Cannes : menacé au couteau par son cousin, il tire au fusil et est condamné
Un maçon de 65 ans a tiré un coup de fusil sur son cousin lors d'un repas de l'Aïd à Cannes. Jugé deux jours plus tard, il a écopé de 12 mois de prison.
Le 27 mai 2026, un différend sur une dette entre cousins tourne au drame dans un squat cannois. Taoufik Ben S., 65 ans, tire au fusil calibre 12 sur son cousin qui le menaçait d'un couteau. Jugé en comparution immédiate le 29 mai, il est condamné à 12 mois de prison dont 6 avec sursis.
L’essentiel
- 27 mai 2026, 16h : coup de feu tiré dans un squat de l’avenue des Buissons-Ardents à Cannes lors d’un repas de l’Aïd.
- Blessure : le cousin, 34 ans, atteint aux genoux par une gerbe de plombs de chasse.
- Condamnation : 12 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire, mandat de dépôt à l’issue de l’audience du 29 mai 2026.
- Requalification : la tentative d’homicide initialement retenue a été écartée ; retenu : violences avec usage d’une arme.
Un repas de fête qui dégénère
L’après-midi du 27 mai 2026, une dizaine de personnes se réunissent dans un squat de l’avenue des Buissons-Ardents, à Cannes, pour fêter l’Aïd. Un barbecue est prévu en terrasse. Taoufik Ben S., 65 ans, maçon tunisien établi en France depuis 1978, est le « locataire officiel » des lieux, selon Nice-Matin.
Vers 16 heures, une dispute éclate entre lui et son cousin, 34 ans, au sujet d’une dette d’argent. Le ton monte. Le cousin, décrit comme de forte corpulence, saisit un couteau et lance : « je vais t’égorger ». Taoufik Ben S. se réfugie dans une chambre. Le cousin le poursuit.
Le coup de fusil
Acculé, Taoufik Ben S. saisit un fusil calibre 12 - il possède un permis de chasse et trois armes à son nom, selon Nice-Matin - et tire un coup en direction du sol. La gerbe de plombs, par rebond possible, atteint le cousin aux genoux. Les blessures sont décrites comme conséquentes.
Taoufik Ben S. se rend ensuite de lui-même aux forces de l’ordre. L’intervention mobilise une colonne d’assaut sur place.
L’audience du 29 mai
Présenté en comparution immédiate deux jours plus tard, le 29 mai 2026, Taoufik Ben S. réfute les accusations de tirs multiples ou d’un tir à travers la porte. Il maintient la version d’un seul coup tiré vers le bas, en état de panique.
Le procureur qualifie l’affaire d’« extrêmement grave ». La qualification initiale de tentative d’homicide est finalement écartée. Le tribunal retient les violences avec usage d’une arme.
La victime - le cousin blessé - est absente à l’audience. Son avocate, Me Karine Merasli, plaide en faveur de son client : elle le décrit comme « gentil, rend service, parfaitement inséré », présent en France depuis près de cinquante ans. Cette affaire n’est pas sans rappeler d’autres interventions de force à Cannes ces dernières semaines.
Le tribunal condamne Taoufik Ben S. à 12 mois de prison, dont 6 avec sursis probatoire. Un mandat de dépôt est délivré à l’issue de l’audience.
Contexte dans les Alpes-Maritimes
Les comparutions immédiates pour faits de violence avec arme sont une procédure courante dans les juridictions du département, permettant un jugement rapide après garde à vue. Le secteur de Cannes dépend du tribunal judiciaire de Grasse pour les affaires pénales.
Le département des Alpes-Maritimes enregistre régulièrement des affaires de violences intrafamiliales ou entre proches traitées en procédure accélérée. La prise en charge par une colonne d’assaut reflète le protocole appliqué dès qu’une arme à feu est signalée. La sous-préfecture a récemment renouvelé son encadrement territorial dans le département.
L’affaire, couverte uniquement par Nice-Matin, n’a pas donné lieu à d’autres communications officielles du parquet ou de la préfecture à la date de publication.