Citigroup sabre ses objectifs pour Bitcoin et Ethereum, les ETF en pleine décollecte
La banque réduit de 27% son objectif pour le Bitcoin et de 29% pour l'Ethereum, et ramène à zéro ses prévisions d’entrées nettes dans les ETF crypto.
Le 1er juillet 2026, Citigroup a abaissé ses objectifs de cours à 12 mois pour le Bitcoin et l’Ethereum, invoquant des sorties massives des ETF Bitcoin au comptant et l’absence d’avancée législative américaine. La banque table désormais sur 82 000 $ pour le BTC et 2 240 $ pour l’ETH.
L’essentiel
- Objectifs revus à la baisse : Citigroup abaisse de 27% son objectif Bitcoin à 82 000 $ et de 29% celui de l’Ethereum à 2 240 $.
- ETF en fuite : La banque ramène ses prévisions d’entrées nettes dans les ETF crypto à zéro, après une décollecte de 3,3 milliards de dollars depuis janvier 2026 et un record mensuel de 4 milliards de sorties en juin.
- Contexte réglementaire : Le blocage du Clarity Act au Sénat américain et la réorientation des capitaux vers l’intelligence artificielle expliquent ce désamour pour les actifs numériques.
Une révision en règle
Les analystes de Citigroup ont publié une note de recherche qui a refroidi le marché des cryptomonnaies. L’objectif de cours à douze mois du Bitcoin passe de 112 000 $ à 82 000 $, soit une baisse de 27 %. Celui de l’Ethereum est abaissé de 29 %, de 3 175 $ à 2 240 $, selon des informations rapportées par Reuters et confirmées par la banque. Ces nouvelles cibles traduisent une défiance accrue envers le secteur.
La saignée des ETF Bitcoin
Le principal motif invoqué par Citigroup est la décollecte historique des ETF Bitcoin au comptant. Les sorties nettes cumulées depuis le début de l’année 2026 atteignent 3,3 milliards de dollars. Le mois de juin a même battu un triste record avec 4 milliards de dollars de retraits, selon des données de Bloomberg. Face à cette hémorragie, la banque a révisé de 10 milliards à zéro dollar ses prévisions d’entrées nettes de capitaux dans les ETF crypto pour les douze prochains mois, rapporte Reuters.
Contexte réglementaire et économique
Citigroup pointe deux causes principales. D’une part, l’enlisement législatif à Washington : le Clarity Act, qui devait encadrer les actifs numériques, reste bloqué au Sénat. D’autre part, une réorientation massive des fonds institutionnels vers les actifs liés à l’intelligence artificielle, jugés plus prometteurs à court terme. « Le manque de clarté réglementaire aux États-Unis freine l’adoption et la confiance des investisseurs », écrivent les analystes dans leur note.
Un scénario noir en cas de récession
Dans son scénario le plus pessimiste, qui intègre une récession économique mondiale, Citigroup anticipe un Bitcoin à 53 000 $ et un Ethereum à 1 094 $ d’ici un an. Une perspective qui inquiète les acteurs du secteur, même si le Bitcoin a brièvement repassé le cap des 60 000 $ le 2 juillet, porté par des déclarations du président de la Fed, Kevin Warsh, évoquant une baisse des risques d’inflation, selon Bloomberg.
Prochaine étape : les marchés guettent désormais toute avancée législative américaine, notamment le sort du Clarity Act, ainsi que les prochains flux des ETF Bitcoin, qui donneront le pouls de la confiance des investisseurs.