un choc frontal sur la RD425, l'affaire est passée au tribunal correctionnel du Puy-en-Velay le 20 mai 2026.
Le 9 mai 2024, une Citroën DS3 conduite par un Bassois de 19 ans, positif à l'alcool et aux stupéfiants, percutait de plein fouet une Peugeot 207 sur la route des Granges à Bas-en-Basset. Deux ans plus tard, l'affaire est jugée au tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Le père d'une victime a pris la parole à l'audience du 20 mai 2026.
Le 9 mai 2024, une Citroën DS3 conduite par un Bassois de 19 ans, positif à l’alcool et aux stupéfiants, percutait de plein fouet une Peugeot 207 sur la route des Granges à Bas-en-Basset. Deux ans plus tard, l’affaire est jugée au tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Le père d’une victime a pris la parole à l’audience du 20 mai 2026.
L’essentiel
- Date de l’accident : 9 mai 2024, vers 18h, sur la RD425 (route des Granges) à Bas-en-Basset (Haute-Loire).
- Conducteur : un Bassois de 19 ans au moment des faits, testé positif à l’alcool et aux stupéfiants (cannabis déclaré la semaine précédente).
- Blessées : une passagère de 19 ans héliportée au CHU Nord (suspicion de fracture du bassin) ; une passagère de 16 ans grièvement blessée, trois fractures de la colonne vertébrale.
- Procédure : supplément d’informations demandé en juin 2025 ; audience au tribunal correctionnel du Puy-en-Velay le 20 mai 2026 ; prochaine comparution fixée au 16 décembre.
Un choc frontal sur la route des Granges
Le 9 mai 2024, vers 17h48, les secours sont alertés pour un accident sur la RD425, dite route des Granges, à Bas-en-Basset. Une Citroën DS3 et une Peugeot 207 se percutent de face, selon La Commère 43 et Le Progrès. À bord de la DS3 : un conducteur de 19 ans et une passagère du même âge. Dans la Peugeot 207 : une conductrice de 22 ans et une passagère de 16 ans.
Le bilan est lourd. La passagère de la DS3 est héliportée vers le CHU Nord avec une suspicion de fracture du bassin. La passagère de 16 ans de la Peugeot est grièvement blessée - trois fractures de la colonne vertébrale, selon Le Progrès. Le conducteur de la DS3 et la conductrice de la Peugeot sont transportés en urgence relative vers le centre hospitalier de Firminy.
Positif à l’alcool et aux stupéfiants
Les tests pratiqués sur le conducteur de la Citroën DS3 révèlent une présence d’alcool et de stupéfiants, selon Le Progrès. À l’audience, le jeune homme a déclaré avoir consommé du cannabis la semaine précédente. La question de la responsabilité pénale est au cœur de la procédure.
La colère du père à l’audience
Le 20 mai 2026, l’affaire est appelée devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Dans la salle, le père de la jeune fille de 16 ans - qui a subi trois fractures de la colonne vertébrale et n’a pas pu passer ses examens - prend la parole. Sa phrase, rapportée par Le Progrès, résume l’état d’esprit des victimes : « On attend quoi ? Qu’il y ait des morts ? Moi, j’aurais pu perdre ma fille ce jour-là. […] Et là, lui, on dirait qu’il ne réalise pas ce qu’il a fait. »
Le père pointe le comportement du prévenu à l’audience : une absence apparente de prise de conscience, selon ce qu’il perçoit. Le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay statue régulièrement sur des affaires de violence aux personnes dans le département, mais cette prise de parole publique d’un père devant ses juges a marqué l’audience.
Une procédure qui s’étire depuis juin 2025
L’audience du 20 mai 2026 n’est pas la première. Le 19 juin 2025, le tribunal avait déjà examiné le dossier et demandé un supplément d’informations, selon Le Progrès. Le conducteur devait notamment s’exprimer sur sa responsabilité dans les faits. Cette étape intermédiaire a rallongé la procédure d’au moins plusieurs mois.
La prochaine comparution est fixée au 16 décembre, selon Le Progrès. Le jugement sur le fond n’a donc pas encore été rendu à ce stade. Les peines encourues pour conduite sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants ayant causé des blessures graves ne sont pas précisées dans les éléments disponibles à ce jour.
Contexte en Haute-Loire
Bas-en-Basset compte 4 631 habitants en 2022, selon l’INSEE (densité de 99 hab/km²). La commune est traversée par plusieurs axes routiers départementaux. La RD425, route des Granges, a déjà été signalée à plusieurs reprises comme lieu d’incidents de circulation, selon Le Progrès et La Commère 43.
La conduite sous l’emprise de substances reste un enjeu récurrent sur les routes de Haute-Loire, comme dans l’ensemble du département. Les affaires impliquant de jeunes majeurs mobilisent régulièrement les tribunaux correctionnels du département. Le parquet du Puy-en-Velay n’a pas communiqué de données agrégées sur ce type d’infraction pour la période récente.
Prochaine étape : le 16 décembre
Le dossier reviendra devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay le 16 décembre. C’est à cette date que le jugement pourrait être rendu, sous réserve de nouveaux renvois. Les victimes et leurs familles attendent depuis plus de deux ans une décision définitive.
Sources
- Le Progrès : Alcoolisé et sous stupéfiants, il avait percuté un autre véhicule
- Le Progrès : Violent choc frontal à Bas-en-Basset : la justice demande un supplément d'informations
- La Commère 43 : Bas-en-Basset : une passagère héliportée après un choc frontal sur la route des Granges
- INSEE : Bas-en-Basset – Chiffres clés