Canicule : l’hôpital de Guéret toujours sous tension après l’activation du Plan Blanc
Deux jours après la fin de l'alerte rouge, les urgences de Guéret ont enregistré un pic d'admissions et des opérations ont été déprogrammées face à la saturation des services.
Le centre hospitalier de Guéret a activé le niveau 2 de son plan blanc le 25 juin 2026 face à la canicule. Les urgences ont enregistré 74 admissions le 24 juin, contre 55 en moyenne. La tension reste forte malgré la fin de l’alerte rouge dans la Creuse.
L’essentiel
- Plan Blanc niveau 2 : activé le 25 juin 2026 au centre hospitalier de Guéret face à l’épisode caniculaire.
- Pic aux urgences : 74 admissions le 24 juin 2026, contre 55 en moyenne habituelle.
- Appels d’urgence : hausse de 40 % des appels aux médecins régulateurs de la Creuse en trois jours.
- Déprogrammations : des opérations chirurgicales ont été annulées pour libérer des lits.
Une semaine sous haute tension
Le centre hospitalier de Guéret a vécu une semaine de forte pression. Le 25 juin 2026 au matin, l’établissement a activé le niveau 2 de son plan blanc, un dispositif qui permet de mobiliser des moyens exceptionnels pour faire face à un afflux massif de patients. L’épisode caniculaire, qui a placé la Creuse en vigilance rouge du 21 au 27 juin, a provoqué une saturation des services.
Les urgences ont enregistré 74 entrées le mercredi 24 juin, soit presque 35 % de plus que la moyenne quotidienne de 55 admissions, selon la direction de l’hôpital. Les appels d’urgence aux médecins régulateurs du département ont augmenté de 40 % en trois jours au plus fort de la chaleur, indiquent les services de secours.
Un impact différé sur les personnes âgées
Béatrice Fougerard, cadre supérieure à l’hôpital de Guéret, explique que l’effet de la chaleur sur les personnes âgées isolées se manifeste avec un décalage. « On observe un retard de 72 heures avant que les organismes ne lâchent », a-t-elle précisé à nos confrères de Basse Marche FM. Ce phénomène explique la persistance de la tension malgré la fin de l’alerte rouge, le 28 juin au soir.
Pour libérer des capacités d’hospitalisation face à l’afflux, l’établissement a dû procéder à des déprogrammations d’opérations chirurgicales non urgentes. Le personnel a également adapté les locaux en posant des couvertures de survie aux fenêtres et en installant des climatiseurs mobiles, en raison du manque d’isolation thermique des bâtiments, selon des témoignages recueillis sur place.
Contexte dans la Creuse
Avec plus de 30 % de sa population âgée de 65 ans ou plus, la Creuse fait partie des départements les plus vulnérables aux vagues de chaleur en France métropolitaine. Le centre hospitalier de Guéret, seul établissement public de santé du département, concentre l’essentiel de l’offre de soins. L’épisode caniculaire de juin 2026 a rappelé la fragilité du système de santé local, déjà sous tension en période normale.
D’autres départements ont également connu des épisodes météorologiques inhabituels ces derniers jours. Dans l’Oise, la préfecture a placé dix secteurs en vigilance sécheresse sans imposer de restrictions obligatoires. Dans le Bas-Rhin, une vigilance jaune aux orages a été déclenchée ce mardi 30 juin. Ces situations, bien que différentes, témoignent d’un printemps 2026 marqué par des phénomènes climatiques récurrents.
Prochaine étape : retour à la normale progressif
L’alerte rouge canicule a été levée dimanche 28 juin au soir sur l’ensemble du territoire. À Guéret, la direction de l’hôpital espère un retour progressif à la normale dans les prochains jours, à mesure que les effets de la chaleur s’estompent. Le plan blanc niveau 2 reste actif pour l’instant, mais pourrait être désactivé si la pression sur les urgences continue de baisser. Le bilan définitif de l’épisode caniculaire dans le département n’a pas encore été communiqué.