Kim Clijsters tacle Emma Raducanu : « On la traite comme une princesse »
L'ancienne numéro 1 mondiale Kim Clijsters a égratigné Emma Raducanu dans une interview, déplorant son attitude de « princesse » et ses huit changements d'entraîneur en cinq ans.
Quadruple championne du Grand Chelem, Kim Clijsters s'en est prise à Emma Raducanu dans une interview relayée par plusieurs médias. Elle a critiqué l'attitude de la Britannique après son sacre à l'US Open 2021 et son instabilité chronique au niveau de l'encadrement technique.
L’essentiel
- Critique cinglante : Kim Clijsters a implicitement visé Emma Raducanu, évoquant des joueuses qui « se comportent comme des princesses » après un titre du Grand Chelem.
- Instabilité record : La Britannique a changé huit fois d’entraîneur en cinq ans, un chiffre jugé « incompréhensible » par la Belge.
- Qui décide ? Clijsters s’interroge sur le rôle du père et de l’agent de Raducanu dans ces décisions.
Des « princesses » sur le circuit
Kim Clijsters n’a pas mâché ses mots. Dans un entretien dont les propos ont été repris par We Love Tennis, la quadruple vainqueur de Grand Chelem a fustigé l’attitude de certaines joueuses après un sacre majeur. « Nous avons vu des joueuses dire : “Oh, j’ai gagné un Grand Chelem, maintenant j’ai réussi. Il y a des sponsors qui arrivent et on me traite comme une princesse” », a-t-elle lancé, sans citer nommément Emma Raducanu mais en référence à son parcours post-US Open 2021.
Ces déclarations interviennent alors que Raducanu, 23 ans, vient de mettre un terme à sa collaboration avec l’entraîneur Francisco Roig après seulement six mois de travail. Un énième divorce qui porte à huit le nombre de changements de coachs depuis son titre new-yorkais de 2021.
Huit entraîneurs en cinq ans : « Qui prend ces décisions ? »
L’ancienne numéro 1 mondiale s’est dite « perplexe » devant cette instabilité chronique. « Dans un club de football, quand on change d’entraîneur après quelques mauvais résultats, on ne donne pas le temps de travailler. Au tennis, c’est pareil », a-t-elle expliqué sur le site Tennis Temple.
Clijsters a poussé la réflexion plus loin en s’interrogeant sur l’entourage de la Britannique : « On se demande qui prend ces décisions : la joueuse, son agent, son père ? » Une question qui résonne particulièrement alors que Raducanu est souvent présentée comme très entourée par sa famille, notamment son père Ian.
Un bonheur personnel comme carburant
Pourtant, la Belge a nuancé son propos en saluant le bonheur personnel de Raducanu, qu’elle perçoit comme un atout sur le court. Dans le même entretien, Clijsters a confié : « J’ai vu des photos qui montrent qu’elle a aussi un nouveau petit ami. Et le simple fait d’être heureux en dehors du court permet de mieux jouer sur le court, je l’ai toujours dit. »
Un message à double tranchant : la critique de fond sur le manque de stabilité technique et mentale coexiste avec une forme de bienveillance sur l’équilibre personnel. Un paradoxe qui n’a pas échappé aux observateurs.
Contexte dans le tennis féminin
Ces déclarations interviennent dans un paysage où le tennis féminin peine à renouveler ses têtes d’affiche. Emma Raducanu, qui avait déjoué tous les pronostics en 2021 à Flushing Meadows, n’a jamais confirmé depuis. Elle alterne les blessures et les changements de staff. Actuellement engagée au tournoi WTA de Cluj-Napoca, où elle est tête de série numéro 1, la Britannique s’est qualifiée pour les quarts de finale. Mais l’ombre de ses difficultés persistantes plane sur chacun de ses matchs.
La France, de son côté, suit ce dossier avec attention. Les critiques de Kim Clijsters trouvent un écho particulier dans l’Hexagone, où la Fédération Française de Tennis mise sur la stabilité des entraîneurs pour former les jeunes espoirs. Plusieurs observateurs comparent la situation de Raducanu à celle de certaines Françaises passées par des phases d’instabilité technique.
Kim Clijsters, qui a été numéro 1 mondiale et a remporté l’US Open à trois reprises (2005, 2009, 2010) ainsi que l’Open d’Australie 2011, parle en connaissance de cause. Son retour après une première retraite et une maternité reste un modèle de résilience. Son conseil à Raducanu est clair : « Un coach a besoin de temps pour travailler. »
Prochaine étape : les quarts à Cluj
Emma Raducanu doit maintenant répondre sur le terrain. Elle affrontera ce week-end une adversaire encore inconnue en quart de finale du tournoi roumain. Une performance solide pourrait temporairement faire taire les critiques. Mais le débat de fond, lui, reste ouvert.
