Cambriolage sur chantier LGV Bordeaux-Toulouse : 20 000 € de préjudice pour SNCF

Du gros outillage volé dimanche soir sur un site lié au Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest, enquête police en cours

Cambriolage sur chantier LGV Bordeaux-Toulouse : 20 000 € de préjudice pour SNCF
Illustration Hugo Castaing / info.fr

Un site lié au chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse a été cambriolé dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mai 2026. Du matériel a été dérobé pour un préjudice estimé à au moins 20 000 euros. Une plainte a été déposée, la police technique et scientifique est sur le coup.

Un site lié au chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse a été cambriolé dimanche soir vers 22h30, route de Launaguet à Toulouse. Des voleurs ont emporté du gros outillage, causant un préjudice estimé à au moins 20 000 euros pour la SNCF, selon La Dépêche du Midi. L’incident s’ajoute à une série de tensions autour du Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO).

L’essentiel

  • Heure du vol : dimanche soir vers 22h30, route de Launaguet à Toulouse
  • Préjudice estimé : au moins 20 000 euros de matériel (gros outillage) pour la SNCF
  • Enquête : plainte déposée au commissariat, enquêteurs techniques et scientifiques déployés (empreintes, ADN)
  • Contexte : l’autorisation environnementale du chantier LGV signée début février 2026 par l’État

Ce qui s’est passé dimanche soir

Vers 22h30, des individus ont pénétré sur un site lié aux opérations préalables du chantier LGV, route de Launaguet à Toulouse (Haute-Garonne). Ils ont emporté du gros outillage. Le préjudice est chiffré à au moins 20 000 euros par la SNCF, selon La Dépêche du Midi. L’information a rapidement circulé dans les milieux ferroviaires, notamment via la publication d’un chef de bord SNCF sur le réseau X :

L’enquête : empreintes et ADN recherchés

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Une plainte a été déposée auprès du commissariat de police compétent. Des enquêteurs techniques et scientifiques ont été déployés sur place pour collecter empreintes et traces ADN. Les voleurs n’avaient pas été interpellés au moment de la publication de l’article par La Dépêche. Aucune source officielle de la police ou de la SNCF n’a confirmé publiquement d’éléments supplémentaires à ce stade.

Un chantier déjà ciblé

Ce n’est pas le premier incident sur les sites du GPSO. Le 31 mars 2026 à Saint-Jory, près de Toulouse, trois grues du chantier LGV avaient été sabotées : du sucre et des cailloux avaient été introduits dans leurs réservoirs, selon Actu.fr. Les responsables de cet acte n’ont pas été identifiés publiquement à ce jour. Ce type d’incident, qu’il s’agisse de vandalisme sur matériel professionnel ou de cambriolage nocturne, reste difficile à endiguer sur les grandes emprises de chantier.

Contexte dans la Gironde

Bien que le vol ait physiquement eu lieu à Toulouse (Haute-Garonne), le chantier LGV Bordeaux-Toulouse concerne directement la Gironde. Les travaux préparatoires ont débuté en 2024 au sud de Bordeaux, premier département traversé par le tracé. L’autorisation environnementale pour ces opérations préalables a été signée début février 2026 par l’État, ouvrant la voie aux interventions de terrain. Les travaux principaux sont prévus à partir de 2027-2028, selon le site officiel du projet LNSO, pour une mise en service au début des années 2030. Le département de la Gironde abrite plusieurs zones de chantier préparatoire, ce qui fait peser sur ces sites des risques similaires à celui documenté dimanche. Aucune statistique spécifique aux vols sur chantiers ferroviaires en Gironde n’est disponible publiquement pour 2026. À l’échelle nationale, le ministère de l’Intérieur recense 212 000 cambriolages en 2025, soit une baisse de 3 % par rapport à 2024, selon Sud Ouest.

Un projet sous pression

Le GPSO fait l’objet de contestations croissantes. Le 3 avril 2026, seize associations ont déposé un recours gracieux auprès des préfets pour demander l’annulation de l’autorisation environnementale, qualifiant le projet de « ruineux et illégal », selon France 3 Régions. Ce contexte de tension autour du chantier interroge sur la sécurisation des nombreux sites liés à l’infrastructure, répartis sur plusieurs centaines de kilomètres entre Bordeaux et Toulouse.

L’enquête se poursuit. La police n’a pas indiqué de délai pour l’identification des auteurs.

Sources

Hugo Castaing

Hugo Castaing

Hugo est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gironde (33), avec Bordeaux pour chef-lieu. Spécialité du département : viticulture Bordeaux (4 milliards CA) et métropole étudiante. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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