Chaumont : démantèlement d’un réseau de stupéfiants après plusieurs mois d’enquête, 10 interpellations
L'opération menée le 22 juin a mobilisé 80 gendarmes. Dix personnes ont été mises en examen pour trafic de cannabis et de cocaïne.
Le 22 juin 2026, les gendarmes de Haute-Marne ont démantelé un réseau de stupéfiants actif à Chaumont. L'enquête, ouverte en décembre 2025, a conduit à l'interpellation de dix personnes et à des saisies importantes de drogues.
L’essentiel
- Fait 1 : Opération judiciaire le 22 juin 2026 à Chaumont (Haute-Marne).
- Fait 2 : 80 gendarmes mobilisés pour interpeller 10 personnes.
- Fait 3 : Enquête ouverte en décembre 2025 par le parquet de Chaumont.
- Fait 4 : Saisies de cannabis et de cocaïne.
Une opération menée en une matinée
Le lundi 22 juin 2026, une vaste opération judiciaire a été déclenchée à Chaumont et ses alentours. Selon la gendarmerie de la Haute-Marne, 80 gendarmes ont été déployés pour procéder à l’interpellation de dix personnes impliquées dans un réseau de trafic de stupéfiants. L’opération, préparée depuis plusieurs mois, s’est déroulée en une seule matinée. Les forces de l’ordre ont investi plusieurs points de vente présumés et des domiciles.
Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue puis déférées devant le parquet de Chaumont. Toutes ont été mises en examen pour acquisition, détention, transport, offre, cession et vente de stupéfiants. Plusieurs d’entre elles ont été placées en détention provisoire dans l’attente de leur jugement, a précisé le parquet.
Une enquête de longue haleine
L’affaire remonte à décembre 2025. Le parquet de Chaumont avait ouvert une enquête préliminaire confiée à la section de recherches (SR) de Reims et au groupement de gendarmerie de la Haute-Marne. Les investigations ont permis d’identifier un réseau structuré écoulant du cannabis et de la cocaïne sur le secteur de Chaumont. Selon une source proche du dossier, plusieurs mois de surveillance, d’écoutes téléphoniques et de recoupements ont été nécessaires pour cartographier l’organisation.
Les enquêteurs ont notamment mis au jour un système d’approvisionnement régulier depuis une région limitrophe. Les quantités saisies lors du coup de filet du 22 juin sont qualifiées de « significatives » par les autorités, sans que le détail précis n’ait été communiqué à ce stade. « C’est un coup dur porté au trafic local », a commenté une source judiciaire.
Contexte dans la Haute-Marne
Le département de la Haute-Marne (52), l’un des moins peuplés de France avec environ 170 000 habitants, connaît une pression relativement modérée en matière de trafic de stupéfiants comparé aux grandes métropoles. Chaumont, préfecture d’environ 21 700 habitants, est régulièrement le théâtre d’opérations ciblées. Selon les données de l’Office antistupéfiants (Ofast), les saisies de cannabis et de cocaïne y ont augmenté de 15 % en 2025 par rapport à l’année précédente, reflétant une tendance nationale. En Moselle, la canicule a également mobilisé les autorités, mais sur un registre différent.
L’opération du 22 juin s’inscrit dans un plan d’action départemental de lutte contre les stupéfiants piloté par la préfecture. Des contrôles renforcés sont menés régulièrement, notamment aux abords des collèges et lycées.
Prochaine étape judiciaire
Les dix mis en examen devront répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Chaumont. Aucune date d’audience n’a encore été fixée. Dans l’attente, les personnes placées en détention provisoire restent incarcérées à la maison d’arrêt de Chaumont. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels compléments d’information.
Alors que d’autres faits divers ont marqué la semaine, l’affaire chaumontaise illustre la persistance du trafic de stupéfiants en zone rurale, souvent alimenté par des réseaux venus des grandes agglomérations. Les autorités locales comptent sur cette opération pour dissuader d’autres trafiquants.