Chine : glissement de terrain et inondations font au moins 18 morts
Un glissement de terrain dans le Gansu, des inondations dans le sud et des tornades au Hubei frappent la Chine début juillet 2026
Le 7 juillet 2026, la Chine cumule les catastrophes météorologiques. Un glissement de terrain a tué au moins 5 personnes dans le Gansu, tandis que des inondations et des tornades ont fait plusieurs dizaines de morts dans d'autres régions du pays.
L’essentiel
- Gansu : un glissement de terrain a enseveli 33 personnes dans le village de Renzang, faisant au moins 5 morts et laissant 12 personnes bloquées, selon Xinhua.
- Sud du pays : les inondations liées au typhon Maysak ont fait au moins 2 morts supplémentaires, selon Euronews et France 24.
- Guangxi : plus de 50 000 personnes ont été évacuées après la rupture de deux réservoirs, selon l’AFP.
- Hubei : des tempêtes et tornades ont causé la mort de 11 personnes et blessé 331 autres, selon Xinhua.
- Réponse d’urgence : le gouvernement central a débloqué 30 millions de yuans pour le Gansu, selon CCTV.
La Chine fait face, en ce début juillet 2026, à une accumulation de catastrophes météorologiques qui touchent simultanément le nord-ouest, le sud et le centre du pays. Glissement de terrain, inondations, rupture de réservoirs et tornades se combinent en quelques jours, obligeant les autorités à activer plusieurs dispositifs d’urgence.
Un glissement de terrain meurtrier dans le Gansu
Le drame le plus grave s’est produit tôt le matin du 7 juillet dans le village de Renzang, district de Tanchang, province du Gansu, dans le nord-ouest du pays. Des pluies diluviennes ont déclenché un glissement de terrain qui a enseveli 33 personnes, selon l’agence officielle Chine Nouvelle. Les secours ont pu localiser 21 d’entre elles, mais au moins 5 sont mortes et 12 restaient bloquées sous les décombres au moment de la publication de ces informations.
Face à l’ampleur des dégâts, le ministère chinois de la Gestion des urgences a déclenché une réponse d’urgence de niveau III pour catastrophes géologiques dans la province, le quatrième niveau (le plus faible) de son échelle d’alerte. Le gouvernement central a par ailleurs annoncé, selon la chaîne publique CCTV, une aide de 30 millions de yuans (environ 3,8 millions d’euros) destinée à la reconstruction des infrastructures détruites dans la zone sinistrée.
Inondations et rupture de réservoirs dans le sud
Dans le sud du pays, ce sont les pluies apportées par le typhon Maysak qui ont provoqué de nouvelles inondations. Selon Euronews et France 24, ces intempéries ont fait au moins 2 morts supplémentaires. La région du Guangxi est particulièrement touchée : deux réservoirs y ont cédé sous la pression des pluies torrentielles, obligeant les autorités à évacuer environ 48 000 résidents, d’après l’AFP.
Le compte AsiaNews_FR a évoqué la rupture du réservoir de Liulan, à Hengxian dans le Guangxi, survenue le 7 juillet, la veille des nouvelles pluies. Aucun mort n’était confirmé à ce stade pour cet épisode précis, selon la même source. Le ministre chinois des Ressources en eau, Li Guoying, a prévenu que les fortes précipitations allaient se poursuivre dans le Guangxi et dans le Guangdong voisin, faisant peser une menace supplémentaire sur la solidité des digues de la région.
Des tornades meurtrières au Hubei
Le centre du pays n’est pas épargné non plus. Dans la province du Hubei, des tempêtes sévères accompagnées de tornades ont fait 11 morts et blessé 331 personnes, selon Xinhua. Ce bilan s’ajoute à celui du Gansu et du sud, portant à plus d’une quinzaine le nombre total de victimes recensées ces derniers jours sur l’ensemble du territoire chinois, en additionnant les différents foyers de catastrophe.
La mobilisation des autorités chinoises
Devant la multiplication des sinistres, le président Xi Jinping a exigé que les secours soient déployés avec les moyens maximaux, selon les informations recueillies par la presse internationale. Cette série d’événements intervient après des tempêtes déjà signalées dans le centre du pays les jours précédents, ce qui explique la tonalité d’alerte adoptée par les autorités locales et nationales. Sur X, la chaîne RTL Info a résumé la situation en évoquant des éléments qui « se déchaînent » en Chine, tout en signalant l’arrivée annoncée d’un autre système, le super typhon Bavi.
Contexte en Chine : une saison des pluies sous tension
Le nord-ouest, le sud et le centre de la Chine ne connaissent pas les mêmes régimes climatiques : le Gansu est une région montagneuse et semi-aride où les sols, fragilisés par des pluies inhabituellement intenses, deviennent instables et propices aux glissements de terrain. Le Guangxi et le Guangdong, à l’inverse, sont exposés chaque été aux typhons venus du Pacifique, comme Maysak cette année. Le Hubei, dans le bassin du fleuve Yangtsé, subit régulièrement des orages violents en saison chaude. Cette diversité géographique explique pourquoi plusieurs catastrophes distinctes peuvent frapper le pays simultanément, sans lien direct entre elles sur le plan météorologique, mais avec un point commun : des précipitations jugées exceptionnelles par les autorités chinoises elles-mêmes.
Pour un lecteur français, ces épisodes rappellent que la Chine, par sa taille continentale, cumule des risques climatiques très différents d’une région à l’autre, un peu comme si la France affrontait en même temps une crue cévenole, une tempête atlantique et un épisode de canicule alpine. Les autorités chinoises disposent d’un système d’alerte à plusieurs niveaux, dont le niveau IV activé dans le Gansu, comparable dans son principe aux dispositifs français de vigilance météorologique, mais mobilisé ici à une échelle nationale bien plus vaste.
Les raisons précises de l’intensité de ces pluies n’ont pas été détaillées par les autorités chinoises dans les documents consultés. Le ministre Li Guoying a en revanche été clair sur la suite : les précipitations doivent se poursuivre dans le Guangxi et le Guangdong, avec un risque accru pour les digues déjà fragilisées.
Prochaine étape : les autorités locales surveillent l’évolution des pluies annoncées dans le Guangxi et le Guangdong, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les personnes encore bloquées dans le Gansu.