Cayenne : l’OLTIM interpelle un suspect de marchands de sommeil dans des logements informels
Mercredi 21 mai, les policiers de l'Office de Lutte contre le Trafic Illicite de Migrants ont placé en garde à vue un homme soupçonné de collecter des loyers dans des habitats illégaux à Cayenne.
L'OLTIM a mené une opération mercredi 21 mai 2026 à Cayenne contre un réseau présumé de marchands de sommeil. Un homme suspecté de percevoir des loyers dans des logements informels a été placé en garde à vue. L'opération est documentée par le compte officiel @PoliceNat973.
Mercredi 21 mai 2026, les policiers de l’Office de Lutte contre le Trafic Illicite de Migrants (OLTIM) ont conduit une opération à Cayenne ciblant des logements informels liés à un système de marchands de sommeil. Un homme suspecté de collecter les loyers dans ces habitats a été placé en garde à vue, selon le compte officiel @PoliceNat973.
L’essentiel
- Date : opération menée le mercredi 21 mai 2026 à Cayenne
- Interpellation : un homme placé en garde à vue, suspecté de collecter des loyers dans des logements informels
- Service : l’OLTIM, créé par décret du 27 décembre 2022, est rattaché à la Direction nationale de la police aux frontières (DNPAF)
- Précédent : en mars 2025, une opération similaire avait abouti à trois GAV et la saisie de 52 000 €, pour un réseau exploitant 27 familles étrangères
Ce qui s’est passé
L’OLTIM a publié mercredi sur X quatre photos illustrant l’opération - logements visités, conditions de l’habitat - sans préciser le nombre exact de sites contrôlés ni le nombre d’occupants concernés à ce stade.
L’homme interpellé est suspecté d’avoir perçu des loyers dans ces habitats informels, une pratique qualifiée de « marchand de sommeil ». Aucune information sur d’éventuelles poursuites judiciaires n’a été communiquée à ce stade par les services de police.
L’OLTIM, service spécialisé en Guyane
L’OLTIM a été institué par le décret n° 2022-1704 du 27 décembre 2022, selon le Journal officiel (Légifrance). Rattaché à la DNPAF, il a pour mission le démantèlement des structures d’exploitation de migrants, dont les réseaux de logements illégaux. La Guyane compte une antenne opérationnelle compte tenu de la pression migratoire spécifique au territoire.
À Cayenne, les interventions police se multiplient ces derniers mois sur différents fronts de la sécurité publique.
Contexte dans la Guyane
L’habitat informel est un phénomène structurel en Guyane. Selon un rapport de la Fondation Abbé Pierre (2023), environ 24 % de la population guyanaise vit dans un habitat indigne ou spontané. Le parc résidentiel compte plus de 100 000 logements, dont 86 396 résidences principales recensées en 2022 (INSEE), mais la demande dépasse largement l’offre légale.
Cette réalité alimente les réseaux de marchands de sommeil, qui louent des habitats sans titre ni normes à des populations souvent sans papiers. En mars 2025, l’OLTIM avait déjà démantelé un réseau similaire à Cayenne : 27 familles étrangères logées dans des conditions insalubres, trois personnes placées en GAV, 52 000 euros saisis, selon France-Guyane et Peyi Guyane. Les services de sécurité en Guyane font face à des missions spécifiques liées aux conditions du territoire.
La suite de la procédure - mise en examen, renvoi en correctionnelle ou classement - dépendra des résultats de la garde à vue et des investigations en cours, que les services de police n’ont pas détaillées.
Sources
- @PoliceNat973 (Police nationale Guyane) : Opération OLTIM à Cayenne – logements informels, GAV
- Légifrance : Décret n° 2022-1704 du 27 décembre 2022 créant l'OLTIM
- France-Guyane : Réseau de marchands de sommeil : trois personnes interpellées à Cayenne
- Peyi Guyane : En Guyane, 24 % de la population vit dans un habitat indigne