Caen : la nouvelle chaufferie biomasse du Chemin Vert inaugurée, 40 000 usagers alimentés
La communauté urbaine Caen la mer a inauguré ce 26 juin 2026 la nouvelle chaufferie biomasse du Chemin Vert, pièce maîtresse du réseau de chaleur nord qui desservira près de 40 000 équivalents-logements.
La chaufferie biomasse du Chemin Vert a été officiellement inaugurée ce 26 juin 2026 à Caen. Porté par la SEMOP Caen la mer-Coriance, le site comprend deux chaudières de 25 MW et alimentera à terme 40 000 usagers grâce au bois local. Les émissions de gaz à effet de serre du réseau seront réduites de 70 %.
L’essentiel
- Fait 1 : Inauguration officielle de la chaufferie biomasse du Chemin Vert à Caen le 26 juin 2026.
- Fait 2 : Deux chaudières biomasse de 25 MW au total, épaulées par une chaudière gaz de secours de 23 MW.
- Fait 3 : Le réseau de chaleur nord desservira près de 40 000 équivalents-logements d’ici 2031.
- Fait 4 : 50 % du bois provient de moins de 100 km, l’ensemble dans un rayon de 150 km.
- Fait 5 : Toiture végétalisée à 30 % et ballon d’hydro-accumulation de 400 m³.
Un projet de transition énergétique d’envergure
La nouvelle chaufferie biomasse du quartier du Chemin Vert a été inaugurée ce vendredi 26 juin 2026 à Caen, en présence du directeur de cabinet de la préfecture du Calvados, d’élus locaux et de représentants de l’opérateur Coriance et de l’ADEME. L’infrastructure, développée sous forme de société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) associant la communauté urbaine Caen la mer et Coriance, constitue la pièce centrale du réseau de chaleur urbain nord de l’agglomération.
Comme l’a indiqué la préfecture sur le réseau social X, le site doit permettre « de réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer l’indépendance énergétique du territoire ». Les premiers essais de la chaufferie avaient démarré en avril dernier.
Une infrastructure dimensionnée pour 40 000 usagers
La chaufferie abrite deux chaudières biomasse d’une puissance unitaire de 12,5 MW, soit 25 MW au total. Une chaudière gaz d’appoint de 23 MW, installée en octobre 2025, assure la sécurité d’alimentation. Une seconde unité gaz de même puissance est programmée pour octobre 2027, selon le dossier de presse de l’inauguration.
Le réseau de chaleur nord, qui compte près de 100 kilomètres de canalisations d’après la préfecture, doit desservir à terme environ 39 600 équivalents-logements, soit près de 40 000 usagers d’ici 2031. Ce chiffre inclut les raccordements dans les communes de Caen, Hérouville-Saint-Clair et d’autres secteurs nord de l’agglomération.
Un approvisionnement local et une intégration paysagère soignée
L’approvisionnement en bois est assuré par des ressources locales : 50 % de la matière première provient de moins de 100 km, et l’ensemble du bois est acheminé depuis un rayon maximal de 150 km, précise Coriance. Le site dispose également d’un ballon d’hydro-accumulation de 400 m³, qui stocke l’eau chaude pour optimiser le fonctionnement des chaudières biomasse.
Sur le plan architectural, la chaufferie a été habillée d’un bardage bois et sa toiture est végétalisée sur 30 % de sa surface, afin de favoriser l’intégration paysagère dans le quartier du Chemin Vert. Par ailleurs, 70 % des cendres produites par la combustion sont valorisées, notamment en épandage agricole, selon la préfecture.
Contexte dans le Calvados
Le Calvados, et plus particulièrement la communauté urbaine Caen la mer, poursuit ainsi sa stratégie de décarbonation du chauffage urbain. Plusieurs communes du département ont engagé des travaux similaires : à Vire-Normandie, le préfet a récemment fermé un salon de coiffure pour travail illégal, mais la collectivité mise aussi sur l’énergie bois. Ce projet s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face aux épisodes caniculaires : Caen a par exemple suspendu ses bus en journée lors de la canicule de juin 2026. La chaufferie biomasse, en réduisant la dépendance aux énergies fossiles, contribue à l’adaptation climatique du territoire.
Prochaine étape
La seconde chaudière gaz de 23 MW est attendue pour octobre 2027, ce qui permettra de sécuriser l’ensemble du réseau nord. Le maillage des canalisations se poursuit pour atteindre l’objectif de 40 000 usagers d’ici 2031. Le montant total de l’investissement n’a pas été communiqué publiquement lors de l’inauguration.