Beaune : la préfète et le maire réinstallent le CLSPD avec deux priorités, stupéfiants et violences intrafamiliales
Instance de sécurité locale inactive depuis 2019, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance a été officiellement remis en place le 2 juillet 2026 à Beaune. La préfète Violaine Démaret, le maire Pierre Bolze et le procureur Olivier Caracotch ont fixé deux axes majeurs la lutte contre le narcotrafic et les violences intrafamiliales.
Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Beaune a été réinstallé le 2 juillet 2026 par la préfète Violaine Démaret, le maire Pierre Bolze et le procureur Olivier Caracotch. Deux priorités ont été fixées la lutte contre le trafic de stupéfiants et les violences intrafamiliales.
L’essentiel
- Réinstallation : le CLSPD de Beaune a été officiellement remis en place le 2 juillet 2026 après sept ans d’inactivité.
- Priorités : la préfète Violaine Démaret a fixé deux axes principaux - lutte contre le narcotrafic et violences intrafamiliales.
- Chiffres clés : 1 328 faits de délinquance en 2025 à Beaune, 29 dossiers de violences conjugales déjà enregistrés au premier semestre 2026, cinq points de deal démantelés en 2025.
Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Beaune a été officiellement réinstallé le 2 juillet 2026 lors d’une réunion plénière. L’instance, qui n’avait pas été réunie depuis 2019, se veut un outil de coordination entre forces de l’ordre, justice et acteurs locaux pour préserver la qualité de vie dans la ville.
Une instance réactivée après sept ans
La cérémonie d’installation s’est déroulée en présence de la préfète de Côte-d’Or Violaine Démaret, du maire de Beaune Pierre Bolze et du procureur de la République de Dijon Olivier Caracotch. Ensemble, ils ont rappelé l’urgence de remobiliser cette instance face à l’évolution de la délinquance locale.
« Nous avons besoin d’un cadre institutionnel pour que les acteurs de terrain - police nationale, police municipale, justice, travailleurs sociaux - travaillent main dans la main », a déclaré la préfète lors de la réunion, selon les propos rapportés par Info-Beaune. Le commandant Yves Carry a présenté un état des lieux chiffré : 1 328 faits de délinquance ont été constatés en 2025, un niveau jugé stable mais qui exige une vigilance renforcée.
Deux priorités affichées
La préfète a fixé deux priorités d’action principales : le trafic de stupéfiants et les violences intrafamiliales. En matière de narcotrafic, Beaune a connu en 2025 le démantèlement de cinq points de deal et l’arrestation de quinze livreurs de drogue à domicile. « Ces opérations ont porté leurs fruits, mais la lutte doit être continue », a souligné le procureur.
Concernant les violences intrafamiliales, les chiffres sont préoccupants : 55 dossiers de violences conjugales en 2024, 56 en 2025, et déjà 29 enregistrés au premier semestre 2026. « Chaque année, plus de cinquante victimes se signalent. Derrière ces chiffres, il y a des familles brisées », a insisté la préfète. La ville prévoit de renforcer l’accompagnement des victimes avec des dispositifs spécifiques, à l’image de la campagne nationale contre les violences faites aux femmes menée dans d’autres départements.
Une délinquance stable mais préoccupante
Au-delà des deux priorités, l’instance a également évoqué la sécurité routière et la lutte contre les cambriolages, comme l’a indiqué la préfète sur X. Les forces de l’ordre locales ont déjà renforcé les contrôles, reprenant des initiatives similaires à celles menées dans le Calvados pendant l’été.
Un autre sujet a retenu l’attention : la place croissante des mineurs dans la délinquance. Leur part est passée de 15 % en 2025 à 19 % au premier semestre 2026. « C’est un signal d’alarme. Nous devons agir sur la prévention dès le plus jeune âge », a commenté le maire Pierre Bolze. Les groupes de travail qui seront lancés en septembre aborderont des thèmes connexes comme la santé mentale, la précarité et les addictions.
Contexte en Côte-d’Or
Situé au cœur de la Côte-d’Or, Beaune est une sous-préfecture d’environ 20 000 habitants, capitale des vins de Bourgogne. La ville bénéficie d’une économie touristique dynamique, mais la délinquance locale reste un enjeu pour les élus. Le CLSPD, outil prévu par la loi, permet de coordonner les actions entre les services de l’État, la municipalité et la justice. Sa réactivation intervient alors que le département connaît une hausse de la délinquance des mineurs et une stabilisation des faits globaux, selon les données communiquées par la préfecture.
Prochaine étape : les groupes de travail en septembre
La prochaine réunion plénière du CLSPD est prévue en septembre 2026. À cette date, plusieurs groupes de travail opérationnels seront lancés, chacun dédié à une thématique spécifique : santé mentale, précarité, addictions, en plus des deux priorités déjà fixées. Les participants - élus, forces de l’ordre, associations - devront élaborer des plans d’action concrets pour les mois à venir.
« C’est le début d’un cycle de travail régulier, a assuré la préfète. Nous ne nous arrêtons pas à une réunion inaugurale. » D’ici là, les patrouilles de police et les actions de prévention se poursuivent, notamment dans les quartiers identifiés comme sensibles.