Canicule sur le Tour de France 2026 : incendie et 40°C à Foix
Entre Barcelone et Foix, le peloton affronte une chaleur extrême qui a déjà provoqué un huis clos partiel et forcé l'UCI à assouplir ses règles.
Depuis son départ de Barcelone le 4 juillet, le Tour de France 2026 traverse une vague de chaleur historique. Un incendie a imposé un huis clos partiel lors de la 3e étape, tandis que l'UCI a modifié en urgence son protocole de ravitaillement pour protéger les coureurs.
L’essentiel
- Départ à Barcelone : le Tour de France 2026 s’est élancé le 4 juillet sous une chaleur avoisinant 44°C.
- 40,4°C à Foix : la 4e étape Carcassonne-Foix du 7 juillet s’est disputée sous une chaleur extrême.
- Huis clos partiel : les 40 derniers kilomètres de la 3e étape vers Les Angles ont été fermés au public en raison d’un incendie à Trévillach.
- Règles assouplies : l’UCI a autorisé la distribution de musettes dans les zones de bidons pour les 4e et 5e étapes.
- Nouveau maillot jaune : le Norvégien Torstein Træen a pris la tête du général après la victoire au sprint de Mads Pedersen à Foix.
Une chaleur extrême depuis le départ de Barcelone
Le Tour de France 2026 s’est élancé samedi 4 juillet de Barcelone sous une canicule historique, avec des températures frôlant les 44°C, selon les informations recueillies par INFO.FR. Depuis, la vague de chaleur n’a pas faibli sur le parcours, imposant au peloton des conditions de course inhabituelles pour un début de mois de juillet.
Plusieurs coureurs ont rapidement payé le tribut de cette chaleur. Tadej Pogačar et Cian Uijtdebroeks ont été victimes de crampes précoces et de maux de tête intenses, liés à une déshydratation rapide, selon des informations recueillies par INFO.FR.
40,4°C à Foix, une étape suffocante
La 4e étape, entre Carcassonne et Foix, disputée mardi 7 juillet, s’est courue sous une chaleur atteignant 40,4°C, selon franceinfo. Ces conditions ont pesé sur les organismes des coureurs tout au long de la journée, obligeant les équipes à multiplier les gestes de refroidissement en dehors des zones de ravitaillement habituelles.
Un incendie transforme la 3e étape en zone à huis clos
La veille déjà, la 3e étape avait été marquée par les conséquences directes de la sécheresse et de la chaleur. Un feu de forêt s’est déclaré à Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, attisé par les températures extrêmes. Les autorités ont dû fermer au public les 40 derniers kilomètres du parcours vers Les Angles, selon la RTS. Le coureur britannique Tom Pidcock a comparé l’arrivée à une « zone de guerre », en raison de la fumée et de la chaleur ambiante, selon Domestique Cycling.
L’UCI assouplit ses règles de ravitaillement
Face à cette situation, l’Union cycliste internationale a exceptionnellement modifié son protocole. Selon l’UCI, la distribution de sacs de ravitaillement a été autorisée dans les zones habituellement réservées aux bidons, pour la 4e et la 5e étape. Le responsable du parcours a justifié cette décision dans une interview reprise par franceinfo, estimant qu' »il est impossible de trouver un créneau dans des chaleurs plus acceptables ».
Pour la 5e étape, reliant Lannemezan à Pau ce mercredi 8 juillet, les équipes ont été autorisées à ravitailler les coureurs de manière continue, du kilomètre 10 jusqu’à 10 kilomètres de l’arrivée, selon CyclingUpToDate. Une mesure qui vise à limiter les efforts inutiles des coureurs pour rejoindre leur voiture suiveuse en pleine chaleur.
Pedersen s’impose à Foix, Træen prend le maillot jaune
Sur le plan sportif, Mads Pedersen a remporté au sprint la 4e étape à Foix, devant Quinn Simmons, selon TV5Monde. Au classement général, c’est le Norvégien Torstein Træen qui s’est emparé du maillot jaune à l’issue de cette étape disputée sous une chaleur étouffante.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
L’incendie de Trévillach, qui a contraint à fermer une partie du parcours de la 3e étape, illustre l’exposition du massif pyrénéen oriental aux départs de feu lors des épisodes de forte chaleur. Le passage du Tour de France dans ce département a ainsi été directement perturbé par un aléa climatique, obligeant les autorités locales à restreindre l’accès du public sur les derniers kilomètres avant Les Angles, une mesure rarement prise sur la course.
Le peloton s’est élancé ce mercredi vers Pau, sous la même vigilance renforcée, sans certitude sur une accalmie des températures dans les prochains jours.