Château de Lézignac (Tarn) : incendié par des collégiens en 2017, il vient d’être vendu

Abandonné depuis des années et ravagé par le feu, le monument historique de Graulhet a trouvé des acquéreurs en mai 2026

Château de Lézignac (Tarn) : incendié par des collégiens en 2017, il vient d'être vendu
Illustration Virginie Cazenave / info.fr

Le château de Lézignac, à Graulhet, partiellement classé monument historique, a été mis en vente en novembre 2025 pour 200 000 euros. Il vient de trouver des acquéreurs. L'édifice était à l'abandon depuis plusieurs années et avait été ravagé par un incendie en août 2017, allumé par quatre collégiens de 13 ans.

Le château de Lézignac, à Graulhet (Tarn), partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1977, a été mis en vente en novembre 2025 et vient de trouver des acquéreurs, selon l’agence Century 21 de Graulhet. Le site avait été laissé à l’abandon pendant plusieurs années, régulièrement squatté, avant d’être ravagé par un incendie le 7 août 2017.

L’essentiel

  • Incendie : le 7 août 2017, quatre collégiens de 13 ans mettent le feu au château ; les aveux sont confirmés après trois mois d’enquête, en octobre 2017.
  • Protection partielle : façades, toitures, grand escalier et cheminées sont inscrits aux monuments historiques depuis le 1er mars 1977.
  • Mise en vente : le bien - 700 m² bâtis sur 74 000 m² de terrain - est proposé à 200 000 euros en novembre 2025 via Century 21 Graulhet.
  • Vente conclue : des acquéreurs sont annoncés mi-mai 2026 ; leur identité et le détail du projet restent non divulgués.

Un incendie allumé par des adolescents

Le 7 août 2017, les pompiers interviennent sur un important sinistre au château de Lézignac. L’édifice, déjà dégradé par des années d’abandon, est très sérieusement endommagé. L’enquête désigne rapidement quatre collégiens de 13 ans. Selon La Dépêche du Midi, il s’agissait d’un jeu qui a mal tourné. Les quatre adolescents passent aux aveux en octobre 2017, après trois mois d’investigations.

Avant l’incendie, le château était régulièrement squatté, selon Actu.fr. L’absence de propriétaire actif en avait fait un lieu de passage.

Un patrimoine vieux de plus de huit siècles

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Le domaine de Lézignac est attesté depuis 1159. Selon Wikipedia, le site est alors donné à l’abbaye cistercienne de Candeil par le vicomte de Lautrec, Sicard V. Il sert de grange et de résidence aux abbés. Le château actuel, dans sa configuration moderne, est partiellement inscrit au titre des monuments historiques depuis le 1er mars 1977 : façades, toitures, grand escalier, et cheminées du rez-de-chaussée et du premier étage sont protégés, selon la base Mérimée du ministère de la Culture.

Cette protection partielle implique des obligations de travaux encadrées par l’État et peut ouvrir droit à des aides spécifiques pour la restauration.

200 000 euros pour 700 m² et sept hectares

En novembre 2025, le bien est mis sur le marché par l’agence Century 21 de Graulhet. Le prix : 200 000 euros pour un ensemble de 700 m² de bâti sur 74 000 m² de terrain. Un rapport surface/prix qui reflète l’état dégradé du site et l’ampleur des travaux à prévoir.

Mi-mai 2026, la vente est annoncée conclue, selon Le Journal d’Ici. L’agence immobilière parle d’un « beau projet, porteur d’avenir pour le patrimoine local ». L’identité des acquéreurs et la nature précise du projet n’ont pas été communiqués à ce stade.

Les situations de bâtiments anciens laissés vacants puis vandalisés ne sont pas rares dans le département. Le Tarn a connu d’autres faits divers marquants ces dernières semaines, mais la trajectoire du château de Lézignac - abandon, dégradation, vente et projet de restauration - reste un cas emblématique pour le patrimoine local.

Contexte dans le Tarn

Le Tarn compte plusieurs dizaines d’édifices inscrits ou classés monuments historiques. Graulhet, ville de quelque 11 000 habitants dans le bassin de l’Agoût, est connue pour son passé mégissier (travail des peaux). Le tissu patrimonial y est dense mais les moyens de conservation restent limités pour les propriétés privées.

Le cas de Lézignac illustre une problématique récurrente : des bâtiments partiellement protégés, hérités ou abandonnés, qui se dégradent faute d’entretien avant d’être cédés à des prix bas. La restauration d’un tel édifice, compte tenu de son inscription aux monuments historiques, devra associer l’architecte des Bâtiments de France. Le coût réel des travaux n’a pas été chiffré publiquement. Des projets similaires en Occitanie ont mobilisé des dynamiques locales de financement participatif, mais rien n’indique que ce modèle sera retenu ici.

Prochaine étape incertaine

Aucun calendrier de travaux ni programme de restauration n’a été rendu public par les nouveaux propriétaires. La présentation officielle du projet reste attendue.

Sources

Virginie Cazenave

Virginie Cazenave

Virginie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn (81), avec Albi pour chef-lieu. Spécialité du département : cite episcopale Albi UNESCO et Toulouse-Lautrec. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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