Charleville-Mézières : Ravignon réélu, un nouveau mandat sous le signe de la sécurité et de l’emploi

Le maire sortant remporte le premier tour avec 65,91 % des voix, face à quatre listes aux propositions contrastées.

Charleville-Mézières : Ravignon réélu, un nouveau mandat sous le signe de la sécurité et de l’emploi
Illustration Marion Lambert / info.fr

Boris Ravignon a été réélu dès le premier tour des municipales du 15 mars 2026 à Charleville-Mézières. Sécurité, emploi et santé structuraient son programme. Le conseil municipal d'installation s'est tenu le 20 mars.

Cinq listes, un seul tour. À Charleville-Mézières, les électeurs n’ont pas eu à se déplacer une seconde fois. Boris Ravignon, maire sortant divers droite et président d’Ardenne Métropole, a été réélu le 15 mars 2026 avec 65,91 % des suffrages, selon les résultats publiés par Le Monde. Il brigue ainsi un troisième mandat à la tête de la ville.

Cinq candidats, deux grandes lignes de fracture

La campagne avait mis en évidence deux oppositions principales. D’un côté, Damien Lerouge, tête de liste union de la gauche (PS, Écologistes, PCF), a recueilli 20,15 % des voix en défendant les services publics, la circulation et le soutien aux associations. De l’autre, Romain Petitfils, union des droites extrêmes (Identité-Libertés, Debout la France), s’est arrêté à 9,77 %, en proposant notamment l’embauche de 19 policiers municipaux supplémentaires, selon France Bleu. Deux autres listes complétaient l’offre électorale : une liste LFI conduite par Philippe Lenice et une liste ouvrière du Parti des travailleurs, selon France 3 Grand Est.

Le débat télévisé diffusé sur France 3 le 4 mars avait cristallisé les divergences : emploi des jeunes, sécurité, animations locales et services publics ont dominé les échanges entre candidats.

Budget voté, mandat potentiellement allongé

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Le conseil municipal d’installation s’est réuni le 20 mars 2026, six jours après la victoire de Ravignon. Le budget 2026 a depuis été adopté à la majorité : 98,4 millions d’euros en fonctionnement et 22,7 millions en investissement, selon Ardennes Actu.

Particularité de ce scrutin : le mandat pourrait durer sept ans au lieu de six, en raison d’un alignement calendaire avec les élections législatives de 2027, selon L’Union.

Un précédent : 2020, le score du Covid

En 2020, Boris Ravignon avait été réélu au premier tour avec 77,61 % des voix, dans un contexte de pandémie qui avait fait grimper l’abstention à 68,26 %, selon Wikipédia. Le score de 2026, inférieur en pourcentage mais obtenu dans une configuration à cinq listes, témoigne d’une compétition plus ouverte.

La sécurité restait un thème transversal à quasiment toutes les listes. Romain Petitfils l’avait placée au cœur de sa campagne, Boris Ravignon en avait fait l’une de ses priorités aux côtés de la santé et du chômage, et Damien Lerouge l’intégrait dans un programme plus large centré sur les services publics.

Sources

Marion Lambert

Marion Lambert

Installée à Charleville-Mézières, elle couvre la sidérurgie, le chômage endémique, les débats sur la réindustrialisation et les projets culturels autour de la marionnette. Formée en alternance dans un quotidien régional, elle connaît le terrain ardennais par cœur. Ligne de conduite : croiser témoignages d'ouvriers, données Pôle emploi, déclarations patronales, ne rien laisser passer sans vérification.

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