Calder envahit la Fondation Louis Vuitton jusqu’au cœur du bois de Boulogne

Trois cents œuvres du sculpteur américain investissent les 3 000 m² du bâtiment Gehry, pelouse comprise, jusqu'au 16 août.

Calder envahit la Fondation Louis Vuitton jusqu'au cœur du bois de Boulogne
Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

C'est une double date que célèbre la Fondation Louis Vuitton ce printemps : cent ans depuis l'arrivée d'Alexander Calder à Paris, cinquante ans depuis sa mort. L'exposition 'Calder. Rêver en Équilibre' réunit près de 300 œuvres dans le 16e arrondissement, du 15 avril au 16 août 2026.

Le bâtiment de verre signé Frank Gehry, planté depuis 2014 dans le bois de Boulogne, a l’habitude des grandes manœuvres. Mais pour Alexander Calder, la Fondation Louis Vuitton a poussé ses murs jusqu’à l’extérieur. Pour la première fois, la pelouse est occupée par des stabiles monumentaux - ces sculptures fixes qui répondent, au sol, aux mobiles suspendus à l’intérieur.

317 œuvres, un demi-siècle de création

L’exposition couvre 3 000 m² et rassemble 317 œuvres : mobiles cinétiques, stabiles, portraits en fil de fer, sculptures en bois, peintures, dessins, bijoux sculpturaux. Le Cirque Calder, ce spectacle miniature que l’artiste américain trimballait dans ses valises à Paris dans les années 1920, est également présent sous forme performative. Conçue en collaboration avec la Calder Foundation, la rétrospective s’appuie à 75 % sur des prêts de cette fondation, 19 % sur des institutions et 6 % sur des collections privées - ce qui lui vaut, selon Connaissance des Arts, le qualificatif de « la plus accomplie » jamais réalisée autour de l’artiste.

Calder (1898-1976) avait inventé les mobiles en 1932 : des sculptures que l’air déplace, que rien ne fixe vraiment. Jean-Paul Claverie, conseiller de Bernard Arnault, le décrit comme « le plus français des artistes américains », selon Connaissance des Arts. Une formule qui dit quelque chose de vrai : c’est à Paris, au contact des avant-gardes européennes, que le sculpteur pennsylvanien a trouvé sa voie.

Une affluence comparable à Basquiat ?

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La Fondation a l’expérience des succès populaires. L’exposition Basquiat en 2017 avait attiré plus de 500 000 visiteurs, selon Sortir à Paris. Chagall en 2023 avait maintenu ce niveau. Pour Calder, les ingrédients sont réunis : double anniversaire, œuvres rares, espace élargi. Le New York Times et Le Monde ont couvert l’ouverture dès le 15 avril.

Des nocturnes et événements spéciaux sont programmés jusqu’à la fermeture, selon Radio France. L’exposition est ouverte tous les jours sauf le mardi - 12h-19h en semaine, 11h-20h le week-end. Tarif plein : 18 €.

Sources

Julie Renault

Julie Renault

Basée à Paris, elle traite la mairie, les tensions sur le logement, les transports et les débats sur la piétonnisation. Diplômée du CFJ, elle a travaillé en agence avant de s'ancrer à Paris. Ligne de travail : interroger les élus, les associations de riverains, les syndicats de transports, vérifier les budgets municipaux avant de publier.

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