Cantal : feux d’artifice interdits jusqu’au 21 juillet, dérogations encadrées
Le préfet Philippe Loos a signé un arrêté d'interdiction temporaire des tirs pyrotechniques en raison de la sécheresse. Seuls les professionnels agréés F4-T2 peuvent déroger sous conditions strictes.
Face aux conditions de sécheresse persistantes et à la forte sollicitation des pompiers, le préfet du Cantal a interdit les feux d'artifice et spectacles pyrotechniques du 17 au 21 juillet 2026. Des dérogations existent pour les professionnels agréés, mais imposent un dispositif de surveillance renforcé sur site.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Interdiction des feux d'artifice du 17 juillet à 20h00 au 21 juillet 2026 à 3h00 dans tout le Cantal.
- Dérogation uniquement pour les professionnels titulaires d'un agrément F4-T2 et d'un certificat de qualification F4-T2.
- Dispositif de surveillance obligatoire extincteurs, tonnes à eau, téléphone pour alerter les secours.
- Interdiction d'achat, vente et transport d'artifices pour les particuliers du 18 au 20 juillet.
- 9 feux sur 10 sont d'origine humaine, selon la préfecture.
Le préfet du Cantal, Philippe Loos, a signé un arrêté interdisant le tir de feux d’artifice et de spectacles pyrotechniques sur l’ensemble du département. La mesure s’applique du vendredi 17 juillet à 20h00 au mardi 21 juillet 2026 à 3h00, selon l’annonce officielle de la préfecture.
Sécheresse et mobilisation des secours
Cette décision répond aux conditions actuelles de sécheresse, marquées par des cumuls pluvieux faibles et une forte sollicitation des services d’incendie et de secours. La préfecture rappelle que 9 feux sur 10 sont d’origine humaine. Le département connaît une situation hydrologique dégradée. Des interdictions similaires avaient déjà été prises plus tôt en juillet et en juin 2026 pour des raisons identiques. En Corse-du-Sud, des restrictions touchent également les travaux extérieurs ce même week-end.
Dérogation F4-T2 : agrément et qualification obligatoires
Une dérogation est accordée, mais sous conditions strictes. Seuls les professionnels titulaires d’un agrément préfectoral relatif à l’acquisition, la détention et la mise en œuvre d’artifices de catégories F4 et T2 peuvent procéder à des tirs. Ils doivent également détenir un certificat de qualification F4-T2 de niveau 1 ou 2. Sans ces deux documents, aucun tir n’est autorisé durant la période couverte par l’arrêté.
Surveillance renforcée sur site
Les professionnels bénéficiant de la dérogation doivent mettre en place un dispositif de surveillance et de prévention renforcé sur site. Cela inclut des moyens humains et matériels : extincteurs à eau, tonnes à eau agricoles et un téléphone mobile pour alerter immédiatement les secours en cas d’incident. Ces mesures visent à limiter le risque de départ de feu et à garantir une intervention rapide. Dans le Var, un incendie a récemment mobilisé 87 pompiers, illustrant la pression sur les services de secours.
Interdiction étendue aux particuliers
L’arrêté prévoit également l’interdiction de l’achat, de la vente et du transport d’artifices pour les particuliers du 18 au 20 juillet 2026. Cette disposition vise à empêcher toute utilisation non encadrée durant le week-end, période traditionnellement à risque pour les feux d’artifice non professionnels.
Contexte dans le Cantal
Le Cantal, département de moyenne montagne du Massif central, compte environ 144 000 habitants. La préfecture se situe à Aurillac. Le territoire, marqué par une économie rurale et touristique, est particulièrement vulnérable aux incendies en période estivale. Philippe Loos, préfet du Cantal depuis octobre 2024 selon un décret du 23 octobre publié au Journal officiel, avait déjà dû prendre des mesures similaires en juin dernier. En Lot-et-Garonne, la fin d’alerte récente témoigne de la vigilance maintenue dans plusieurs départements du Sud-Ouest et du centre. Les pompiers cantaliens, sollicités à répétition, bénéficient d’un soutien interdépartemental en cas de crise majeure.
Prochaine étape
L’interdiction prendra fin mardi 21 juillet à 3h00. La préfecture n’a pas précisé si une prolongation serait envisagée en fonction de l’évolution de la situation hydrologique et météorologique. Les professionnels agréés souhaitant organiser un spectacle pyrotechnique après cette date devront suivre la procédure habituelle de déclaration et respecter les conditions de sécurité en vigueur.
