Bobigny : le député Thomas Portes alerte sur le sous-équipement sportif du 93
Le parlementaire LFI-NFP dénonce un retard structurel 16 équipements pour 10 000 habitants contre 50 au niveau national
Le 27 juillet, Thomas Portes, député de la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis, a publié une vidéo sur X pour alerter sur le déficit d'infrastructures sportives dans le département. Il pointe un ratio trois fois inférieur à la moyenne française et appelle à un service public du sport ambitieux.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le député Thomas Portes a publié une vidéo le 27 juillet 2026 dénonçant le manque d'équipements sportifs en Seine-Saint-Denis.
- Le département compte 16 équipements pour 10 000 habitants contre 50 au niveau national selon le Sénat.
- Un enfant sur deux ne pratique aucune activité sportive hors cours d'EPS en Seine-Saint-Denis.
- Le département dispose de 0,45 bassin de natation pour 10 000 habitants, soit moitié moins que la moyenne nationale.
- L'âge moyen des équipements sportifs du 93 dépasse 40 ans d'après les données du Sénat.
Le 27 juillet 2026, aucune déclaration de Thomas Portes sur les inégalités territoriales en matière d’accès au sport n’a été recensée sur les inégalités territoriales en matière d’accès au sport. Dans une vidéo diffusée sur X, le député LFI-NFP de la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis alerte : « Sans service public du sport, il n’y aura plus d’équipe de France de football. » Il accompagne son message de chiffres qui illustrent le retard du département.
Un ratio trois fois inférieur à la moyenne nationale
Selon le député, la Seine-Saint-Denis compte 16 équipements sportifs pour 10 000 habitants, contre 50 dans les autres départements. Ce chiffre, régulièrement cité par le Sénat dans ses débats sur les inégalités territoriales, situe le 93 en queue de classement national. La moyenne régionale francilienne s’établit à 23 équipements pour 10 000 habitants, d’après une étude de l’Institut Paris Region publiée en 2020.
Le recensement national des équipements sportifs DataES, géré par le ministère des Sports, recense environ 330 000 installations sur l’ensemble du territoire. La Seine-Saint-Denis figure parmi les départements où la densité d’équipements demeure la plus faible, un constat partagé par le Comité départemental olympique et sportif (CDOS 93).
Un enfant sur deux sans activité sportive hors école
Thomas Portes souligne également qu’en Seine-Saint-Denis, un enfant sur deux ne pratique aucune activité sportive en dehors des cours d’éducation physique et sportive. Ce déficit d’accès au sport organisé, couplé au manque d’infrastructures, pèse sur la santé et le développement des jeunes du département.
Le parlementaire établit un lien direct entre ce sous-équipement et le vivier de talents sportifs. Dans un département qui a produit de nombreux internationaux français, notamment en football, il estime que l’absence d’un service public du sport à la hauteur menace le renouvellement de ces générations.
Natation et vétusté : deux enjeux majeurs
Le Sénat a pointé à plusieurs reprises le retard en infrastructures de natation : la Seine-Saint-Denis dispose de 0,45 bassin pour 10 000 habitants, soit moitié moins que la moyenne nationale. Cette pénurie se traduit par un faible taux de réussite au diplôme du « savoir-nager » chez les élèves du département.
La vétusté du parc sportif pose un autre problème. Selon les données du Sénat, l’âge moyen des équipements dépasse 40 ans. Les rénovations énergétiques nécessaires représentent un coût important pour les communes, souvent contraintes budgétairement.
Contexte dans la Seine-Saint-Denis
La Seine-Saint-Denis, quatrième département le plus peuplé d’Île-de-France avec 1,7 million d’habitants, concentre des enjeux sociaux et urbains spécifiques. Bobigny, préfecture du département, accueille plusieurs complexes sportifs municipaux comme le complexe Auguste Delaune ou le complexe Henri Wallon. Mais ces équipements locaux ne compensent pas le déficit global à l’échelle départementale.
Le territoire a bénéficié d’investissements liés aux Jeux Olympiques de 2024, notamment avec la construction du village olympique et de nouvelles infrastructures. Deux ans après l’événement, la question de l’héritage sportif pour les habitants reste posée.
Un appel à une politique publique du sport
Thomas Portes, élu député en 2022, siège au sein du groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire à l’Assemblée nationale. Sa prise de parole s’inscrit dans une série d’interpellations parlementaires sur les inégalités territoriales. Le député appelle à un engagement massif de l’État pour rattraper le retard accumulé.
La vidéo diffusée sur X vise à sensibiliser l’opinion publique et les décideurs. Les prochaines discussions budgétaires à l’Assemblée nationale pourraient être l’occasion de réclamer des moyens supplémentaires pour les collectivités du 93.
Sources
- X (compte de Thomas Portes) : Tweet de Thomas Portes sur le manque d'équipements sportifs en Seine-Saint-Denis
- Sénat : Questions écrites et débats sur les inégalités d'équipements sportifs
- Institut Paris Region : La Seine-Saint-Denis explore l'urbanisme sportif pour tous
- Ministère des Sports : Recensement des équipements sportifs DataES