Châtellerault : deux pompiers sauvent deux enfants d’un incendie au 4e étage
Un violent feu s'est déclaré samedi matin dans la résidence Churchill. Trois enfants étaient seuls dans le logement. Une fillette de 9 ans a sauté par la fenêtre.
Samedi 9 mai 2026, un incendie a ravagé un appartement au 4e étage de la résidence Churchill, quartier d'Ozon à Châtellerault. Trois enfants se trouvaient seuls dans le logement. Deux d'entre eux ont été sauvés par des pompiers intervenus sans équipement. La troisième, âgée de 9 ans, a sauté par la fenêtre et a été transportée en urgence absolue.
Samedi 9 mai 2026, un incendie a ravagé un appartement au 4e étage de la résidence Churchill, quartier d’Ozon à Châtellerault. Trois enfants se trouvaient seuls dans le logement. Deux d’entre eux ont été sauvés par des pompiers intervenus sans équipement. La troisième, âgée de 9 ans, a sauté par la fenêtre et a été transportée en urgence absolue.
L’essentiel
- 11h45 : départ de feu signalé dans un appartement au 4e étage de la résidence Churchill, place Winston Churchill, quartier d’Ozon à Châtellerault.
- 3 enfants seuls (4, 7 et 9 ans) dans le logement au moment du sinistre, selon les premières constatations du parquet de la Vienne.
- Une fillette de 9 ans a sauté d’une fenêtre du 4e étage, blessée au poignet et à la jambe, transportée en urgence absolue à l’hôpital de Poitiers.
- 2 enfants sauvés par deux pompiers instructeurs du SDIS 86 intervenus sans équipement spécifique, qui ont évacué l’immeuble en premier.
- 40 pompiers et 70 professionnels mobilisés au total ; incendie maîtrisé vers 13h ; 5 personnes intoxiquées aux fumées.
Onze heures quarante-cinq : le feu se déclare
C’est vers 11h45, ce samedi matin, qu’un feu se déclare dans un appartement situé au 4e étage de la résidence Churchill, place Winston Churchill, en plein quartier de la Plaine d’Ozon. Le bâtiment, un immeuble résidentiel construit dans les années 1970 selon La Nouvelle République, n’avait pas connu d’incident majeur de ce type avant ce jour.
Les flammes se propagent rapidement. Trois enfants, âgés de 4, 7 et 9 ans, se trouvent seuls dans le logement au moment du sinistre. Les secours ne sont pas encore sur place.
Une fillette saute du quatrième étage
Face à la progression du feu, la fillette de 9 ans choisit de sauter par la fenêtre. Elle chute du 4e étage et percute le sol. Blessée au poignet et à la jambe, elle est prise en charge par les secours et transportée en urgence absolue à l’hôpital universitaire de Poitiers. Son pronostic vital n’a pas été engagé, selon les informations disponibles à l’heure de publication.
Ses deux jeunes frères ou sœurs, âgés de 4 et 7 ans, sont toujours à l’intérieur du bâtiment en feu.
Deux pompiers agissent sans équipement
Deux pompiers instructeurs du SDIS 86 arrivent parmi les premiers sur place. Ils ne disposent pas d’équipement spécifique d’intervention en milieu enfumé. Ils décident néanmoins d’agir. Ils procèdent à l’évacuation de l’immeuble et parviennent à sortir les deux jeunes enfants des flammes.
Le commandant Laurent Ropars, du SDIS 86, a salué leur geste dans les colonnes de La Nouvelle République : « Sans équipement spécifique, ils ont procédé aux mesures d’évacuation de l’immeuble et assuré le sauvetage de deux enfants. »
Ce type d’intervention précoce, avant l’arrivée des renforts équipés, représente un risque réel pour les sauveteurs. Les deux pompiers ont eux-mêmes été intoxiqués par les fumées et pris en charge en urgence relative.
Soixante-dix professionnels mobilisés, feu éteint à 13h
La mobilisation a rapidement pris de l’ampleur. Environ 40 pompiers du SDIS 86 ont été engagés sur le sinistre, pour un total de plus de 70 professionnels d’urgence, dont 14 volontaires de la Protection Civile de la Vienne, selon ICI (ex-France Bleu). L’incendie a été maîtrisé vers 13h, soit un peu plus d’une heure après son déclenchement.
Au total, cinq personnes ont été intoxiquées par les fumées : trois civils et les deux pompiers intervenus en premier. Toutes ont été prises en charge en urgence relative.
Deux appartements ont été rendus inhabitables par le sinistre. La mairie de Châtellerault a fourni une aide immédiate à la famille sinistrée, selon ICI.
Origine du feu et enquête du parquet
La police de la Vienne a écarté la piste criminelle. L’origine exacte de l’incendie reste à déterminer.
Autre dimension de cette affaire : les trois enfants se trouvaient seuls dans l’appartement au moment du sinistre. Le parquet de la Vienne a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances et examiner la question de la responsabilité parentale, selon France 3 Nouvelle-Aquitaine. Une audience préliminaire serait attendue d’ici fin mai 2026, selon la même source - information à prendre avec précaution, la date n’ayant pas été confirmée officiellement à ce stade.
Ce dossier rejoint une préoccupation plus large sur la sécurité des mineurs laissés sans surveillance, comme d’autres drames récents impliquant des enfants l’ont mis en lumière ces dernières semaines en France.
Contexte dans la Vienne
Châtellerault est la deuxième ville du département de la Vienne avec environ 32 000 habitants. Le quartier d’Ozon, où se situe la résidence Churchill, est un secteur de logements collectifs à l’ouest de la ville.
À l’échelle départementale, le SDIS 86 a enregistré 19 994 interventions en 2025 dans la Vienne, dont environ 6 % liées à des incendies - soit près de 1 200 cas - , selon La Nouvelle République et les données de la sécurité civile. Les feux de forêt estivaux ont marqué cette année. Les incendies d’habitation, moins spectaculaires médiatiquement, concentrent néanmoins une part significative des risques humains, notamment en milieu urbain dense.
Les interventions de ce type rappellent les enjeux de sécurité dans les immeubles anciens. La question de la présence ou non de détecteurs de fumée fonctionnels dans le logement n’a pas encore été précisée par les autorités. On peut noter par ailleurs que les forces de sécurité sont régulièrement exposées à des risques graves dans l’exercice de leur mission, comme l’ont montré d’autres faits récents.
Ce que l’on ne sait pas encore
Plusieurs points restent en suspens : le détail des causes du feu, l’état de santé précis de la fillette hospitalisée à Poitiers, et les suites judiciaires concernant la garde des enfants. La mairie n’a pas encore détaillé publiquement les mesures d’hébergement prises pour la famille.
Le parquet de la Vienne devrait apporter des précisions dans les prochains jours sur le volet judiciaire de ce dossier.
Sources
- La Nouvelle République : Un drame évité de justesse grâce à deux pompiers lors d'un feu d'appartement à Châtellerault
- ICI (ex-France Bleu) : Incendie d'appartement à Châtellerault : une fillette saute du 4e étage pour échapper aux flammes
- France 3 Nouvelle-Aquitaine : Trois enfants piégés dans le violent incendie de leur appartement, une jeune fille de 10 ans en état d'urgence absolue
- Le 7 : Incendie à Châtellerault : une fillette de 9 ans en urgence absolue