Coupe du monde : la Belgique élimine les États-Unis 4-1, en polémique
Menés par un doublé de Charles De Ketelaere, les Diables Rouges rejoignent les quarts de finale face à l'Espagne, sur fond de controverse Trump-FIFA.
La Belgique a battu les États-Unis 4-1 le 7 juillet à Seattle et file en quarts de finale du Mondial 2026. Le match a aussi été marqué par une intervention personnelle de Donald Trump auprès de la FIFA pour faire jouer l'attaquant américain Folarin Balogun, suspendu.
L’essentiel
- Score final : Belgique 4, États-Unis 1, le 7 juillet 2026 au Stade de Seattle
- Buteur clé : Charles De Ketelaere, doublé aux 9e et 33e minutes
- Autres buts belges : Hans Vanaken (57e) et Romelu Lukaku (90e+3)
- Polémique : Donald Trump est intervenu auprès de Gianni Infantino pour lever la suspension de Folarin Balogun
- Prochaine étape : quart de finale de la Belgique contre l’Espagne
La Belgique a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en dominant les États-Unis 4-1, le 7 juillet, au Stade de Seattle. Une victoire nette, obtenue sans forcer sur les deux stars du milieu et de l’attaque belges, mais éclipsée pour partie par une polémique née avant même le coup d’envoi.
Un scénario maîtrisé malgré l’absence de De Bruyne et Doku
Le sélectionneur Rudi Garcia a fait un choix tactique fort en laissant Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc au coup d’envoi, selon Footnews.be. Le pari s’est révélé payant. Charles De Ketelaere a ouvert le score à la 9e minute puis doublé la mise à la 33e, offrant à la Belgique un matelas confortable avant la pause. Les Américains ont réagi par l’intermédiaire de Malik Tillman, qui a égalisé à la 31e minute sur un coup franc dévié, selon les informations relayées par le site des Jeux Olympiques. Mais la réponse belge a été immédiate en seconde période : Hans Vanaken a porté le score à 3-1 dès la 57e minute, avant que Romelu Lukaku ne scelle le résultat en toute fin de rencontre, à la 90e+3.
La polémique Balogun secoue l’avant-match
La rencontre a été précédée d’une controverse qui a largement débordé le cadre sportif. Le président américain Donald Trump est intervenu personnellement auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, pour obtenir la levée de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, exclu lors du match précédent contre la Bosnie, selon The Guardian. La FIFA a finalement suspendu la sanction pour une période probatoire d’un an, ce qui a permis à Balogun de disputer le huitième de finale contre la Belgique.
Cette décision a suscité l’étonnement de la fédération belge de football, selon Sky Sports. L’UEFA est allée plus loin en qualifiant l’intervention d' »incompréhensible », d’après le Washington Post. Sur le terrain, la présence de Balogun n’a toutefois pas changé l’issue du match, la Belgique ayant construit son avantage avant même la demi-heure de jeu.
La Belgique retrouve l’Espagne, les trois pays hôtes éliminés
Avec cette défaite, les États-Unis quittent la compétition qu’ils coorganisaient avec le Mexique et le Canada. Les trois pays hôtes du Mondial 2026 ont désormais tous été éliminés au stade des huitièmes de finale, selon le site des Jeux Olympiques. Un dénouement rare pour une Coupe du monde disputée sur le sol nord-américain, sous la houlette de Mauricio Pochettino sur le banc américain.
Pour la Belgique, la suite s’annonce exigeante : les Diables Rouges affronteront l’Espagne en quarts de finale, selon Al Jazeera. Un match qui confirmera ou non la capacité de la génération Garcia à aller au bout, après un parcours jusqu’ici solide mais loin d’être flamboyant sur le plan du jeu.
Vu de France : ce que ce parcours belge dit du football voisin
Pour un lectorat français, ce résultat confirme la profondeur de l’effectif belge, capable de written un huitième de finale sans aligner d’entrée deux de ses cadres les plus reconnus en Ligue 1 et en Premier League, Kevin De Bruyne et Jérémy Doku. La génération dorée belge, longtemps annoncée comme sur le déclin après plusieurs échecs en tournois majeurs, retrouve avec ce match un quart de finale de Coupe du monde, une performance qui n’était pas acquise sur le papier face à une équipe américaine portée par son public et jouant à domicile.
L’épisode Balogun, lui, dépasse le strict cadre sportif. L’implication directe d’un chef d’État dans une décision disciplinaire de la FIFA constitue un précédent inhabituel, relevé par plusieurs médias anglo-saxons cités plus haut. Il illustre la pression politique qui a pesé sur cette Coupe du monde organisée aux États-Unis, où l’équipe nationale portait aussi une forme d’enjeu symbolique pour l’administration en place.
Le prochain rendez-vous des Diables Rouges contre l’Espagne déterminera si cette qualification marque un vrai tournant ou reste un simple accident de parcours pour une sélection américaine privée, in fine, de son objectif de demi-finale à domicile.