Clermont : 24°C en avril, une douceur estivale qui ne durera pas

Le 8 avril 2026, Clermont a frôlé les températures d'été, avant un retour brutal au froid dès le lendemain.

Clermont : 24°C en avril, une douceur estivale qui ne durera pas
Illustration Grégory Vasseur / info.fr

Mercredi 8 avril, le thermomètre a grimpé jusqu'à 24°C à Clermont dans l'Oise. Soit 8 à 10°C au-dessus des normales saisonnières. Les habitants ont profité du soleil. Mais l'embellie était de courte durée.

Les parcs, les terrasses, les bords de routes : mercredi 8 avril, les Clermontois sont sortis profiter d’une journée qui ressemblait davantage à juillet qu’à un début de printemps. Les températures ont atteint 24°C, loin des 6 à 16°C habituellement attendus en avril dans l’Oise, selon les données climatiques de référence.

La chute a été rapide. Dès les jours suivants, un vent de nord-ouest a ramené les températures autour de 14°C, selon Actu.fr. Le contraste était saisissant, mais pas vraiment surprenant pour qui suit l’évolution météo de cette saison.

Un hiver 2025-2026 déjà hors normes

Cette anomalie printanière s’inscrit dans une séquence climatique atypique. L’hiver 2025-2026 en France a été exceptionnel : températures supérieures de 3,5°C aux normales et excédent de précipitations de 100%, selon Le Parisien et 20 Minutes. L’Oise n’a pas été épargnée par ces dérèglements.

En mars 2026, Beauvais a enregistré 191 heures d’ensoleillement, soit 50% de plus que la normale, d’après les relevés partagés par Météo Nord Parisien. Cette douceur persistante a contribué à prolonger l’impression de précocité climatique jusqu’en avril.

La vigilance reste de mise

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Météo-France a émis une vigilance pour l’Oise le 17 avril 2026, valable jusqu’au 18 avril, en raison de phénomènes potentiellement dangereux. Un rappel que ces journées estivales hors saison ne signifient pas une météo stable.

À l’échelle mondiale, 2026 devrait figurer parmi les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une température moyenne de 1,44°C au-dessus des niveaux préindustriels, selon les données climatiques canadiennes. Ces tendances globales se traduisent localement par des écarts de plus en plus marqués entre épisodes chauds et retours au froid.

Des précédents existent : des coups de chaleur précoces en avril ont déjà été observés en France, notamment en 1985, selon meteo-paris.com. Mais leur fréquence et leur intensité semblent s’accentuer.

Prochaine étape : Météo-France évoque un retour possible d’El Niño à partir de l’été 2026, ce qui pourrait amplifier les variations climatiques extrêmes dans la région. Les sols de l’Oise, déjà saturés après un hiver très pluvieux, retarderont par ailleurs l’assèchement printanier, selon les prévisions citées par 20 Minutes.

Sources

Grégory Vasseur

Grégory Vasseur

Basé à Beauvais, traite l'aéroport low-cost, les tensions sur les nuisances sonores, l'agriculture et les fermetures de maternités. Formé au CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer dans l'Oise. Conviction : interroger les riverains, les pilotes, les élus, croiser les rapports de l'ACNUSA avant de publier.

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