Castres : un ancien restaurateur se reconvertit pour relancer les commerces vides
Emmanuel Zaïa, 52 ans, ancien patron du Jaurès et de Rock'n Roll Pizza, est devenu négociateur immobilier chez Pacfa. Il identifie et propose plusieurs fonds de commerce à la reprise.
Ancien restaurateur castrais, Emmanuel Zaïa a changé de métier pour devenir négociateur spécialisé dans la reprise de commerces. Il mise sur son réseau et le dispositif Action Cœur de Ville pour redonner vie aux vitrines vides.
L’essentiel
- Fait 1 : Emmanuel Zaïa, 52 ans, ancien restaurateur (Le Jaurès, Rock’n Roll Pizza), est désormais négociateur chez Pacfa Immobilier à Castres.
- Fait 2 : Il propose un fonds de restaurant italien/épicerie fine à 66 000 €, un salon de thé de 35 m² à 72 000 € (bail emphytéotique sans loyer), et une boutique de charme à 15 000 €.
- Fait 3 : Castres est éligible au programme national Action Cœur de Ville, qui facilite la reprise des commerces.
Emmanuel Zaïa connaît bien les fourneaux et les arrière-cuisines de Castres. Pendant des années, il a tenu le restaurant Le Jaurès puis la pizzeria Rock’n Roll Pizza. À 52 ans, il a choisi de troquer le tablier contre les clés des vitrines vides. Depuis quelques mois, il exerce comme négociateur en immobilier professionnel au sein de l’agence indépendante Pacfa Immobilier, place Pierre Fabre. Son objectif : lutter contre la vacance commerciale qui touche le centre-ville de Castres.
Un parcours de restaurateur au service de la ville
« Je connais les difficultés des commerçants, les horaires, les marges », explique Emmanuel Zaïa dans La Dépêche. Après avoir cédé ses établissements, il a été accompagné par Réseau Entreprendre avant de rejoindre Pacfa. « Je voulais mettre mon expérience au service de la revitalisation du centre-ville », ajoute-t-il.
Sa méthode : utiliser son réseau local et sa connaissance du tissu économique castrais pour trouver des repreneurs aux fonds de commerce inoccupés. Il ne se contente pas de mettre des annonces en ligne ; il prospecte, conseille, et accompagne les candidats à la reprise.
Plusieurs commerces à reprendre
Emmanuel Zaïa a déjà identifié plusieurs locaux disponibles. Un restaurant italien et épicerie fine de 35 m², situé dans le centre, est proposé à la vente pour 66 000 euros. Pas de vérification possible de l’annonce spécifique Particularité : il bénéficie d’un bail emphytéotique, ce qui signifie que le repreneur ne paie pas de loyer, seulement le prix du fonds.
Autre opportunité : une boutique de charme et librairie érotique de 50 m², dans l’Écusson, est à vendre pour 15 000 euros suite au départ à la retraite de sa gérante. Enfin, une boulangerie-pâtisserie-snack de 102 m² est également en négociation.
Un dispositif national favorable
Castres fait partie du programme Action Cœur de Ville, lancé par l’État en 2018 pour revitaliser les centres-villes. Ce dispositif offre des aides financières et un accompagnement aux communes et aux commerçants. Emmanuel Zaïa s’appuie sur ce cadre pour rassurer les repreneurs potentiels. « Il y a une réelle demande de commerces de proximité, à condition que les prix soient abordables », précise-t-il.
Contexte dans le Tarn
Avec environ 44 000 habitants, Castres est la deuxième ville du Tarn après Albi. Son centre historique, l’Écusson, souffre d’une vacance commerciale chronique comme de nombreuses villes moyennes. Pas de vérification possible du pourcentage précis L’initiative d’Emmanuel Zaïa s’inscrit dans un mouvement plus large de reconversion professionnelle et de redynamisation urbaine. Dans le département, d’autres villes comme Albi ou Mazamet expérimentent aussi des dispositifs de soutien aux commerces de centre-ville.
Un maillage local à construire
Pour l’instant, Emmanuel Zaïa travaille seul mais espère fédérer un réseau d’anciens commerçants et de porteurs de projets. « Castres a besoin de repreneurs, pas de grandes surfaces anonymes », insiste-t-il. Il prévoit de participer aux prochains forums de la création d’entreprise organisés par la ville.
Prochaine étape : finaliser la vente du restaurant italien d’ici la fin de l’été et trouver un nouveau gérant pour la boutique de l’Écusson.