Bordères-sur-l’Échez : apprenti de 16 ans grièvement blessé par une nacelle, 30 pompiers mobilisés
Un jeune de 16 ans a eu le bras écrasé par un engin de levage jeudi matin dans une entreprise de la zone industrielle, près de Tarbes.
Un apprenti de 16 ans a été grièvement blessé au bras jeudi 5 juin 2026, vers 11h, dans l'entreprise Gamp 65 à Bordères-sur-l'Échez. Une trentaine de pompiers sont intervenus pendant deux heures pour le secourir et stabiliser l'engin.
L’essentiel
- Victime : un apprenti de 16 ans, le bras écrasé par le bras d’une nacelle autoportée lors d’une opération de manutention
- Lieu : entreprise Gamp 65, zone industrielle de Bordères-sur-l’Échez (65), près de Tarbes
- Intervention : environ 30 pompiers mobilisés à partir de 11h, pour une durée d’environ deux heures
- État : victime hospitalisée dans un état grave
Ce qui s’est passé jeudi matin
L’alerte est donnée vers 11h, ce jeudi 5 juin 2026. Dans les locaux de l’entreprise Gamp 65, spécialisée dans la réparation de machines et la fabrication de vérins hydrauliques, un apprenti de 16 ans se retrouve le bras coincé sous le bras d’une nacelle autoportée lors d’une manœuvre de manutention.
Les circonstances exactes de l’accident - comment l’engin a pu écraser le membre du jeune apprenti - n’ont pas été précisées à ce stade par les secours ou l’entreprise. Une enquête est susceptible d’être ouverte pour déterminer les conditions de travail et le respect des règles de sécurité.
Une intervention lourde des secours
Face à la gravité de la situation, les pompiers des Hautes-Pyrénées déploient des moyens importants. Selon ici Béarn Bigorre, une trentaine de secouristes sont engagés sur place, issus des casernes de Tarbes et de Vic-en-Bigorre, avec le renfort d’une équipe spécialisée USAR.
Leur mission est double : secourir la victime et stabiliser l’engin de levage pour dégager le membre sans aggraver les blessures. L’opération dure environ deux heures. Un accident de ce type, impliquant un engin lourd et un dégagement délicat, mobilise systématiquement des équipes formées aux techniques de désincarcération et de levage. À titre de comparaison, un bûcheron de 22 ans grièvement blessé en forêt dans les Vosges avait nécessité un hélitreuillage en juin 2026, signe que les accidents du travail graves mobilisent des dispositifs lourds partout en France.
La victime est prise en charge en urgence absolue, selon plusieurs médias régionaux dont La Dépêche du Midi, et transportée vers un établissement hospitalier dans un état grave.
L’entreprise Gamp 65 dans le viseur
Gamp 65 est implantée dans la zone industrielle de Bordères-sur-l’Échez, commune jouxtant Tarbes au nord-ouest. La société intervient dans la réparation et la fabrication de machines, d’équipements mécaniques et de vérins hydrauliques - un secteur où les engins de levage sont omniprésents et les risques d’écrasement réels.
La question de la présence d’un mineur de 16 ans sur ce type de poste, en contact avec des engins lourds, sera probablement examinée par l’Inspection du travail. En France, la réglementation encadre strictement l’affectation des apprentis mineurs à des tâches dangereuses. Les dérogations existent mais sont soumises à autorisation préfectorale et à un suivi renforcé. Le respect de ces dispositions dans ce cas précis n’a pas encore été commenté officiellement.
Contexte dans les Hautes-Pyrénées
Les Hautes-Pyrénées comptent environ 228 000 habitants. Le bassin tarbais concentre l’essentiel du tissu industriel du département, avec un tissu de PME dans la mécanique et l’aéronautique. Bordères-sur-l’Échez, quelques milliers d’habitants, accueille plusieurs entreprises dans sa zone d’activités. La commune fait face, comme le reste du territoire, à des enjeux d’accès aux services : un centre de santé y a récemment été ouvert pour lutter contre la désertification médicale.
Les accidents du travail graves touchant des mineurs en apprentissage restent rares mais sont régulièrement signalés en France. L’Inspection du travail et la Caisse régionale d’assurance maladie (Carsat) sont compétentes pour diligenter une enquête sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé cet accident.
Suites judiciaires et administratives
À ce stade, aucune garde à vue ni mise en cause n’a été annoncée. La gendarmerie, compétente sur cette zone, a été informée des faits. L’Inspection du travail pourrait être saisie pour vérifier les conditions d’emploi du jeune apprenti et la conformité des équipements utilisés.
L’état de santé précis de la victime - notamment la question d’éventuelles séquelles au membre blessé - n’a pas été communiqué par les services hospitaliers à l’heure où ces lignes sont écrites.
L’enquête sur les circonstances exactes de l’accident doit déterminer si des manquements aux règles de sécurité sont en cause, et si les conditions d’emploi du mineur étaient conformes à la réglementation sur l’apprentissage.