Bouches-du-Rhône : un réseau d’arnaque au faux coursier démantelé
Les gendarmes ont interpellé deux suspects qui ciblaient des seniors à Cassis et La Ciotat. Neuf victimes identifiées, plus de 20 000 euros dérobés.
La gendarmerie des Bouches-du-Rhône a mis fin aux agissements d'un réseau d'escrocs utilisant la méthode dite du 'faux coursier'. Deux hommes ont été condamnés à dix mois de prison avec sursis après avoir ciblé des personnes âgées dans le secteur de Cassis et La Ciotat.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Neuf seniors escroqués à Cassis, La Ciotat et dans le Var pour un préjudice de plus de 20 000 euros
- Deux suspects interpellés le 2 juin 2026 et condamnés à dix mois de prison avec sursis par le tribunal de Marseille
- Le réseau était commandité depuis l'étranger, avec des complices en France pour récupérer les cartes bancaires
- L'enquête a débuté en mars 2026 après la plainte d'une habitante de 76 ans à Cassis
Les gendarmes de la brigade territoriale autonome de Cassis ont démantelé un réseau d’escroqueries qui visait des seniors dans les Bouches-du-Rhône et le Var. En mars 2026, la police française porte un coup à l’organisation en interpellant quarante-et-un de ses membres présumés dont trente sont mis en examen et quinze placés en détention provisoire, a permis d’identifier deux suspects interpellés le 2 juin dernier.
Un mode opératoire rodé ciblant les personnes âgées
Le réseau fonctionnait selon un scénario bien établi. Un individu se faisant passer pour un conseiller bancaire contactait les victimes par téléphone. Il les alertait de prétendues opérations suspectes sur leur compte et proposait d’envoyer un coursier récupérer leur carte bancaire pour la sécuriser.
Quelques heures plus tard, un complice se présentait au domicile de la personne ciblée, muni d’un faux justificatif. Il récupérait la carte et le code confidentiel. Les fraudeurs procédaient ensuite à des retraits ou des achats frauduleux avant que la victime ne réalise la supercherie.
Selon Fréquence Nautique, le commanditaire du réseau opérait depuis l’étranger, usurpant l’identité d’établissements bancaires réels. Ses complices en France se chargeaient de la récupération des cartes et des opérations frauduleuses.
Neuf victimes et plus de 20 000 euros dérobés
L’affaire a débuté en mars 2026 lorsqu’une habitante de 76 ans a déposé plainte à la brigade de Cassis. L’enquête a rapidement permis d’identifier d’autres victimes dans les secteurs de Cassis, La Ciotat et plusieurs communes du Var.
Au total, neuf personnes âgées ont été escroquées, selon les éléments communiqués par la gendarmerie. Le préjudice global dépasse les 20 000 euros. Les investigations ont révélé que les victimes, toutes seniors, avaient été ciblées pour leur vulnérabilité face à ce type de manipulation téléphonique.
Interpellation et condamnation rapide
Les deux suspects ont été interpellés le 2 juin 2026. Lors des perquisitions, les gendarmes ont saisi plusieurs téléphones portables, de nombreuses cartes SIM, un ordinateur portable et des sommes d’argent en espèces, selon Fréquence Nautique.
Présentés en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Marseille, les deux hommes ont été condamnés à dix mois de prison avec sursis. Ils écopent également d’amendes pouvant atteindre 3 000 euros, rapporte Les Nouvelles Publications.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Ce démantèlement s’inscrit dans une série d’opérations menées par les forces de l’ordre contre les escroqueries visant les personnes âgées. Les Bouches-du-Rhône, département de 2 millions d’habitants selon l’INSEE, connaissent régulièrement ce type d’affaires, particulièrement dans les zones touristiques comme Cassis et La Ciotat où la population senior est importante.
La méthode du faux coursier se distingue des autres faits-divers par son caractère prémédité et sa dimension internationale. Les enquêteurs travaillent désormais à identifier le commanditaire basé à l’étranger.
Mise en garde de la gendarmerie
La gendarmerie rappelle qu’aucun établissement bancaire ne mandate de coursier pour récupérer des moyens de paiement au domicile des clients. En cas de doute sur un appel, il est recommandé de raccrocher et de contacter directement sa banque via les coordonnées figurant sur les relevés officiels.
Les victimes potentielles sont invitées à signaler toute tentative suspecte auprès de la brigade de gendarmerie la plus proche. L’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres complices opéraient dans la région.
