Belgique-Iran 0-0 à la pause : les Diables dos au mur au SoFi Stadium
En quête de victoire après un nul contre l'Égypte, la Belgique bute sur une défense iranienne disciplinée. Un but refusé à Taremi et une domination stérile.
Menée au score mentalement, la Belgique n'a pas réussi à ouvrir le score face à l'Iran lors de la première période de ce match crucial pour la tête du groupe G. Dominatrice mais inefficace, elle devra trouver la faille en seconde période pour éviter une nouvelle contre-performance.
L’essentiel
- Score à la mi-temps : Belgique 0-0 Iran au SoFi Stadium de Los Angeles.
- Domination belge : 75 à 80 % de possession en première période, sans réussite offensive.
- But refusé : L’Iran a vu un but de Mehdi Taremi annulé pour hors-jeu après consultation du VAR.
- Contexte du groupe G : La Belgique avait déjà partagé l’enjeu 1-1 face à l’Égypte ; l’Iran avait fait 2-2 contre la Nouvelle-Zélande.
- Arbitre : Darío Herrera officie cette rencontre décisive.
Une première période sous haute tension
Vingt-trois degrés, une pelouse parfaite et 70 000 spectateurs prêts à vibrer : le décor était planté pour ce choc du groupe G. Mais à la pause, l’ambiance a viré au silence. La Belgique n’a pas su concrétiser sa mainmise territoriale face à un bloc iranien compact et organisé.
Les Diables Rouges, alignés en 4-2-3-1 avec Lukaku en pointe et De Bruyne en meneur de jeu, ont multiplié les centres sans trouver preneur. La meilleure occasion belge est une frappe de Tielemans détournée par Beiranvand. Côté iranien, le 5-4-1 de Carlos Queiroz a étouffé les circuits créatifs. Et pour ajouter au suspense, l’Iran a cru ouvrir le score : sur un contre rapide, Taremi a placé une tête au fond, mais le VAR a sanctionné un hors-jeu de quelques centimètres. Le soufflé est retombé.
La Belgique dos au mur
Avec ce 0-0, la Belgique reste coincée à deux points en deux matches (nul contre l’Égypte, nul en cours). Pour espérer la première place du groupe G, il faudra impérativement gagner en seconde période. L’ombre d’un scénario comme celui du débat Doku qui divise le pays plane sur cette équipe. Rudi Garcia, le sélectionneur, va devoir trouver la clé face à un mur iranien qui n’a concédé aucun but en 45 minutes.
Les statistiques sont cruelles : 75 à 80 % de possession, 6 tirs (dont 1 cadré) contre 3 pour l’Iran. Les entrées de Doku ou Openda pourraient changer la donne au retour des vestiaires.
Contexte dans le Groupe G
Ce match est le deuxième de la phase de poules pour les deux équipes. La Belgique, 3e du dernier Mondial, aborde cette édition avec une génération en transition. L’Iran, solide et discipliné, espère créer la surprise. Dans l’autre match du groupe, l’Égypte affronte la Nouvelle-Zélande plus tard dans la soirée. Un nul maintiendrait la Belgique à la deuxième place provisoire, mais la condamnerait à un succès impératif face à la Nouvelle-Zélande lors du dernier match. L’étau se resserre.
Le SoFi Stadium, habituel antre des Los Angeles Rams (NFL), a offert une acoustique impressionnante. Mais pour les Diables, c’est le silence des occasions manquées qui domine.
Ce qui attend les Diables en seconde période
Rudi Garcia dispose de cinq changements. On attend des ajustements offensifs : peut-être Doku pour étirer le bloc iranien, ou un passage à deux attaquants. Le temps presse. L’Iran, lui, continuera de jouer la contre-attaque et les coups de pied arrêtés, sa principale arme. Le VAR a déjà joué un rôle clé ; il faudra rester concentré.
Prochaine étape : le coup d’envoi de la seconde période à 21h48 locales (6h48 à Paris). La Belgique doit trouver la faille sous peine de scénario cauchemar.
Les supporters belges retiennent leur souffle. Les Diables Rouges ont 45 minutes pour sauver leur Mondial.