Val-d’Oise : un cortège de mariage provoque un feu de 12 ha à Bouqueval
Des tirs de mortiers d'artifice lancés par un cortège de mariage ont mis le feu à un champ de chaume en pleine canicule, le 4 juillet 2026.
Un incendie a détruit 12 hectares de champ de chaume à Bouqueval, dans le Val-d'Oise, le 4 juillet dernier. Selon les gendarmes, le sinistre a été provoqué par des tirs de mortiers d'artifice lancés depuis un cortège de mariage. Le propriétaire de la parcelle a déposé plainte.
L’essentiel
- Date et lieu : incendie le 4 juillet 2026 à Bouqueval (Val-d’Oise), 12 hectares de chaume détruits
- Origine : tirs de mortiers d’artifice et de pétards lancés par un cortège de mariage d’une quinzaine de véhicules
- Moyens engagés : une quinzaine de véhicules de sapeurs-pompiers mobilisés pour circonscrire les flammes
- Préjudice : l’agriculteur estime entre 2 000 et 3 000 euros de dépenses pour compenser la perte du chaume
- Suites judiciaires : une plainte a été déposée, aucune interpellation au 10 juillet 2026
Ce qui s’est passé à Bouqueval
Le 4 juillet 2026, un champ de chaume situé à Bouqueval, dans le Val-d’Oise, a pris feu en quelques minutes. Douze hectares ont brûlé avant l’intervention des secours, selon Orange Actualités. Le blé avait déjà été moissonné sur la parcelle, mais le chaume restant s’est enflammé très rapidement, dans un contexte de sécheresse et de canicule.
Un salarié de l’exploitation agricole se trouvait sur place au moment des faits. Il a filmé des projectiles retombant directement sur les cultures sèches, selon Le Parisien. Ces images ont permis d’identifier l’origine du départ de feu.
Des mortiers d’artifice en pleine canicule
Le sinistre a été provoqué par des tirs de mortiers d’artifice et de pétards lancés depuis un cortège de mariage composé d’une quinzaine de véhicules, dont plusieurs voitures de luxe, selon Seven Radio et Orange Actualités. Le convoi circulait à proximité du champ lorsque les tirs ont été effectués.
Les gendarmes dépêchés sur les lieux ont retrouvé des résidus de mortiers d’artifice et de pétards dans la parcelle incendiée, confirmant la version rapportée par les témoins. Un témoin présent au moment des faits a également réagi sur les réseaux sociaux :
Le compte spécialisé Police et Réalités a de son côté résumé la chronologie des faits, en soulignant que le cortège aurait quitté les lieux sans prévenir les secours :
La plainte du propriétaire et l’enquête en cours
Une quinzaine de véhicules de sapeurs-pompiers ont été nécessaires pour circonscrire les flammes, selon Seven Radio. Le propriétaire de la parcelle a déposé plainte pour dénoncer ce qu’il estime être un comportement irresponsable en pleine période de canicule, rapporte Le Parisien.
Même si la récolte avait déjà été effectuée, l’agriculteur évalue le préjudice financier entre 2 000 et 3 000 euros, montant nécessaire pour compenser la perte du chaume. Au 10 juillet 2026, aucune interpellation n’avait été signalée dans le cadre de l’enquête ouverte par la gendarmerie, selon Orange Actualités.
La colère des agriculteurs
Guillaume Moret, président de la FDSEA d’Île-de-France, a réagi à cet incident en alertant sur le risque que le feu aurait pu se propager jusqu’à des habitations voisines. Ce type de sinistre illustre, selon lui, la vulnérabilité des exploitations agricoles face aux comportements imprudents en période de sécheresse.
Contexte dans le Val-d’Oise
Bouqueval est une petite commune rurale du Val-d’Oise, au nord de Paris, dans un secteur encore marqué par l’agriculture céréalière malgré la pression foncière liée à l’urbanisation du Roissy-en-France voisin. Les grandes cultures de blé et de chaume y sont fréquentes en été, ce qui rend ce type de parcelle particulièrement exposé au risque incendie lorsque la canicule s’installe.
Ce sinistre s’inscrit dans une série d’incendies de végétation qui ont touché plusieurs départements français cet été. Dans les Ardennes, 52 pompiers ont été mobilisés à Monthois pour deux feux de chaumes. Dans l’Yonne, 75 hectares ont brûlé à Charny-Orée-de-Puisaye, où des agriculteurs ont prêté main-forte aux pompiers. Plusieurs préfectures, comme celle de l’Aisne, ont pris des arrêtés restreignant l’usage du feu face à ce risque accru.
Une enquête qui se poursuit
L’enquête ouverte par la gendarmerie du Val-d’Oise doit permettre d’identifier les participants du cortège de mariage impliqués dans les tirs de mortiers. Aucune date d’audience n’a été communiquée à ce stade.