Bill Gates, Sam Altman et Jeff Bezos investissent dans les terres rares du Groenland
Forbes révèle un projet minier piloté par l'IA visant la construction d'une « Cité de la Liberté » au cœur de l'Arctique
Selon des informations révélées par Forbes, plusieurs figures majeures de la Silicon Valley, dont Bill Gates, Sam Altman, Jeff Bezos et Peter Thiel, ont investi dans un projet d'exploitation de terres rares au Groenland. Cette initiative, pilotée par l'intelligence artificielle, s'inscrit dans une stratégie plus large de reconquête de l'indépendance industrielle américaine en matière de ressources stratégiques, avec l'ambition de créer une « Cité de la Liberté » mêlant technologie et pouvoir géopolitique.
- Bill Gates, Sam Altman, Jeff Bezos et Peter Thiel investissent dans l'exploitation de terres rares au Groenland, selon Forbes
- Le projet utilise l'intelligence artificielle pour optimiser l'extraction minière dans l'environnement arctique hostile
- Une « Cité de la Liberté » combinant technologie et ressources stratégiques est prévue dans le cadre du projet
- Les terres rares sont essentielles pour l'IA et l'électronique, la Chine contrôlant 80% de la production mondiale
- Ce projet s'inscrit dans la politique de relocalisation industrielle de Trump, avec 600 milliards de dollars d'investissements annoncés par Apple et Meta jusqu'en 2028
L’information, dévoilée par Forbes, a l’effet d’une bombe dans le monde de la tech : Bill Gates, Sam Altman, Jeff Bezos et Peter Thiel, parmi les plus influents entrepreneurs de la Silicon Valley, ont uni leurs forces pour investir dans l’exploitation de terres rares au Groenland. Ce projet ambitieux, qui s’appuie sur des technologies d’intelligence artificielle pour optimiser l’extraction minière, s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu où les États-Unis cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine pour l’approvisionnement en métaux critiques.
Les terres rares, essentielles à la fabrication de smartphones, de batteries électriques et de composants pour l’intelligence artificielle, représentent un enjeu stratégique majeur. La Chine contrôle actuellement près de 80% de la production mondiale, plaçant les États-Unis dans une position de vulnérabilité industrielle. Le Groenland, territoire autonome danois, recèle d’importants gisements de ces métaux précieux, attirant depuis plusieurs années les convoitises américaines.
Un rapprochement stratégique avec l’administration Trump
Ce projet intervient alors que les relations entre les géants de la tech et l’administration Trump se sont considérablement réchauffées. Selon Le Figaro, lors d’un dîner organisé le 4 septembre 2025 à la Maison-Blanche, les patrons des plus grandes entreprises technologiques américaines ont multiplié les déclarations de soutien au président républicain. Sam Altman, PDG d’OpenAI, avait alors déclaré :
« Merci d’être un président qui soutient autant les entreprises et l’innovation. C’est un changement vraiment appréciable »
Cette proximité retrouvée entre la Silicon Valley et Washington s’explique notamment par la politique de relocalisation industrielle menée par Donald Trump. Comme le rapporte Courrier International, le président américain a imposé, via la guerre des droits de douane et des rendez-vous médiatisés avec le patronat, sa vision d’une Amérique industriellement indépendante, particulièrement en matière de semi-conducteurs et de ressources stratégiques.
L’intelligence artificielle au cœur du projet minier
L’originalité du projet groenlandais réside dans l’utilisation massive de l’intelligence artificielle pour optimiser l’extraction et le traitement des terres rares. Cette approche technologique permettrait de réduire les coûts d’exploitation dans un environnement arctique particulièrement hostile, tout en minimisant l’impact environnemental. Les algorithmes d’IA seraient capables d’identifier avec précision les zones les plus riches en minerais et d’optimiser les processus d’extraction en temps réel.
Bill Gates, qui s’est récemment montré prudent sur l’emballement autour de l’intelligence artificielle, qualifiant la situation de « bulle » comparable à celle des années 1990, semble néanmoins convaincu du potentiel de cette technologie appliquée à l’industrie minière. Selon Siècle Digital, le cofondateur de Microsoft a déclaré lors d’une interview à CNBC que l’IA représente « le plus grand bouleversement technologique » de sa vie, tout en appelant à la prudence sur les investissements spéculatifs.
La « Cité de la Liberté », un projet visionnaire ou utopique ?
Au-delà de l’exploitation minière, le projet prévoit la construction d’une « Cité de la Liberté » au Groenland, une infrastructure urbaine futuriste qui concentrerait activités minières, centres de données et infrastructures technologiques. Cette ambition rappelle les projets de villes nouvelles imaginées par les entrepreneurs de la Silicon Valley, combinant innovation technologique et expérimentation sociale.
L’implication de Peter Thiel, connu pour ses positions libertariennes et son soutien à des projets de cités flottantes autonomes, donne une dimension idéologique au projet. La « Cité de la Liberté » pourrait devenir un laboratoire de gouvernance alternative, où technologie et ressources stratégiques se combineraient pour créer un nouveau modèle économique et politique.
Des investissements massifs dans l’infrastructure américaine
Ce projet groenlandais s’inscrit dans une vague d’investissements sans précédent des géants de la tech aux États-Unis. Selon Frandroid, lors du dîner de septembre 2025 à la Maison-Blanche, Apple a annoncé un investissement de 600 milliards de dollars, tandis que Microsoft s’est engagé à investir entre 75 et 80 milliards de dollars par an. Mark Zuckerberg, assis à la droite de Donald Trump, a évoqué un investissement de 600 milliards de dollars jusqu’en 2028, avant d’admettre à voix basse :
« Je ne savais pas trop quel montant vous vouliez que j’annonce »
Ces sommes colossales visent principalement la construction de centres de données et d’infrastructures pour l’intelligence artificielle. L’accès aux terres rares groenlandaises pourrait permettre à ces entreprises de sécuriser leur approvisionnement en composants critiques tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis de la Chine.
Un enjeu géopolitique arctique
L’intérêt américain pour le Groenland n’est pas nouveau. Donald Trump avait déjà exprimé en 2019, lors de son premier mandat, son souhait d’acheter le territoire à la Danemark, proposition qui avait été fermement rejetée par Copenhague. Le projet d’investissement privé dans l’exploitation minière pourrait constituer une stratégie alternative pour établir une présence américaine durable dans l’Arctique.
La fonte accélérée de la banquise arctique ouvre de nouvelles opportunités économiques et stratégiques dans la région. Le Groenland, situé entre l’Amérique du Nord et l’Europe, pourrait devenir un hub logistique majeur pour les nouvelles routes maritimes polaires, en plus de ses richesses minérales. La Chine et la Russie ont également manifesté leur intérêt pour la région, intensifiant la compétition géopolitique.
L’alliance entre les milliardaires de la tech et l’administration Trump autour de ce projet groenlandais illustre une nouvelle forme de diplomatie économique, où les intérêts privés et publics se confondent au service d’objectifs stratégiques nationaux. Reste à savoir si cette « Cité de la Liberté » verra réellement le jour, ou si elle restera l’une de ces visions futuristes dont la Silicon Valley a le secret. Une question demeure : cette course aux ressources arctiques ne risque-t-elle pas d’accélérer la militarisation d’une région jusqu’ici relativement préservée des tensions internationales ?
Sources
- Forbes (janvier 2026)
- Le Figaro (5 septembre 2025)
- Courrier International (9 mai 2025)
- Frandroid (8 septembre 2025)
- Siècle Digital (31 octobre 2025)