Chalon-sur-Saône : un septième homme interpellé dans l’affaire de l’agression homophobe du 26 mai

Un homme majeur placé en garde à vue le 2 juin, portant à sept le nombre de mis en cause dans cette affaire de violences en réunion.

Chalon-sur-Saône : un septième homme interpellé dans l'affaire de l'agression homophobe du 26 mai
Illustration Élodie Petitjean / info.fr

Dix jours après l'agression homophobe du 26 mai au port nord de Chalon-sur-Saône, une septième personne a été placée en garde à vue mardi soir. Six individus avaient déjà été interpellés le jour même, dont trois désormais en détention provisoire.

L’essentiel

  • 26 mai 2026, vers 18h : un homme homosexuel agressé rue Denis-Papin (port nord) par sept personnes armées d’une matraque/batte, sorties d’une Peugeot 308.
  • 2 jours d’ITT : la victime présente entorse, dermabrasions, hématome et peau arrachée aux mains.
  • 7 mis en cause : six interpellés le 26 mai (dont 3 mineurs), un septième homme majeur placé en garde à vue le 2 juin 2026 au soir.
  • 1er juin 2026 : trois majeurs jugés en comparution immédiate au tribunal de Chalon ; trois d’entre eux en détention provisoire depuis le 29 mai.
  • Qualification pénale : violences en réunion avec usage d’arme et en raison de l’orientation sexuelle de la victime.

Une septième garde à vue, dix jours après les faits

Mardi 2 juin au soir, un homme majeur a été placé en garde à vue par la police nationale dans le cadre de l’agression homophobe survenue le 26 mai à Chalon-sur-Saône. C’est la septième personne mise en cause dans ce dossier, selon le Journal de Saône-et-Loire.

Ce nouvel interpellé s’ajoute aux six personnes arrêtées le soir même des faits, dont trois mineurs. L’enquête, conduite par la police nationale, a donc permis d’identifier un septième participant à l’agression, une semaine après les premières arrestations.

Les faits du 26 mai : sept agresseurs, une Peugeot 308, une matraque

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Ce jour-là, vers 18 heures, un homme homosexuel se trouve rue Denis-Papin, dans le secteur du port nord. Un groupe de sept personnes arrive à bord d’une Peugeot 308 : cinq sortent de l’habitacle, deux autres du coffre. Ils s’en prennent à la victime, armés d’une matraque ou d’une batte, selon les sources concordantes du JSL et d’info-chalon.com.

La victime ressort blessée : entorse, dermabrasions, hématome, peau arrachée aux mains. L’incapacité totale de travail est fixée à deux jours. Les faits sont qualifiés de violences en réunion avec usage d’arme et en raison de l’orientation sexuelle de la victime.

C’est un chauffeur routier, témoin de la scène, qui alerte la police. Il a vu la matraque sortie du coffre du véhicule. Son signalement permet l’interpellation rapide de six personnes le soir même, comme dans d’autres affaires de Saône-et-Loire où la réactivité des témoins a été décisive.

Six premières interpellations, trois en prison dès le 29 mai

Parmi les six personnes arrêtées le 26 mai, trois étaient mineures. Les trois majeurs ont été présentés au procureur dans les jours suivants. Dès le 29 mai, trois d’entre eux ont été placés en détention provisoire, selon le JSL.

Le 1er juin, ces trois majeurs ont comparu en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. La procureure Edwige Roux-Morizot a requis douze à quatorze mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de huit mois. Elle a qualifié les faits de « violences absolument gratuites » et « ignobles et inacceptables en France en 2026 », selon info-chalon.com. Des condamnations et des relaxes ont été prononcées à l’issue de l’audience.

Un secteur déjà visé par plusieurs agressions

La rue Denis-Papin et les abords du port nord constituent un lieu de rencontres homosexuelles connu localement. Selon le JSL, plusieurs agressions homophobes avaient déjà été recensées dans ce secteur dans les semaines et mois précédant le 26 mai. Le mobile affiché par certains des protagonistes, selon la presse régionale, était explicite : « casser du pédé et voler ».

Le lundi 2 juin, des voitures ont défilé pendant près de deux heures à proximité du port nord, selon le JSL, dans un mouvement de présence informelle autour du lieu de l’agression.

Contexte dans la Saône-et-Loire

Chalon-sur-Saône est la deuxième commune du département par la population, avec 45 102 habitants au recensement 2023 (INSEE). L’association LGBT Rainbow y est implantée depuis au moins 2010, avec un siège place Thévenin. Cette affaire est la plus documentée en matière d’agressions à caractère homophobe dans le département depuis plusieurs années. La mobilisation judiciaire - sept mis en cause, comparutions immédiates, détentions provisoires - est notable pour un tribunal de taille intermédiaire comme celui de Chalon. La ville était par ailleurs dans l’actualité cette semaine pour d’autres motifs.

Le dossier reste ouvert. Le sort du septième garde à vue - mis en cause ou remis en liberté - n’était pas encore connu à l’heure de la publication de cet article.

La suite de la procédure concernant les trois mineurs et les éventuelles suites judiciaires pour le septième interpellé dépend désormais du parquet de Chalon-sur-Saône.

Sources

Élodie Petitjean

Élodie Petitjean

Élodie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Saône-et-Loire (71), avec Mâcon pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC pouilly-fuisse et abbaye Cluny. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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