Castres : une brebis tuée lors d’une deuxième attaque, l’éleveur porte plainte
Roland Pinte, éleveur au hameau de Blazou, fait face à deux attaques successives imputées à un dogue argentin et un malinois errants
Dans la nuit du 27 au 28 mai 2026, une brebis a été trouvée morte au hameau de Blazou, à Castres. C'est la deuxième attaque en moins d'une semaine sur le troupeau de Roland Pinte. L'éleveur prévoit de déposer plainte au commissariat.
Roland Pinte, maraîcher et éleveur installé au hameau de Blazou, sur la commune de Castres (Tarn), a découvert une brebis morte dans la nuit du 27 au 28 mai 2026. Quelques jours plus tôt, le week-end du 23-24 mai, ses animaux avaient déjà été gravement blessés lors d’une première attaque. Pour lui, les chiens « sont revenus l’achever », selon ses déclarations rapportées par La Dépêche du Midi.
L’essentiel
- Deux attaques : première le week-end du 23-24 mai 2026, deuxième dans la nuit du 27 au 28 mai 2026 au hameau de Blazou (Castres)
- Bilan : une brebis morte, un agneau et un bélier blessés ; Roland Pinte ne compte plus que trois moutons
- Chiens identifiés : un dogue argentin et un malinois signalés dans le secteur depuis au moins février 2026
- Zone concernée : hameaux de Saint-Hippolyte, Galibran, Belleserre, Bel-Air et Blazou, près de Castres
- Suite judiciaire : dépôt de plainte au commissariat de Castres prévu, avec photos des blessures comme preuves
Deux attaques en moins d’une semaine
La première attaque a eu lieu le week-end du 23-24 mai 2026. Des brebis, un agneau et un bélier ont été blessés. Roland Pinte a alors effectué des signalements à la police municipale de Castres, sans que la situation se règle. Cinq jours plus tard, dans la nuit du 27 au 28 mai, il découvrait une brebis morte. L’éleveur estime que les deux chiens identifiés sont revenus achever les animaux déjà affaiblis.
La détresse de Roland Pinte
L’éleveur décrit des scènes difficiles après la découverte du 28 mai : un agneau cherchant à téter sa mère morte, un bélier prostré et traumatisé. Il indique ne plus compter que trois moutons après ces deux épisodes successifs. Selon La Dépêche du Midi, Pinte craint que les chiens s’en prennent à d’autres animaux de son exploitation - chèvres et ânes - voire à un enfant.
Son voisin Laurent Alvarado a également témoigné des faits. Les deux éleveurs envisagent d’adresser un courrier officiel à la municipalité de Castres pour réclamer une intervention.
Un duo de chiens signalé depuis février 2026
Les attaques sont attribuées par les témoins à deux chiens errants ou divagants : un dogue argentin et un malinois. Toujours selon La Dépêche du Midi, ces animaux seraient signalés dans plusieurs hameaux proches de Castres - Saint-Hippolyte, Galibran, Belleserre, Bel-Air - depuis au moins février 2026. D’autres ovins et des ânes auraient également été blessés dans ce secteur. Castres connaît par ailleurs d’autres faits divers récents qui mobilisent les forces de l’ordre locales.
Plainte et démarches officielles
Roland Pinte a multiplié les signalements à la police municipale. Il prévoit désormais de se rendre au commissariat de Castres - police nationale - pour déposer une plainte formelle, en produisant les photos des blessures comme pièces à conviction. Un courrier à la mairie de Castres est également à l’étude avec Laurent Alvarado. À ce stade, ni la municipalité ni la gendarmerie n’ont communiqué publiquement sur d’éventuelles mesures de capture ou de neutralisation des animaux.
Contexte dans le Tarn
Le Tarn compte plusieurs zones d’élevage ovin et caprin aux abords de Castres, chef-lieu d’arrondissement d’environ 40 000 habitants. Les attaques de chiens errants sur des troupeaux constituent un problème récurrent dans les communes rurales du département, mais elles relèvent rarement de procédures judiciaires. La divagation de chiens est encadrée par le Code rural : le maire dispose de pouvoirs de police pour ordonner la capture d’animaux dangereux. Le cas de Blazou illustre la difficulté à agir rapidement lorsque les propriétaires des chiens ne sont pas identifiés. D’autres faits touchant le Tarn ont récemment alimenté l’actualité départementale.
La suite dépendra de l’instruction donnée à la plainte et d’une éventuelle réponse de la mairie de Castres au courrier des deux éleveurs. Les propriétaires des chiens, s’ils sont identifiés, pourraient être mis en cause pénalement.