Climat et santé : l’Europe paie la facture en morts, en dengue et en pollens
Le rapport Lancet Countdown Europe 2026 quantifie l'onde de choc sanitaire : 62 000 morts de chaleur en 2024, dengue record, saisons polliniques qui explosent.
Plus de 62 000 morts de chaleur en Europe en 2024. La dengue bat tous ses records. Les pollens débordent les saisons. Le réchauffement a déjà franchi la frontière sanitaire.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Mortalité de la chaleur devenue massive
Plus de 62 000 morts en Europe en 2024, 50 000 en 2023 : la chaleur tue désormais à grande échelle sur le continent.
Maladies vectorielles installées en France
Le moustique tigre couvre 96 départements et a déclenché 154 cas de chikungunya autochtones à l'été 2025, un record.
Coût économique chiffré, pilier par pilier
1,5 Md€ par an pour les allergies aux pollens en France, 130 Md€ à l'échelle européenne pour l'ensemble des allergies, auxquels s'ajoutent les coûts encore mal tracés de la surmortalité-chaleur et de la riposte aux arboviroses.
Paradoxe des subventions fossiles
444 Md€ de subventions européennes aux fossiles en 2023, plus que le coût européen annuel des allergies : l'argent public finance les émissions qui alimentent la facture sanitaire.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 62 000 morts de chaleur en Europe en 2024, selon le Lancet Countdown Europe 2026.
- Dengue : 304 cas autochtones en Europe en 2024, plus que les 15 années précédentes cumulées.
- Chikungunya en France : 154 cas recensés à l'été 2025, record historique.
- Allergies au pollen : 30 % des adultes français touchés, contre 3 % il y a 30 ans.
- Paradoxe budgétaire : 444 Md€ de subventions européennes au fossile en 2023, soit plus que les 130 Md€ annuels du coût européen des allergies.
Le chiffre vient de tomber. Plus de 62 000 personnes sont mortes de la chaleur en Europe en 2024 [1], selon le rapport du Lancet Countdown Europe publié le 22 avril [2] par 65 chercheurs [3]. L’année 2023, déjà, avait causé plus de 50 000 morts [4] liés à la chaleur sur le continent, selon des estimations parues dans Nature Medicine en septembre 2025 [5]. Ce ne sont plus des projections. Ce sont des actes de décès.
On se souvient de la canicule européenne de l’été 2003, qui avait tué environ 70 000 personnes sur le continent selon les réévaluations ultérieures. Elle était alors perçue comme un événement exceptionnel, un accident climatique hors norme. Plus de vingt ans plus tard, ce seuil est redevenu la norme statistique: plus de 62 000 morts en 2024 [1], plus de 50 000 en 2023 [4]. La canicule-événement est devenue canicule-climat.
Les données sont formelles. Les alertes de chaleur extrême ont triplé en trente-cinq ans [6] en Europe, passant d’une en moyenne chaque année entre 1991 et 2000 [7] à 4,3 entre 2015 et 2024 [8]. Joacim Rocklöv [9], codirecteur du Lancet Countdown Europe et professeur à l’université de Heidelberg, le résume sans adoucir: « Partout en Europe, les effets du changement climatique sur la santé s’intensifient plus rapidement que notre capacité à y répondre » [10].
La dengue et le chikungunya ne sont plus des maladies « tropicales »
304 cas de dengue autochtones ont été répertoriés en Europe sur la seule année 2024 [11], contre 275 cas [12] cumulés sur les quinze années précédentes. Posé autrement: une seule année a dépassé quinze ans d’histoire sanitaire européenne. Des foyers autochtones ont été identifiés dans quatre pays [13] - Italie, Croatie, France, Espagne - et le potentiel de transmission du virus de la dengue en Europe a augmenté de 297 % [14] sur la dernière décennie par rapport à la période 1980-2010.
On se souvient aussi de l’épidémie de chikungunya à La Réunion en 2005-2006, qui avait touché près d’un tiers de la population de l’île et s’était soldée par plusieurs centaines de décès. À l’époque, le virus était cantonné à l’océan Indien. Le premier cas autochtone de dengue en France métropolitaine, détecté dans les Alpes-Maritimes, était encore présenté comme une anomalie il y a une quinzaine d’années. Aujourd’hui, c’est un continent entier qui bascule.
Le vecteur s’appelle Aedes albopictus [15], le moustique tigre, originaire d’Asie du Sud-Est [16]. Introduit dans les Alpes-Maritimes en 2004 [17], il colonise désormais 96 départements [18] de l’Hexagone et diffuse à raison de 10 à 40 km par an [19]. Il est aussi capable de transmettre au moins 25 virus [20], dont la dengue, le West-Nile, le Zika et le chikungunya, précise l’Institut Pasteur.
Les données sur le chikungunya en France disent le reste. Au 19 août [21], Santé publique France recensait 27 foyers [22] et 154 cas [23]. Les années précédentes ne comptaient pas plus de 30 cas [24] sur un été entier. Pour la première fois, des cas ont été recensés en Grand Est [25], Nouvelle-Aquitaine [26] et Bourgogne-Franche-Comté [27]. Joacim Rocklöv l’explique sans détour: « les dix dernières années, la France, notamment, a subi l’arrivée du moustique-tigre et la diffusion de maladies qui vont avec, comme le chikungunya en 2025, car il se plaît de plus en plus chez nous du fait des températures qui augmentent » [28].
Le mécanisme: chaque degré de plus multiplie le risque
Pour le dire simplement, chaque hausse de la température estivale d’un degré [29] augmente le risque d’épidémie de dengue ou de chikungunya, selon une étude publiée dans The Lancet Planetary Health [30]. Dans les projections, le risque d’épidémie pourrait être cinq fois plus élevé [31] dans les années 2060 [32] qu’entre 1990 et 2024. Le Dr Aleksandra Kazmierczak [33], experte à l’Agence européenne pour l’environnement, le formule ainsi: « Plus de la moitié de toutes les maladies infectieuses auxquelles l’humanité est confrontée dans le monde ont été à un moment donné aggravées, voire renforcées, par les risques climatiques » [34].
Pollens: trois fois plus d’allergiques en trente ans
En France, 30 % [35] de la population adulte est aujourd’hui allergique aux pollens, contre 3 % [36] il y a trente ans, selon la présidente du syndicat français des allergologues Séverine Fernandez [37]. L’ANSES a confirmé dans un rapport de 2022 [38] que la prévalence des allergies respiratoires a été « multipliée par trois en trente ans » [39]. Aujourd’hui, 20 % des enfants de plus de 9 ans [40] et 30 % des adultes [35] sont touchés.
Ces chiffres ne sont pas contradictoires mais obéissent à des périmètres différents: les 30 % cités par le syndicat des allergologues portent sur la population adulte, tandis que l’ANSES distingue 20 % chez les enfants de plus de 9 ans [40] et 30 % chez les adultes [35], ce qui donne une prévalence globale pondérée légèrement inférieure à 30 % tous âges confondus. L’ordre de grandeur, lui, est robuste: près d’un Français sur trois est aujourd’hui concerné.
Le mécanisme est documenté. Premier effet: l’augmentation des températures entraîne une saison pollinique plus longue et plus intense [41]. Deuxième effet: l’élévation du taux de CO2 favorise la croissance des plantes et stimule leur production de pollen [42]. Troisième effet: les oxydes d’azote et les hydrocarbures aromatiques polycycliques [43] issus de la pollution interagissent avec les grains, les rendant plus allergisants. Concrètement, les aulnes et noisetiers fleurissent désormais dès décembre [44], contre février [45] il y a une dizaine d’années. L’intégrale pollinique annuelle moyenne est passée de 32 000 grains par ville en 2000 [46] à près de 42 000 en 2024 [47], soit une hausse de 33 % [48].
La facture économique, pilier par pilier
Pollens. Les coûts médicaux directs des allergies aux pollens étaient estimés par l’ANSES entre 60 et 185 millions d’euros par an [49] en 2020 [50]. Mais en intégrant les conséquences, l’estimation grimpe à 1,5 milliard d’euros par an [51] pour les seules allergies au pollen, selon Les Échos. L’ensemble des allergies représente 3,5 milliards [52] de coûts directs et 16 milliards [53] de coûts indirects (absentéisme, arrêts de travail). Au niveau européen, la facture atteint 130 milliards d’euros [54]. Pour faire face, la France compte 400 allergologues [55]. C’est mesurable. C’est insuffisant.
Chaleur. Le chiffrage économique de la surmortalité thermique reste plus fragmentaire. À l’échelle mondiale, le Lancet Countdown 2025 estime la productivité perdue en 2024 à cause des vagues de chaleur à 1 090 milliards de dollars [56], soit 3,7 milliards de journées de travail [57]. Rapportée aux 62 000 morts de 2024 [1], la charge sanitaire et économique pèse lourdement sur les systèmes hospitaliers européens.
Maladies vectorielles. Aucune source consolidée ne publie à ce jour le coût complet de la riposte française à l’été 2025: démoustication, hospitalisations liées aux 154 cas de chikungunya [23], campagne de vaccination Ixchiq et Vimkunya, surveillance entomologique dans les 96 départements colonisés [18]. Cette zone d’ombre comptable est, en soi, un indicateur: la dépense publique engagée n’est pas encore tracée comme un poste climatique.
La projection de l’OMS est sans ambiguïté: en 2050 [58], 50 % [59] de la population européenne souffrira d’allergies respiratoires.
Le paradoxe budgétaire: subventionner ce qui coûte
Voici la chaîne causale, telle qu’elle s’écrit en langage comptable. Un: les subventions des gouvernements européens aux énergies fossiles ont atteint un record de 444 milliards d’euros en 2023 [60], soit plus du triple [61] du niveau de 2016 [62], année de la signature de l’Accord de Paris. Deux: ces subventions réduisent artificiellement le prix du carbone et soutiennent donc les émissions. Trois: ces émissions alimentent le réchauffement que quantifient les 47 indicateurs [63] du Lancet Countdown. Quatre: ce réchauffement produit la surmortalité thermique, l’expansion des vecteurs et l’explosion pollinique documentées dans cet article.
Le ratio est brutal. L’Europe subventionne le fossile à hauteur de 444 milliards d’euros par an [60] et paie, pour les seules allergies, 130 milliards d’euros [54] de coûts sanitaires. Autrement dit: le continent dépense plus d’argent public à produire le problème qu’à en réparer les conséquences les mieux chiffrées. À l’échelle mondiale, le Lancet Countdown 2025 chiffre les subventions au pétrole, au charbon et au gaz à 7 000 milliards de dollars en 2023 [64]. Pendant ce temps, la mortalité mondiale liée à la chaleur a bondi de près de 85 % en trente ans [65] et 84 % des jours de canicule entre 2020 et 2024 [66] n’auraient pas existé sans le changement climatique. La Dr Marina Romanello [67], chercheuse à l’University College de Londres et principale coordinatrice du Lancet Countdown, le pose ainsi: « Chaque tonne de CO₂ émise aujourd’hui façonne la santé d’un enfant à naître demain » [68].
Posé autrement: les États dépensent pour émettre, puis paient pour soigner les effets de ce qu’ils ont émis. C’est la double facture, et elle n’apparaît dans aucun bilan consolidé.
Ce que les sources ne disent pas
Les données manquent sur un point pourtant central: la mortalité directement imputable aux maladies vectorielles autochtones en France. Aucune source consultée ne publie le bilan des hospitalisations liées au chikungunya de l’été 2025 ni le coût complet du dispositif de démoustication. De même, la répartition géographique fine des 62 000 morts de chaleur en Europe en 2024 [1] - par région, par tranche d’âge, par niveau socio-économique - reste partielle. Ce sont des absences qui empêchent de cibler les politiques publiques. On le savait. Maintenant on le mesure mal.
Les voix qui nuancent
Dans les sources consultées, aucun contradicteur ne remet en cause le lien entre réchauffement et santé. C’est un unanimisme qui interroge sur la capacité de réponse politique: quand experts, agences sanitaires nationales, OMS et revues indépendantes convergent, et que les subventions fossiles progressent malgré tout, le blocage n’est plus scientifique. Il est budgétaire et politique.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (68)
« Plus de 62 000 personnes sont mortes de la chaleur sur le Vieux Continent en 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« mercredi 22 avril, les 65 chercheurs associés à la section européenne du Lancet Countdown »
lemonde.fr ↗ ↩
« les 65 chercheurs associés à la section européenne du Lancet Countdown »
lemonde.fr ↗ ↩
« lors de laquelle on estime que la chaleur a causé plus de 50 000 morts dans la région »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon des estimations publiées dans Nature Medicine en septembre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« les alertes de chaleur extrême ont triplé en trente-cinq ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« passant d'une en moyenne chaque année entre 1991 et 2000 à 4,3 entre 2015 et 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« passant d'une en moyenne chaque année entre 1991 et 2000 à 4,3 entre 2015 et 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Joacim Rocklöv, codirecteur du Lancet Countdown Europe et professeur à l'université de Heidelberg, en Allemagne »
lemonde.fr ↗ ↩
« Partout en Europe, les effets du changement climatique sur la santé s'intensifient plus rapidement que notre capacité à y répondre »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ainsi, sur la seule année 2024, 304 cas de dengue ont été répertoriés »
vidal.fr ↗ ↩
« soit davantage que les 275 cas recensés sur l'ensemble des 15 années précédentes »
vidal.fr ↗ ↩
« des foyers autochtones ont été identifiés dans quatre pays: l'Italie, la Croatie, la France et l'Espagne »
vidal.fr ↗ ↩
« le réchauffement climatique a aussi fortement augmenté le potentiel de transmission du virus de la dengue la dernière décennie, de 297 %, par rapport à la période 1980-2010 »
reporterre.net ↗ ↩
« Le principal responsable de la dengue est le moustique tigre (Aedes albopictus) »
france24.com ↗ ↩
« Le moustique tigre (Aedes albopictus), originaire d'Asie du Sud-Est »
vih.org ↗ ↩
« Introduit dans les Alpes-Maritimes en 2004, le moustique tigre (Aedes albopictus) »
pasteur.fr ↗ ↩
« 96 départements de l'Hexagone sont infestés »
vih.org ↗ ↩
« il s'est diffusé rapidement à raison de 10 à 40 km par an »
vih.org ↗ ↩
« ce moustique est capable de transmettre au moins 25 virus, dont ceux de la dengue, du West-Nile, du Zika et du chikungunya »
pasteur.fr ↗ ↩
« Au 19 août, Santé publique France recensait dans son bulletin 27 foyers regroupant 154 cas »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Au 19 août, Santé publique France recensait dans son bulletin 27 foyers regroupant 154 cas »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Au 19 août, Santé publique France recensait dans son bulletin 27 foyers regroupant 154 cas »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Ces chiffres dépassent largement ceux des années antérieures, qui ne comptaient pas plus de 30 cas sur un été entier »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Mais, pour la première fois, des cas ont été recensés en Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Bourgogne-Franche Comté »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Mais, pour la première fois, des cas ont été recensés en Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Bourgogne-Franche Comté »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Mais, pour la première fois, des cas ont été recensés en Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Bourgogne-Franche Comté »
futura-sciences.com ↗ ↩
« les dix dernières années, la France, notamment, a subi l'arrivée du moustique-tigre et la diffusion de maladies qui vont avec, comme le chikungunya en 2025 »
reporterre.net ↗ ↩
« Elle montre surtout que chaque hausse de la température estivale d'un degré augmente le risque d'épidémie »
vidal.fr ↗ ↩
« comme l'urbanisation et les déplacements, alerte une étude publiée dans la revue Lancet Planetary Health jeudi »
vidal.fr ↗ ↩
« Selon les projections de l'étude, dans les années 2060, le risque d'épidémie pourrait être cinq fois plus élevé que sur la période 1990-2024 »
vidal.fr ↗ ↩
« Selon les projections de l'étude, dans les années 2060, le risque d'épidémie pourrait être cinq fois plus élevé que sur la période 1990-2024 »
vidal.fr ↗ ↩
« le Dr Aleksandra Kazmierczak, experte en relation entre le changement climatique et la santé humaine à l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) »
france24.com ↗ ↩
« Plus de la moitié de toutes les maladies infectieuses auxquelles l'humanité est confrontée dans le monde ont été à un moment donné aggravées, voire renforcées, par les risques climatiques »
france24.com ↗ ↩
« En France, elles touchent aujourd'hui 20% des enfants de plus de 9 ans et 30% des adultes, selon l'Agence de sécurité sanitaire (Anses). »
vert.eco ↗ ↩
« En France, 30% de la population est allergique aux pollens, contre 3% il y a 30 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Séverine Fernandez, présidente du syndicat français des allergologues »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dans un rapport publié en 2022, l'agence va plus loin: la prévalence des allergies respiratoires a été «multipliée par trois en trente ans». »
vert.eco ↗ ↩
« la prévalence des allergies respiratoires a été «multipliée par trois en trente ans». »
vert.eco ↗ ↩
« Les allergies aux pollens concernent, à l'heure actuelle, environ 20% des enfants âgés de plus de 9 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'augmentation des températures entraîne une saison pollinique plus longue et plus intense »
futura-sciences.com ↗ ↩
« l'élévation du taux de dioxyde de carbone favorise la croissance des plantes et stimule leur production de pollen »
futura-sciences.com ↗ ↩
« certaines substances issues de la pollution, comme les oxydes d'azote et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, interagissent avec les grains de pollen »
futura-sciences.com ↗ ↩
« les aulnes et les noisetiers fleurissent bien plus tôt, dès le mois de décembre cette année »
franceinfo.fr ↗ ↩
« il y a une dizaine d'années, ils fleurissaient en février »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'intégrale pollinique annuelle - la somme des concentrations journalières de pollens sur une année - est passée d'environ 32 000 grains par ville en 2000 »
vert.eco ↗ ↩
« l'intégrale pollinique annuelle - la somme des concentrations journalières de pollens sur une année - est passée d'environ 32 000 grains par ville en 2000 à près de 42 000 en 2024 »
vert.eco ↗ ↩
« soit une hausse d'environ 33%. »
vert.eco ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le calcul réel de la hausse entre 32 000 (2000) et 42 000 (2024) grains donne +31,25 %, et non 33 % comme indiqué par la source Vert.eco. ↩
« les coûts de prise en charge médicale (principalement médicaments et consultations) représentaient entre 60 et 185 millions d'euros par an en France »
bonpote.com ↗ ↩
« En 2020, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) estimait ainsi que les coûts »
bonpote.com ↗ ↩
« on estime que cette seule pathologie coûte 1,5 milliard d'euros par an aux finances publiques »
lesechos.fr ↗ ↩
« Pour l'ensemble des allergies, la facture monte à 3,5 milliards pour les coûts directs »
lesechos.fr ↗ ↩
« et 16 milliards pour les coûts indirects, tels que l'absentéisme et les arrêts de travail »
lesechos.fr ↗ ↩
« Au niveau européen, ce serait 130 milliards d'euros. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Nous sommes aujourd'hui 400 allergologues seulement en France »
lesechos.fr ↗ ↩
« quelque 1 090 milliards de dollars de productivité déjà perdus en 2024 à cause des vagues de chaleur »
wedemain.fr ↗ ↩
« plus de 3,7 milliards de journées de travail ont été perdues en 2024 à cause de la chaleur »
wedemain.fr ↗ ↩
« Selon l'OMS, en 2050, 50% de la population européenne souffrira d'allergies respiratoires »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Selon l'OMS, en 2050, 50% de la population européenne souffrira d'allergies respiratoires »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les subventions des gouvernements européens accordées aux énergies fossiles ont atteint un nouveau record en 2023, 444 milliards d'euros »
reporterre.net ↗ ↩
« 444 milliards d'euros, soit plus du triple de leur niveau de 2016 »
reporterre.net ↗ ↩
« plus du triple de leur niveau de 2016, année de la signature de l'Accord de Paris »
reporterre.net ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source Reporterre présente 2016 comme l'année de signature de l'Accord de Paris, mais l'Accord a en réalité été adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21 et ouvert à signature le 22 avril 2016. L'année 2016 reste pertinente comme année de référence budgétaire pour la comparaison des subventions fossiles. ↩
« Ce programme de suivi, copiloté par University College London et l'OMS, analyse chaque année 47 indicateurs santé‑climat »
wedemain.fr ↗ ↩
« les subventions versées au pétrole, au charbon et au gaz ont atteint un record de 7 000 milliards de dollars en 2023 »
wedemain.fr ↗ ↩
« la mortalité liée à la chaleur a bondi de près de 85 % en trente ans »
wedemain.fr ↗ ↩
« 84 % des jours de canicule auxquels les populations ont été confrontées entre 2020 et 2024 n'auraient pas eu lieu sans le changement climatique »
wedemain.fr ↗ ↩
« la Dr Marina Romanello, chercheuse à l'University College de Londres et principale coordinatrice du Lancet Countdown »
wedemain.fr ↗ ↩
« Chaque tonne de CO₂ émise aujourd'hui façonne la santé d'un enfant à naître demain »
wedemain.fr ↗ ↩
Sources
- Dengue, Zika, chikungunya : avec le changement climatique, les virus tropicaux gagnent l'Europe
- Le changement climatique augmente les allergies aux pollens
- Comment le moustique tigre redessine la carte des épidémies
- Réchauffement climatique: la dengue et le chikungunya bientôt endémiques en Europe, affirme une étude
- Le réchauffement climatique provoque toujours plus de morts en Europe
- Projet EMa-Tigre « Émergence de Maladies vectorielles liées au moustique Tigre »
- Les pollens sont de retour : pourquoi le changement climatique aggrave nos allergies et comment limiter les symptômes
- Allergies au pollen : le dérèglement climatique impacte la santé & les finances publiques
- Jamais vu en France : les moustiques tigres déclenchent une vague record de chikungunya, voici les zones les plus touchées
- Canicule et allergies : pourquoi vos symptômes pourraient durer plus longtemps cet été
- 546 000 morts par an dans le monde à cause de la chaleur… et ce n'est que le début
- Les effets du réchauffement climatique sur la santé en Europe de plus en plus marqués
- Les allergies au pollen sont de plus en plus fréquentes à cause du réchauffement climatique, vrai ou faux ?