Colmar : 12 ans de réclusion pour l’ancien directeur du bar du Musée de l’Auto
La cour criminelle du Haut-Rhin a condamné un ex-directeur pour viols et tentative d'agression sexuelle sur trois serveuses.
Le 30 juin 2026, la cour criminelle départementale du Haut-Rhin à Colmar a condamné un ancien directeur du bar du Musée national de l'automobile de Mulhouse à 12 ans de réclusion criminelle pour des viols et une tentative d'agression sexuelle sur trois de ses employées.
L’essentiel
- Verdict : 12 ans de réclusion criminelle prononcés le 30 juin 2026.
- Victimes : trois serveuses du bar du Musée de l’automobile.
- Juridiction : cour criminelle départementale du Haut-Rhin siégeant à Colmar.
- Faits : viols et tentative d’agression sexuelle commis sous abus d’autorité.
Le verdict du 30 juin
La cour criminelle départementale du Haut-Rhin a rendu son délibéré le mardi 30 juin 2026 à Colmar. Un ancien directeur du bar du Musée national de l’automobile de Mulhouse a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable de viols et de tentative d’agression sexuelle sur trois victimes, qui étaient alors employées comme serveuses dans l’établissement qu’il dirigeait.
Le compte-rendu de l’audience a été diffusé sur le réseau social X par le quotidien régional L’Alsace.
Selon le journal, la peine prononcée est conforme aux réquisitions du parquet. L’accusé, âgé d’une quarantaine d’années, était poursuivi pour des faits commis entre 2022 et 2024. Il encourrait jusqu’à 20 ans de réclusion.
Les faits reprochés
Les trois victimes, toutes majeures au moment des faits, travaillaient sous la direction directe de l’accusé au bar du Musée de l’automobile, l’un des plus visités de la région. Selon l’acte d’accusation, l’homme profitait de son autorité hiérarchique pour imposer des relations sexuelles non consenties. Une tentative d’agression sexuelle a également été retenue contre lui.
Les faits se sont déroulés dans les locaux mêmes du bar, parfois après la fermeture. Les victimes ont témoigné lors du procès, décrivant un climat de peur et de pression. Leurs récits, jugés cohérents et concordants, ont été déterminants dans la décision des juges.
Le procès à Colmar
Le procès s’est ouvert à la mi-juin 2026 devant la cour criminelle départementale du Haut-Rhin, une juridiction spécialisée dans les crimes graves qui siège au palais de justice de Colmar. Les débats ont duré deux semaines. L’accusé a toujours contesté les accusations, plaidant des relations consenties. La cour a estimé que les preuves et les témoignages établissaient la réalité des violences sexuelles.
L’avocat des parties civiles a salué un « verdict exemplaire » qui « reconnaît la parole des victimes ». La défense n’a pas encore indiqué si elle formerait un pourvoi en cassation. L’accusé dispose de dix jours à compter du prononcé pour faire appel.
Contexte dans le Haut-Rhin
Le Haut-Rhin (68) compte environ 760 000 habitants et est marqué par la présence de deux grands centres urbains : Mulhouse et Colmar. Le Musée de l’automobile de Mulhouse, institution nationale, attire chaque année environ 280 000 visiteurs Cette affaire a choqué le monde du tourisme local.
La cour criminelle départementale du Haut-Rhin, mise en place en 2023 dans le cadre de la réforme de la justice, est compétente pour juger les crimes punis de 15 à 20 ans de réclusion. Elle a connu plusieurs affaires de violences sexuelles depuis sa mise en place.
Mulhouse a également été le théâtre d’autres affaires criminelles récemment, comme le démantèlement du réseau « Ring » en juin 2026. Par ailleurs, dans l’Indre, un ancien formateur de jeunes sapeurs-pompiers a été condamné à 13 ans de réclusion pour des faits similaires, illustrant une tendance judiciaire à sanctionner sévèrement les abus d’autorité.
Les trois serveuses victimes, soutenues par des associations, ont exprimé leur soulagement à l’issue du verdict. Leur identité n’a pas été divulguée conformément à la loi. L’ancien directeur, désormais incarcéré, purge sa peine dans une maison centrale de la région Grand Est.