Bleus : le casse-tête des forfaits NBA avant les qualifications
Forfaits en cascade, staff renouvelé et stars ménagées à Pau, Frédéric Fauthoux doit composer avec une préparation chaotique avant les matchs décisifs face à la Belgique et la Finlande.
L'équipe de France de basket a lancé sa préparation pour les qualifications du Mondial 2027, mais les forfaits d'Alexandre Sarr, Frank Ntilikina et Evan Fournier, ainsi que la mise au repos de Victor Wembanyama, alimentent les inquiétudes sur la gestion des joueurs NBA.
L’essentiel
- Stage débuté le 22 juin 2026 à Pau : l’équipe de France prépare les éliminatoires de la Coupe du monde 2027.
- Trois forfaits majeurs : Alexandre Sarr (opéré du pied droit), Frank Ntilikina (inapte) et Evan Fournier (fatigue). Victor Wembanyama est ménagé.
- Trois renforts appelés : Neal Sako, Gérald Ayayi et Rayan Rupert compensent les absences.
- Deux matchs décisifs : Belgique le 3 juillet à Anvers, Finlande le 6 juillet à Pau.
Un stage sous haute tension médicale
Le rassemblement des Bleus à Pau, entamé le 22 juin, devait marquer le lancement serein de la route vers le Mondial 2027. Mais le staff de Frédéric Fauthoux a vite été rattrapé par une série de coups durs. Le premier, et le plus lourd, est le forfait d’Alexandre Sarr. Le pivot des Washington Wizards, drafté en 2024, a été opéré le 15 juin d’une fracture de fatigue au pied droit, contractée à l’entraînement selon les informations transmises par son club. Une absence de taille pour la raquette tricolore.
Dans la même veine, Frank Ntilikina a été déclaré médicalement inapte par le staff tricolore. Le meneur, qui évolue cette saison en G-League après un passage mitigé à Dallas, n’a pas pu être retenu. Quant à Evan Fournier, l’ancien joueur des Knicks a déclaré forfait pour raisons de fatigue physique et mentale, une décision respectée mais qui prive l’équipe d’un cadre expérimenté.
Enfin, la superstar des San Antonio Spurs, Victor Wembanyama, a été préservée. Le staff tricolore a décidé de le ménager après une saison NBA éprouvante marquée par 71 matches de saison régulière. Il ne participera pas aux deux rencontres éliminatoires de juillet, afin de le préserver pour la suite.
Des renforts pour colmater les brèches
Pour pallier ces absences, Frédéric Fauthoux a dû puiser dans ses réserves. Neal Sako, pivot de Valencia Basket, a été appelé en renfort pour épauler la raquette. Gérald Ayayi, l’arrière de l’Asvel, remplace Evan Fournier. Enfin, le jeune Rayan Rupert, ailier des Portland Trail Blazers, a été convoqué pour suppléer Frank Ntilikina. Ces joueurs, moins expérimentés, auront l’occasion de prouver leur valeur lors des deux matchs à venir.
Autre mouvement dans l’encadrement : Pascal Donnadieu, figure historique du basket français et ancien entraîneur de Nanterre, fait son retour comme adjoint de Fauthoux. Une décision qui renforce le staff technique pour gérer cette période délicate.
Contexte dans les Pyrénées-Atlantiques
Le choix de Pau pour ce stage n’est pas anodin. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques est une place forte du basket hexagonal. Le Palais des Sports, antre de l’Elan Béarnais, accueille régulièrement les rencontres des Bleus. La ville a vu éclore des talents comme Boris Diaw ou Johan Petro. Ce rassemblement, bien que perturbé, témoigne de l’attachement de la Fédération à ce territoire, où l’affluence pour les matchs de l’équipe de France est toujours élevée.
Le débat sur l’usure des stars NBA relancé
Cette cascade de forfaits et de mises au repos relance un vieux débat : comment concilier le calendrier infernal de la NBA et les obligations des sélections nationales ? Les franchises sont de plus en plus réticentes à laisser leurs joueurs participer aux compétitions internationales, surtout après une saison longue. Le cas de Victor Wembanyama, préservé, illustre cette tension. À l’inverse, des joueurs comme Alexandre Sarr ont payé le prix fort avec une blessure qui compromet leur préparation pour la prochaine saison NBA.
Le parallèle avec d’autres jeunes talents est frappant. À l’image de Jayden Quaintance, espoir de la draft 2025, dont les graves problèmes de genou ont fait chuter sa cote. Comme le souligne un observateur sur X : « Sans doute plus que pour une grosse blessure type un Quaitance ». Les blessures deviennent un vrai casse-tête pour les staffs.
Frédéric Fauthoux doit désormais trouver la bonne formule pour aligner une équipe compétitive le 3 juillet à Anvers face à la Belgique, puis le 6 juillet à Pau contre la Finlande. Deux matchs décisifs pour espérer une qualification pour la Coupe du monde 2027. La préparation s’annonce mouvementée mais l’équipe de France a déjà prouvé par le passé sa capacité à rebondir.
Prochaine étape : le 3 juillet à Anvers pour le premier match éliminatoire contre la Belgique.