Boulogne-sur-Mer honore les soldats portugais oubliés de la Lys
Au cimetière de l'Est, la ville commémore le 108e anniversaire d'une bataille que la mémoire française a longtemps laissée en marge.
Boulogne-sur-Mer a rendu hommage le 19 avril aux soldats portugais tombés lors de la bataille de la Lys.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une bataille méconnue du grand public
La bataille de la Lys, trois semaines de combat en avril 1918, reste largement absente des manuels scolaires français malgré 7 098 pertes portugaises officielles.
Amitié franco-portugaise ravivée
Les cérémonies annuelles sur le littoral du Pas-de-Calais entretiennent un lien diplomatique actif, officialisé par le déplacement conjoint Macron-Rebelo de Sousa en 2018.
Patrimoine UNESCO
Le cimetière militaire portugais de Richebourg fait partie des 139 sites mémoriels inscrits au patrimoine mondial, dont 43 en Hauts-de-France.
Un oubli de près de 70 ans
Le seul monument dédié à la bataille, à Saint-Floris, n'a été érigé que près de 70 ans après l'armistice. Un schéma partagé avec d'autres alliés oubliés.
Mémoire et actualité géopolitique
Le parallèle avec la guerre en Ukraine et le réarmement européen donne à la commémoration une charge pédagogique très contemporaine.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Boulogne-sur-Mer a commémoré le 19 avril le 108e anniversaire de la bataille de la Lys.
- Bilan officiel : 7 098 soldats et plus de 300 officiers portugais tués, blessés ou disparus en trois semaines.
- Deux divisions portugaises y ont affronté dix divisions allemandes.
- Le seul monument dédié en France a été érigé près de 70 ans après l'armistice.
- Le cimetière de Richebourg est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Ce dimanche 19 avril [1], le cimetière de l’Est [2] de Boulogne-sur-Mer a accueilli une cérémonie sobre pour marquer le 108e anniversaire [3] de la bataille de la Lys. Gerbes, minute de silence, drapeaux portugais au vent du Pas-de-Calais. Rien de spectaculaire. Et c’est peut-être là le problème.
Parce que cette bataille, peu de Français la connaissent. Elle s’est pourtant déroulée du 9 au 26 avril 1918 [4], entre Armentières et La Bassée [5], à quelques dizaines de kilomètres d’ici. Trois semaines [6] de combats. Et un massacre méthodique.
Dix contre deux
Le 9 avril 1918 [7], l’état-major allemand relance une offensive en Flandre française [8]. Nom de code: Georgette [9]. Les forces britanniques qui tiennent le secteur sont défaites. Face aux dix divisions allemandes [10], il ne reste que deux divisions portugaises [11], arrivées sur le front dès janvier-février 1917 [12] et éprouvées par plus d’un an de tranchées, alors qu’une relève était en cours.
Le combat est inégal. Il tourne au carnage. Les chiffres, eux, varient selon les sources et méritent d’être lus avec précaution: on parle de plus de 7 000 hommes [13] tués sur les 20 000 soldats [14] de l’infanterie portugaise engagée, quand le décompte officiel additionne plus de 300 officiers [15] et 7 098 soldats [16] tués, blessés ou portés disparus. Une troisième formulation évoque « plus de 7 000 Portugais » [17] tués, blessés ou faits prisonniers en avril 1918. Trois chiffres proches, mais trois périmètres distincts: les seuls tués d’un côté, l’ensemble tués-blessés-disparus de l’autre, et l’intégration des prisonniers dans la troisième formulation. La convergence apparente masque des réalités comptables différentes. Les Allemands, eux, enchaînent: Armentières [18], Bailleul [19]. Leur élan s’arrête devant Béthune [20]. Trop tard pour les Portugais.
Sur l’ensemble de la Première Guerre mondiale, le Portugal aura mobilisé 108 100 hommes [21] et en aura perdu 35 623 [22], tués, blessés ou disparus. Un tribut énorme pour un pays de six millions d’habitants [23] à l’époque.
Pourquoi des Portugais en Flandre?
La question mérite d’être posée. Parce qu’on l’oublie souvent. Le Portugal, jeune République proclamée en 1910 [24], est lié à la Grande-Bretagne par un traité qui remonte à 1703 [25], avec des racines encore plus anciennes jusqu’à 1193 [26]. Autant dire une vieille amitié.
Dès août 1914 [27], Lisbonne se dit prête à entrer en guerre. Le 9 mars 1916 [28], l’Allemagne déclare finalement la guerre au Portugal. Un corps expéditionnaire débarque en France en février 1917 [29], fort de plus de 55 000 hommes [30]. Il est placé dans le secteur britannique, près d’Ypres [31]. Le Corps expéditionnaire portugais (CEP) transporte des obus de 42 kilos [32], un par un, dans la boue flamande. À noter: aucune des sources consultées ne cite le nom du commandant du CEP présent lors de la bataille, ni le détail de sa chaîne hiérarchique sur le terrain. Un angle mort de plus dans une histoire qui en compte beaucoup.
Ce que personne ne dit aujourd’hui, c’est qu’à l’époque déjà, la presse alliée minimisait l’apport portugais. Un journal français citait un quotidien britannique sans filtre: « À part cela, l’apparition parmi les alliés de ce nouvel ennemi de l’Allemagne n’aura pas beaucoup d’effet. » [33] Un autre titre de l’époque faisait à peine mieux, avec une formule lyrique: « Le Portugal latin a pris parti pour la latinité. Le Portugal libéral a pris parti pour la liberté. » [34] Traduction: on vous remercie d’être là, maintenant allez porter les obus.
Un oubli de 70 ans
Le plus révélateur, c’est la chronologie mémorielle. Selon plusieurs sources, le monument de Saint-Floris, près de Béthune [35], figure parmi les rares lieux commémorant spécifiquement la bataille des Lys. Il a été érigé près de 70 ans après l’armistice [36]. Soixante-dix ans. Le temps qu’une génération entière disparaisse avant qu’on grave les noms dans la pierre.
Ce schéma de reconnaissance tardive n’est d’ailleurs pas isolé. On se souvient, selon plusieurs sources, des tirailleurs sénégalais, dont la mémoire n’a été véritablement réhabilitée que tardivement, ou des soldats indiens du Commonwealth, longtemps invisibles dans l’iconographie alliée. Plus un allié est périphérique, plus la mémoire tarde. Les Portugais de la Lys s’inscrivent dans cette série.
Côté cimetière, le site de Richebourg [37] a été construit entre 1924 et 1938 [38]. Il abrite les tombes de 1 831 soldats [39], dont 238 inconnus [40]. Depuis, il a rejoint les 139 sites mémoriels [41] inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO. Parmi eux, 43 [42] se trouvent en Hauts-de-France.
► Lire aussi: Allier: la mémoire des anciens combattants entretenue au fil des cérémonies
Deux cérémonies, un message
La cérémonie boulonnaise du 19 avril [1] s’inscrit dans un week-end mémoriel plus large. La veille, samedi 18 avril 2026 [43], deux cérémonies officielles ont eu lieu à Richebourg (62) [44] et La Couture (62) [45] pour le 108e anniversaire [46] de la bataille. La première a commencé à 10h45 [47] au cimetière militaire portugais de Richebourg. Boulogne-sur-Mer (62) [48] et le monument portugais d’Ambleteuse (62) [49] complètent le maillage mémoriel du littoral.
L’an dernier déjà, lors du 107e anniversaire [50], Patricia Mirallès [51], chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, avait résumé l’enjeu: « Dans les temps que nous vivons avec une guerre aux portes de l’Europe, et un monde qui ne va pas très bien, c’est essentiel de parler de mémoire. » [52] Face à elle, le secrétaire d’État adjoint à la Défense nationale portugaise, Alvaro Castello Branco [53], avait parlé en français: « C’est une reconnaissance juste, avec joie et émotion, de l’effort des portugais. » [54]
Un levier diplomatique franco-portugais bien vivant
Derrière la sobriété des cérémonies se joue en réalité un exercice diplomatique soutenu. Le déplacement conjoint d’Emmanuel Macron [55] et de son homologue Marcelo Rebelo de Sousa [56] à Richebourg [57] avait donné le ton: la bataille de la Lys est devenue un rendez-vous d’État. Depuis, la présence ministérielle est quasi systématique, alternant défense et mémoire côté portugais, mémoire et anciens combattants côté français. La venue du secrétaire d’État adjoint à la Défense nationale portugaise Alvaro Castello Branco [53] aux côtés de Patricia Mirallès [51] illustre cette continuité.
La mémoire de la Lys fonctionne ici comme un capital relationnel. Elle rappelle que le Portugal a payé un prix disproportionné pour une alliance vieille de plusieurs siècles. C’est un argument que Lisbonne peut faire valoir dans les échanges européens, et que Paris reconnaît en retour par ces cérémonies annuelles. Diplomatie de la reconnaissance, modeste mais régulière.
Mémoire 1918, contexte 2026
Quand Patricia Mirallès évoque « une guerre aux portes de l’Europe » [52], la phrase n’est pas rhétorique. Elle tisse un fil direct entre la Lys de 1918 et l’actualité européenne de 2026. Le parallèle est explicite: une coalition d’États alliés, une offensive massive, des pays périphériques qui paient cher un engagement lointain. Le Portugal de 1918 envoyait plus de 55 000 hommes [30] pour honorer une alliance britannique; les États européens d’aujourd’hui déploient matériel et budgets pour une guerre qui, elle non plus, ne se livre pas sur leur sol.
D’où la charge pédagogique assumée par les autorités. Rappeler la Lys, c’est rappeler que la solidarité alliée a un coût humain, et que l’oubli des morts périphériques mine à terme la cohésion des vivants. Réarmement européen et de débats récurrents sur le partage du fardeau entre nations, la leçon portugaise prend une résonance très actuelle.
L’angle mort
Ce que les sources ne disent pas, c’est pourquoi il a fallu attendre le centenaire et un déplacement présidentiel pour que la mémoire portugaise redevienne visible. Sept mille Portugais [17] tués, blessés ou faits prisonniers en avril 1918. Cent ans de demi-silence.
Le décalage frappe aussi dans la littérature. José Rodrigues dos Santos [58] a publié en 2004 [59] son roman A Filha do Capitão [60] sur l’engagement portugais. Il a fallu vingt ans [61] pour qu’il soit traduit en français, sous le titre Oubliés [62]. Le titre dit tout.
► Lire aussi: La Glacerie commémore l'anniversaire du bombardement qui rasa le village
Ce que Boulogne commémore vraiment
Au cimetière de l’Est, ce dimanche, il n’y a pas eu de discours présidentiel. Pas de ministre. Une cérémonie locale, organisée par la ville [63]. Et c’est peut-être ce format-là qui dit le mieux l’état de la mémoire franco-portugaise aujourd’hui: solide sur le littoral du Pas-de-Calais, discrète partout ailleurs.
Aucune voix dissonante n’a émergé dans les sources consultées sur le bien-fondé de ces cérémonies. Un unanimisme qui s’explique: personne ne conteste la dette. Reste à savoir si on s’en souviendra ailleurs qu’ici.
► Lire aussi: 8 mai à Saint-André-de-l'Eure: le 81e anniversaire commémoré vendredi
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (63)
« au cimetière de l'Est ce dimanche 19 avril »
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« au cimetière de l'Est ce dimanche 19 avril »
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« commémoration du 108e anniversaire de la bataille de la Lys »
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« La Bataille de la Lys s'est tenue du 9 au 26 avril 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale. »
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« de jeunes soldats ont combattu les Allemands, entre Armentières et La Bassée. »
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« Durant trois semaines, en 1918, de jeunes soldats ont combattu les Allemands, entre Armentières et La Bassée. »
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« Le 9 avril 1918, les Britanniques, qui tentent de résister, sont défaits »
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« En avril 1918, l'état-major allemand relance une offensive en Flandre française »
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« L'offensive, prénommée "Georgette" par les Allemands »
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« Un combat inégal, à dix divisions allemandes, contre seulement deux divisions portugaises »
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« Un combat inégal, à dix divisions allemandes, contre seulement deux divisions portugaises »
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« Il faut cependant attendre janvier 1917 pour que le contingent arrive sur le front »
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« Plus de 7 000 hommes sont tués sur les 20 000 soldats de l'infanterie portugaise »
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« Plus de 7 000 hommes sont tués sur les 20 000 soldats de l'infanterie portugaise »
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« Plus de 300 officiers portugais et 7 098 soldats y ont été tués, blessés ou portés disparus. »
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« Plus de 300 officiers portugais et 7 098 soldats y ont été tués, blessés ou portés disparus. »
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« Plus de 7.000 Portugais avaient été tués, blessés ou faits prisonniers en avril 1918. »
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« les Allemands prennent successivement Armentières (59) et Bailleul (59) »
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« les Allemands prennent successivement Armentières (59) et Bailleul (59) »
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« mais leur élan est stoppé devant Béthune (62) »
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« Au total, au cours de la Première Guerre mondiale, le Portugal aura mobilisé 108 100 hommes »
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« et perdu 35 623 d'entre eux, tués, blessés ou disparus »
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« le Portugal (six millions d'habitants) est alors un pays en crise »
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« le Portugal, qui a proclamé la Première République en 1910 »
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« le Portugal est lié par un traité ancien (1703, aux racines plus anciennes encore, 1193!) »
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« le Portugal est lié par un traité ancien (1703, aux racines plus anciennes encore, 1193!) »
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« dès le mois d'août 1914, la République portugaise avait fait savoir qu'elle était prête à entrer en guerre »
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« Le 9 mars 1916, tandis que la Première Guerre mondiale bat son plein en Europe, l'Allemagne déclarait la guerre au Portugal. »
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« en février 1917, le corps expéditionnaire portugais débarque en France »
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« Le Corps expéditionnaire portugais (CEP) est alors fort de plus de 55.000 hommes. »
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« placé dans le secteur britannique, à cheval sur la frontière belge près de la ville martyre d'Ypres »
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« ces « poissonnières de Lisbonne » transbordant, un par un, les obus (42 kilos!) »
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« Pour Le Matin, citant son confrère britannique The Times, c'était dans cette « prise » que résidait toute l'utilité potentielle d'une entrée en guerre du Portugal: « À part cela, l'apparition parmi les alliés de ce nouvel ennemi de l'Allemagne n'aura pas beaucoup d'effet. » »
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« ce que résume L'Excelsior d'une phrase définitive: « Le Portugal latin a pris parti pour la latinité. Le Portugal libéral a pris parti pour la liberté. » »
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« Le seul monument commémorant la bataille des Lys se trouve lui à Saint-Floris, près de Béthune »
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« et a été érigé près de 70 ans après l'armistice »
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« Le cimetière militaire portugais de Richebourg (Pas-de-Calais) »
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« un cimetière est construit à Richebourg, entre 1924 et 1938 »
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« avec les tombes de 1.831 soldats »
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« avec les tombes de 1.831 soldats, dont 238 inconnus. »
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« qui rejoint ainsi les 139 autres sites mémoriels inscrits au patrimoine mondial par l'organisation »
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« Quarante-trois sont en Hauts-de-France »
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« Ce samedi 18 avril 2026, ont eu lieu deux cérémonies de commémoration de la Bataille de la Lys »
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« à Richebourg (62) et La Couture (62) »
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« à Richebourg (62) et La Couture (62) »
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« pour le 108ᵉ anniversaire de la Bataille de la Lys »
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« aura lieu ce samedi 18 avril, à 10h45 au cimetière militaire portugais de Richebourg »
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« le carré militaire portugais du cimetière de l'Est de Boulogne-sur-Mer (62) »
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« le monument portugais d'Ambleteuse (62) »
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« La cérémonie du 107ᵉ anniversaire de la bataille de la Lys »
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« En présence de la ministre française Patricia Mirallès, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants »
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« "Dans les temps que nous vivons avec une guerre aux portes de l'Europe, et un monde qui ne va pas très bien, c'est de parler de mémoire", juge la ministre »
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« le secrétaire d'État adjoint à la Défense nationale portugaise, Alvaro Castello Branco »
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« "C'est une reconnaissance juste, avec joie et émotion, de l'effort des portugais", a-t-il déclaré en français »
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« Le président de la République, Emmanuel Macron, participera, lundi matin, au 100e anniversaire »
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« en compagnie de son homologue portugais, Marcelo Rebelo de Sousa. »
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« à Richebourg, dans le Pas-de-Calais »
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« Journaliste et écrivain, José Rodrigues dos Santos a publié, en 2004, A Filha do Capitão »
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« José Rodrigues dos Santos a publié, en 2004, A Filha do Capitão »
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« José Rodrigues dos Santos a publié, en 2004, A Filha do Capitão, un roman qui s'attarde sur l'implication du Portugal dans la Première Guerre mondial »
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« Vingt ans plus tard, l'ouvrage est enfin publié en français »
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« l'ouvrage est enfin publié en français, sous le titre Oubliés »
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« Hommage et recueillement à l'occasion de la commémoration du 108e anniversaire de la bataille de la Lys »
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Sources
- Français et Portugais unis pour un hommage aux victimes de la bataille de la Lys, à Ambleteuse
- "Avec une guerre aux portes de l'Europe, il est essentiel de parler de mémoire" : un hommage rendu aux soldats portugais de la Grande Guerre
- Macron dans le Pas-de-Calais pour célébrer les soldats portugais de 14
- « Viva a França » ? La triste Grande guerre du corps expéditionnaire portugais
- Les « Oubliés » de la Grande Guerre dans les Flandres étaient Portugais
- Bataille de la Lys : deux cérémonies pour rendre hommage aux soldats portugais - Région Hauts-de
- Ville de Boulogne-sur