Bordeaux : le collectif « Sauve qui pousse » conteste le plan de désherbage

Une interpellation citoyenne déposée le 15 juin dénonce un gaspillage d'argent public. La mairie défend une mission fondamentale de propreté.

Bordeaux : le collectif « Sauve qui pousse » conteste le plan de désherbage
Illustration Hugo Castaing / info.fr
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Le plan municipal de désherbage sans phytosanitaires lancé en mai divise Bordeaux. Le collectif « Sauve qui pousse » y voit un « rocher de Sisyphe » coûteux et vain. La majorité municipale maintient le cap.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Le collectif « Sauve qui pousse » a déposé le 15 juin 2026 une interpellation officielle contre le désherbage des trottoirs à Bordeaux.
  • La mairie a lancé son plan de désherbage sans phytosanitaires le 4 mai 2026 dans le quartier Bordeaux Sud, avec un budget de 300 000 euros.
  • Le dispositif municipal cible 80 rues sur deux mois, avec un entretien semestriel prévu.
  • Lors du conseil municipal du 6 juillet 2026, l'opposition a dénoncé l'« obsession de la binette » de la majorité.
  • Le maire Thomas Cazenave défend cette opération comme une « mission fondamentale » de propreté urbaine.
5 faits vérifiés 3 sources mis à jour le 18 juillet à 20:53

À Bordeaux, la question du désherbage des trottoirs cristallise les tensions entre écologistes citoyens et municipalité. Le collectif « Sauve qui pousse », qui regroupe une trentaine de membres, a déposé le 15 juin 2026 une interpellation officielle pour stopper les opérations menées par la ville. Selon Sud Ouest, la militante Céline Albertella qualifie cette campagne de « rocher de Sisyphe », en référence au mythe grec du labeur éternel et vain.

Un plan lancé en mai dans Bordeaux Sud

La mairie a lancé son plan de désherbage sans produits phytosanitaires le 4 mai 2026, avec une première opération rue Pelleport dans le quartier Bordeaux Sud, selon le site officiel de la ville. Le dispositif cible 80 rues sur deux mois, avec un entretien semestriel prévu. Le budget alloué s’élève à environ 300 000 euros, rapporte hanslucas.com.

Les équipes municipales utilisent des binettes et des désherbeurs thermiques pour retirer les herbes des trottoirs, en remplacement des produits chimiques interdits depuis la loi Labbé de 2014.

Une opposition qui dénonce un gaspillage

Pour le collectif « Sauve qui pousse », cette opération constitue un gaspillage d’argent public. « Les herbes repoussent sans cesse, c’est un travail sans fin », argumente Céline Albertella auprès de Sud Ouest. L’association défend au contraire la végétalisation spontanée des trottoirs, perçue comme un atout pour la biodiversité urbaine et la lutte contre les îlots de chaleur.

L’interpellation citoyenne déposée le 15 juin demande l’arrêt immédiat des opérations et une réorientation budgétaire vers d’autres projets environnementaux.

Vifs échanges au conseil municipal

Le sujet a éclaté lors du conseil municipal du 6 juillet 2026. Selon Sud Ouest, l’opposition a fustigé l’« obsession de la binette » de la majorité, estimant que la ville se concentrait sur des tâches cosmétiques au détriment d’enjeux plus urgents.

Le maire Thomas Cazenave a défendu le plan en affirmant que le nettoyage de la voirie constituait une « mission fondamentale » de la commune. Il a rappelé que de nombreux Bordelais se plaignent régulièrement de l’état des trottoirs et réclament davantage d’entretien.

Contexte dans la Gironde

Bordeaux, préfecture de la Gironde et métropole de plus de 250 000 habitants, mène depuis plusieurs années une politique environnementale affichée. L’interdiction des pesticides dans l’espace public a contraint les communes à repenser leurs méthodes d’entretien. D’autres villes du département, comme Mérignac ou Pessac, ont opté pour des solutions mixtes, alternant désherbage mécanique et tolérance de la flore spontanée dans certains secteurs.

La métropole bordelaise a par ailleurs été confrontée ces derniers mois à des débats similaires sur la gestion de ses espaces verts et de sa voirie.

Prochaine étape

La mairie n’a pas encore annoncé de réponse officielle à l’interpellation citoyenne. Le collectif « Sauve qui pousse » prépare de son côté une campagne de sensibilisation pour rallier habitants et élus à sa cause. Les opérations de désherbage se poursuivent dans les rues ciblées par le plan municipal.

Hugo
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Sources

Hugo Castaing

Hugo Castaing

Hugo est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gironde (33), avec Bordeaux pour chef-lieu. Spécialité du département : viticulture Bordeaux (4 milliards CA) et métropole étudiante. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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