CHU de Saint-Étienne : 100 postes à pourvoir, un forum de recrutement le 29 avril

Le CHU organise un forum le 29 avril pour tenter de combler une pénurie de personnel qui impacte déjà les patients de la Loire.

CHU de Saint-Étienne : 100 postes à pourvoir, un forum de recrutement le 29 avril
Illustration David Garnier / info.fr

Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Étienne cherche à recruter plus de 100 professionnels de santé en 2026. Un forum est organisé le 29 avril à l'Hôpital Nord. La pénurie, documentée depuis plusieurs années, a déjà conduit à des fermetures de services et des transferts de patients.

Plus de 100 postes restent à pourvoir au CHU de Saint-Étienne, établissement qui emploie pourtant plus de 8 000 personnes. Infirmiers, aides-soignants, professionnels de la rééducation : les besoins sont larges. Pour y répondre, la direction organise un forum de recrutement le 29 avril 2026, de 16h à 19h à l’Hôpital Nord, selon IF Saint-Étienne.

Des services déjà touchés

Les conséquences concrètes pour les patients sont visibles. En janvier 2026, 79 patients gériatriques ont été transférés du site de la Charité vers Bellevue, entraînant la fermeture du premier site aux hospitalisations, rapporte Mesinfos. En 2025, une unité psychiatrique a réduit sa capacité à 12 lits au lieu de 20, en raison de l’épuisement du personnel, selon une enquête de France 3 Régions. Des soignants interrogés évoquaient alors « l’impression d’avoir laissé tomber nos patients ».

Le directeur général Olivier Bossard a justifié certains choix budgétaires : « Construire ces parkings aurait mobilisé entre 20 et 30 millions d’euros qui auraient manqué pour conduire des projets de soins », indique-t-il, cité par Mesinfos. La direction affirme que la situation financière reste saine malgré les difficultés.

La CGT en désaccord

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Ce discours ne convainc pas tout le monde. En janvier 2026, la CGT dénonçait des comptes « dans le vert » obtenus selon elle au détriment de la qualité des soins, d’après Le Progrès. Le syndicat estime que les difficultés liées à la pénurie sont sous-estimées dans les bilans officiels.

Une crise structurelle, pas conjoncturelle

La situation n’est pas nouvelle. En 2023, le CHU manquait déjà de 65 infirmiers sur 2 300 postes et de 11 aides-soignants sur 1 000. Le taux de vacance atteignait 50 % chez les urgentistes, selon IF Saint-Étienne. En 2024, la Cour des Comptes soulignait des difficultés nationales à pourvoir les postes médicaux dans les urgences et la pédiatrie, une tendance qui s’est aggravée depuis.

Prochaine étape : le CHU prévoit d’achever le bâtiment « Femme Couple Mère Enfant » à l’Hôpital Nord en 2028, un chantier destiné à anticiper le vieillissement de la population, selon Mesinfos.

Sources

David Garnier

David Garnier

Basé à Saint-Étienne, traite la désindustrialisation, les tensions sur l'emploi, les projets de reconversion urbaine et l'université. Formé à Sciences Po Grenoble, il a travaillé en radio régionale avant de rejoindre la rédaction web. Posture éditoriale : rencontrer les ouvriers, les élus, les entrepreneurs, vérifier les bilans sociaux avant de publier.

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