Bruno Genesio nommé coach de l’OM : le pari surprise du nouveau président
Le technicien lyonnais succède à Habib Beye sur le banc marseillais pour deux saisons, sous la houlette de Stéphane Richard et avec des finances sous tension.
L'Olympique de Marseille a officialisé le 1er juillet 2026 la nomination de Bruno Genesio comme entraîneur principal. Un choix qui surprend le vestiaire, mais que Samir Nasri valide tout en prévenant le technicien devra composer avec une rigueur budgétaire imposée par le nouveau président Stéphane Richard.
L’essentiel
- Fait 1 : Bruno Genesio a signé un contrat de deux ans avec l’OM, officialisé le 1er juillet 2026, en remplacement d’Habib Beye, resté seulement quatre mois sur le banc.
- Fait 2 : Le nouveau président Stéphane Richard, en poste depuis le 2 juillet, impose une rigueur financière stricte : la priorité est aux ventes de joueurs (Traoré, Greenwood) avant tout recrutement.
- Fait 3 : L’ancien milieu de l’OM Samir Nasri a approuvé la nomination sur X, tout en estimant que Genesio devra « faire un petit miracle » face à l’austérité budgétaire.
Un successeur inattendu
L’annonce, tombée le 1ᵉʳ juillet, a secoué le microcosme marseillais. Bruno Genesio, 59 ans, ancien entraîneur de l’OL et du LOSC, prend les rênes de l’Olympique de Marseille pour deux saisons. Il succède à Habib Beye, dont le mandat éclair (quatre mois) s’est achevé sans gloire. Mais c’est moins la durée du contrat que le CV du nouveau coach qui fait jaser : son long passé sur le banc de Lyon, rival historique de l’OM, dérange dans le vestiaire. Selon La Provence, plusieurs cadres ont exprimé leur surprise, voire leur méfiance, à l’évocation de ce nom. Un obstacle que Genesio devra rapidement dissiper s’il veut imposer sa méthode.
« Petit miracle » : le défi financier selon Nasri
Consultant pour Canal+, l’ancien Olympien Samir Nasri a réagi à chaud sur le réseau X, validant le choix : « C’est un choix que j’approuve », a-t-il posté, avant de nuancer sur l’antenne cryptée un peu plus tard : « Il va devoir faire un petit miracle, donc je lui souhaite bonne chance. » Un petit miracle ? L’expression colle à la situation comptable du club. Le nouveau président Stéphane Richard, officiellement installé le 2 juillet, a promis un contrôle strict des finances. Le directeur sportif Grégory Lorenzi ne dit pas autre chose : dans les colonnes de L’Équipe, il confie que la priorité absolue est de vendre avant d’acheter. Hamed Junior Traoré et Mason Greenwood sont les premiers sur la liste des départs. Un casse-tête pour un entraîneur qui devra bâtir une équipe compétitive avec des moyens réduits.
Nasri adjoint ? Il dément
Dans le sillage de cette nomination, des rumeurs ont circulé sur un retour de Samir Nasri dans le staff, comme adjoint de Genesio. L’intéressé a rapidement coupé court, démentant tout contact sur ce sujet. « Je n’ai pas été contacté pour être adjoint, et ce n’est pas dans mes plans », a-t-il précisé à Foot01. Une mise au point nette qui recentre l’attention sur le seul chantier de Genesio : remettre l’OM sur le chemin de la Ligue 1 avec une équipe resserrée.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Avec près de 870 000 habitants, Marseille est la deuxième ville de France et le poumon sportif de la région Sud. L’OM, club historique fondé en 1897 et supporté par un public ardent, pèse lourd dans l’économie locale : le stade Vélodrome, ses 67 000 places et ses retombées touristiques annuelles dépassent les 60 millions d’euros. Mais la gestion financière est sous pression. Après un exercice 2025 marqué par un déficit de 20 M€, les actionnaires ont exigé une cure d’austérité. La nomination de Stéphane Richard, issu du monde des affaires, symbolise ce virage. Pour les supporters des Bouches-du-Rhône, le pari Genesio est celui de la raison plus que du cœur. Un compromis que le nouveau technicien devra transformer en réussite pour ne pas ajouter son nom à la liste des entraîneurs consumés par la Canebière.
Prochaine étape : la reprise et le mercato
Bruno Genesio dirigera sa première séance d’entraînement le 7 juillet. D’ici là, il devra composer avec un effectif qui pourrait perdre plusieurs cadres. Les ventes de Traoré et Greenwood sont espérées d’ici fin août pour alléger la masse salariale. Les recrutements, eux, attendront. Avec un effectif à remodeler et un vestiaire à convaincre, le Lyonnais d’origine n’a pas le temps de s’attarder sur son passé rhodanien. L’OM a besoin de résultats immédiats.