Bourges : l’État, Orange et les forces de sécurité signent une convention anti-malveillance sur les réseaux télécoms

Face à la recrudescence des vols de câbles et dégradations, un accord signé ce 22 avril vise à mieux protéger les infrastructures du Cher.

Bourges : l'État, Orange et les forces de sécurité signent une convention anti-malveillance sur les réseaux télécoms
Illustration Emma Girard / info.fr

Une convention de lutte contre les actes de malveillance sur les réseaux de télécommunication a été signée ce mercredi 22 avril à Bourges. L'État, les forces de sécurité intérieure et l'opérateur Orange s'engagent à coordonner leur action. Objectif : protéger des infrastructures critiques pour les services publics et l'économie locale.

La préfecture du Cher a annoncé la signature, ce mercredi 22 avril 2026 à Bourges, d’une convention tripartite entre l’État, les forces de sécurité intérieure et l’opérateur Orange. Le texte vise à renforcer la lutte contre les actes de malveillance ciblant les réseaux de télécommunication : vols de câbles en cuivre ou en fibre, armoires vandalisées, fibres sectionnées, incendies de sites mobiles.

Échanges d’informations et dépôts de plainte facilités

Selon la préfecture du Cher, la convention prévoit concrètement d’intensifier les échanges d’informations entre les services de l’État et l’opérateur, de mieux coordonner les interventions de terrain et de faciliter les dépôts de plainte. Ces mesures répondent à une recrudescence constatée de ces actes. En 2025, Orange a recensé 1 300 incidents de ce type sur l’ensemble du territoire national, impliquant le vol de 1 200 kilomètres de câbles, selon La Dépêche du Midi. Dans certains départements, la hausse est encore plus marquée : en Loire-Atlantique, les vols de cuivre ont bondi de 350 % en 2025, avec une moyenne de six incidents par mois, selon ICI Loire Océan.

Les conséquences ne sont pas seulement matérielles. Coupures de ligne fixe, pertes de connexion internet, interruptions de services d’urgence : les réseaux télécoms conditionnent directement la continuité des services publics et l’activité économique. Le Cher n’est pas épargné, et dans les quartiers populaires de Bourges déjà fragilisés, une coupure prolongée peut avoir des effets immédiats sur les habitants.

Un cadre national décliné au niveau local

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Cette convention s’inscrit dans la continuité d’un accord national signé le 9 mars 2021 entre l’État et les opérateurs télécoms, dont la Fédération française des télécoms a évalué les effets positifs en juin 2024, constatant une réduction des actes de malveillance sur les réseaux fixes, selon une question au Sénat. D’autres préfectures avaient déjà décliné ce type de partenariat localement, comme le Morbihan en mai 2021.

Pour le Cher, il s’agit de la première convention de ce type, selon les informations de la préfecture. Comme en Corrèze où le préfet mobilise les élus sur des enjeux de territoire, la démarche illustre une tendance à renforcer les partenariats locaux autour des infrastructures critiques. Le détail des engagements chiffrés ou des moyens déployés dans le Cher n’a pas été communiqué à ce stade par la préfecture.

La même annonce a été relayée sur LinkedIn par la Préfecture du Cher le 22 avril 2026.

Sources

Emma Girard

Emma Girard

Correspondante à Bourges, elle traite l'industrie militaire, la céramique, l'agriculture céréalière et les coupes budgétaires dans les services publics ruraux. Issue du CFJ, elle a travaillé en agence avant de rejoindre la rédaction locale. Méthode : croiser les bilans d'entreprises, interroger les syndicats, vérifier les annonces de subventions, ne rien publier sans avoir confronté les versions.

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