Cognac : les Reaper de la 33e Esra scrutent l’incendie en Gironde 24h/24
Depuis le 28 juillet, la base aérienne 709 déploie ses drones à plus de 6 000 mètres d'altitude pour guider les pompiers avec caméra infrarouge
La 33e Escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque de Cognac mobilise ses MQ-9 Reaper pour appuyer la lutte contre les feux en Gironde. Pilotés à distance depuis la Charente, les drones transmettent en temps réel des images infrarouges aux pompiers.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Depuis le 28 juillet 2026, deux drones MQ-9 Reaper de la 33e Esra de Cognac surveillent l'incendie en Gironde en relais 24h/24
- Les Reaper volent à plus de 6 000 mètres d'altitude et sont pilotés à distance depuis un cockpit au sol à Cognac
- Leur caméra infrarouge détecte des flammes invisibles à l'œil nu sous la fumée et transmet les images en temps réel aux pompiers
- Chaque appareil peut rester en vol jusqu'à 30 heures, garantissant une présence permanente au-dessus du front de feu
Depuis le 28 juillet 2026, deux drones MQ-9 Reaper de la 33e Escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque (Esra) de Cognac survolent en relais l’incendie qui frappe la Gironde. Selon 20 Minutes, le dispositif assure une surveillance continue 24 heures sur 24 au-dessus du front de feu.
Un drone piloté depuis Cognac à 6 000 mètres d’altitude
Le MQ-9 Reaper opère à plus de 6 000 mètres d’altitude, selon 20 Minutes. L’appareil est piloté à distance depuis un cockpit au sol situé sur la base aérienne 709 de Cognac. Les opérateurs restent en Charente pendant que le drone survole la zone sinistrée à plusieurs dizaines de kilomètres.
Le Reaper transmet ses images par satellite. Les données parviennent en temps réel aux opérateurs intégrés au poste de commandement des pompiers. Cette liaison permet d’ajuster les moyens terrestres et d’anticiper l’évolution du sinistre.
Une caméra infrarouge pour détecter les feux cachés
L’appareil embarque des capteurs infrarouges capables de repérer des flammes invisibles à l’œil nu, notamment sous la fumée ou dans la végétation dense. Selon 20 Minutes, cette technologie permet de « voir des flammes qui ne sont pas forcément visibles depuis le sol ».
Les images thermiques identifient les points chauds et les départs de feu avant qu’ils ne se propagent. Les pompiers reçoivent ces renseignements tactiques pour orienter leurs interventions et prioriser les zones à risque. La vision globale offerte par l’altitude facilite la coordination des moyens aériens et terrestres sur un front complexe.
Deux drones en relais pour une persistance de 30 heures
La 33e Esra fait voler deux Reaper en rotation pour maintenir une présence permanente au-dessus de l’incendie. Selon Ici par France Bleu et France 3, chaque appareil peut rester en vol jusqu’à 30 heures. Ce système de relais garantit qu’un drone reste toujours en position, même pendant les phases de ravitaillement ou de maintenance de l’autre.
Le MQ-9 Reaper appartient à la catégorie des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance). Il est habituellement employé pour des missions de renseignement et de surveillance sur des théâtres d’opérations extérieurs. Son déploiement pour appuyer la sécurité civile illustre une coopération interministérielle face à une catastrophe naturelle majeure.
Contexte dans la Charente
La base aérienne 709 de Cognac abrite la 33e Esra, seule unité de l’armée de l’Air et de l’Espace à opérer des drones armés MQ-9 Reaper en France. L’escadre assure des missions de surveillance, de reconnaissance et d’appui au profit des forces françaises et alliées. Son implantation en Charente en fait un acteur stratégique pour les opérations de renseignement, y compris sur le territoire national.
L’engagement des Reaper charentais s’inscrit dans un contexte de multiplication des départs de feux d’espaces naturels sur le territoire français cet été. En Haute-Marne, trois incendies en 24 heures ont mobilisé 70 pompiers fin juillet. Dans le Var, un homme a été condamné à un an de prison ferme pour tentative d’incendie près d’un Lidl à Ollioules.
Prochaines étapes de la surveillance
Le dispositif de surveillance aérienne restera actif tant que la situation l’exigera. Les images transmises par les Reaper continuent d’alimenter les postes de commandement pour ajuster la stratégie de lutte contre les flammes. La durée du déploiement dépendra de l’évolution du feu et des conditions météorologiques en Gironde.
Sources
- 20 Minutes : Incendie en Gironde : un drone Reaper de l'armée de l'Air scrute le feu 24h/24 depuis un cockpit en Charente
- Ici par France Bleu et France 3 : Incendie en Gironde : un drone de la base de Cognac pour superviser l'organisation des secours
- 20 Minutes : Tweet de 20 Minutes sur le déploiement des Reaper
