Bluetongue : huit cas confirmés en Angleterre depuis juillet

La fièvre catarrhale ovine (BTV-3) ressurgit en Angleterre avec huit infections détectées depuis le 1er juillet, favorisée par les chaleurs estivales.

Bluetongue : huit cas confirmés en Angleterre depuis juillet
Illustration James Whitmore / info.fr
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Depuis le début de la saison 2026-2027 le 1er juillet, huit cas de fièvre catarrhale ovine ont été confirmés en Angleterre par le ministère britannique de l'Environnement (Defra). Le premier cas a été détecté le 10 juillet dans le Staffordshire. Les vagues de chaleur accélèrent la prolifération des moucherons vecteurs du virus.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Huit cas de fièvre catarrhale ovine
  • Premier cas détecté le 10 juillet dans le Staffordshire chez une brebis présentant gonflement de la tête et boiteries.
  • Un mouton testé positif dans le Devon le 16 juillet est mort des suites de la maladie.
  • Le gouvernement britannique finance les tests de diagnostic pour trois animaux suspects par exploitation.
  • Les chaleurs estivales favorisent l'activité des moucherons piqueurs vecteurs du virus.
5 faits vérifiés 4 sources mis à jour le 19 juillet à 20:05

L’Angleterre fait face à une résurgence de la fièvre catarrhale ovine (bluetongue, sérotype BTV-3) depuis le début de l’été. Selon le ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (Defra), huit cas ont été confirmés depuis le 1er juillet, date de début officielle de la saison 2026-2027. Aucun cas n’a été détecté au Pays de Galles, en Écosse ou en Irlande du Nord.

Premier cas détecté dans le Staffordshire

Le 10 juillet, une brebis a été testée positive dans le Staffordshire. L’animal présentait un gonflement de la tête, de la bave et des boiteries, symptômes caractéristiques de la maladie. Ce premier cas de la saison a immédiatement déclenché l’alerte auprès des éleveurs britanniques.

Quatre jours plus tard, le 14 juillet, deux nouveaux cas ont été enregistrés : deux veaux nés aveugles dans le Cheshire et une vache dans le Devon. Le 16 juillet, cinq cas supplémentaires ont été confirmés, dont une génisse laitière dans le Somerset et quatre ovins dans le Devon. L’un de ces moutons est mort des suites de l’infection, selon le Defra.

Des chaleurs estivales qui favorisent la transmission

Le virus BTV-3 est transmis par des moucherons piqueurs de la famille des culicoïdes. Selon l’Irish Farmers Journal, l’activité de ces insectes et le risque de transmission s’accroissent avec les températures chaudes de l’été. Les vagues de chaleur qui ont touché le Royaume-Uni ces dernières semaines ont créé des conditions favorables à la prolifération des vecteurs.

La maladie ne se transmet pas directement entre animaux ni à l’homme, mais les conséquences économiques pour les élevages peuvent être lourdes : avortements, malformations congénitales chez les nouveau-nés, perte de production laitière, et mortalité dans les cas graves.

Le gouvernement finance les tests de diagnostic

Pour encourager les éleveurs à signaler rapidement tout symptôme suspect, le Defra finance le coût des tests de diagnostic pour un maximum de trois animaux par exploitation. Cette mesure vise à améliorer la surveillance et à limiter la propagation du virus.

Les autorités britanniques appellent les professionnels de l’élevage à rester vigilants et à contacter immédiatement leur vétérinaire en cas de signes cliniques : fièvre, ulcérations buccales, boiteries, gonflement de la face ou difficultés respiratoires.

Contexte au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni compte environ 32 millions de têtes de bétail, dont près de 15 millions d’ovins et 10 millions de bovins, principalement concentrés en Angleterre et en Écosse. Le secteur de l’élevage pèse plusieurs milliards de livres dans l’économie britannique.

La fièvre catarrhale ovine avait déjà touché le pays par le passé, mais le sérotype BTV-3 est considéré comme particulièrement virulent. Les cas actuels rappellent la nécessité d’une surveillance renforcée pendant la saison estivale, période critique pour la transmission.

Vu de France : un risque sous surveillance

La situation britannique est suivie de près en France, où la bluetongue a également été détectée ces dernières années. Les autorités sanitaires françaises surveillent l’évolution de l’épizootie outre-Manche, d’autant que les échanges commerciaux de bétail entre les deux pays, bien que limités depuis le Brexit, restent soumis à des contrôles sanitaires stricts.

La France a connu plusieurs épisodes de fièvre catarrhale ovine, notamment dans le sud-ouest et l’est du pays. Les services vétérinaires français disposent de plans de surveillance et de vaccination pour limiter la propagation en cas de détection.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l’ampleur de la résurgence en Angleterre. Le pic d’activité des moucherons vecteurs est attendu en août et septembre, avant que les températures automnales ne ralentissent la transmission.

James
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Sources

James Whitmore

James Whitmore

James Whitmore est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Londres. basé sur place, Il couvre l'actualité de le Royaume-Uni pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays,…

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