Guide pratique

Comment être une bonne mère : guide pratique

7 min
Moyen
27 décembre 2025
Comment être une bonne mère : guide pratique
Illustration : Comment être une bonne mère : guide pratique © info.fr
Rédigé par L'équipe de la rédaction
Mis à jour le 27 décembre 2025
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En bref

Être une bonne mère consiste à développer l'intelligence émotionnelle, pratiquer l'écoute active, maintenir la cohérence éducative et prendre soin de soi. Le concept de "parent suffisamment bon" de Donald Winnicott rappelle qu'il s'agit d'accompagner son enfant avec bienveillance plutôt que de rechercher la perfection.

Près de deux femmes sur dix en France sont touchées par une dépression post-partum dans les semaines qui suivent leur accouchement, selon l'Inserm. Cette réalité montre que la maternité, bien qu'enrichissante, représente un défi majeur pour de nombreuses femmes. Être une bonne mère ne signifie pas être parfaite, mais plutôt développer des compétences relationnelles et émotionnelles pour accompagner son enfant avec bienveillance tout en préservant son propre équilibre.

Les étapes à suivre

Étape 1 : Développer son intelligence émotionnelle

L'intelligence émotionnelle constitue la pierre angulaire de toute relation parent-enfant épanouie. Elle influence vos pensées et votre façon de réagir face aux situations du quotidien. Apprenez à identifier vos propres émotions avant de pouvoir accompagner celles de votre enfant. Un câlin de 10 secondes permet au cerveau de sécréter de l'endorphine, de la dopamine et de l'ocytocine, créant ainsi une connexion émotionnelle bénéfique pour toute la famille. Pratiquez l'auto-observation en vous accordant des moments de pause pour comprendre ce qui déclenche vos réactions. Tenez un journal émotionnel si nécessaire pour identifier vos schémas de réponse. Cette conscience de soi vous permettra de mieux gérer les moments difficiles et de transmettre à votre enfant des outils pour comprendre ses propres émotions.

💡 Prenez 5 minutes chaque soir pour identifier trois émotions que vous avez ressenties dans la journée et leur origine.

Étape 2 : Pratiquer l'écoute active et la communication bienveillante

Prendre le temps d'écouter votre enfant et être ouvert à ses pensées et ses sentiments renforce considérablement votre lien. La communication ne se limite pas aux mots : votre langage corporel, votre ton et votre disponibilité émotionnelle comptent tout autant. Instaurez des rituels de partage, comme raconter sa journée le soir, même avec les tout-petits. Selon les experts en parentalité positive, impliquer votre enfant dans les discussions et les décisions montre que sa voix compte et constitue la clé d'une relation de confiance solide. Évitez les jugements hâtifs et reformulez ce que votre enfant exprime pour vérifier votre compréhension. Cette validation de ses émotions lui apprend qu'il a le droit de ressentir ce qu'il ressent, tout en vous permettant de le guider vers des comportements appropriés.

💡 Mettez-vous à la hauteur de votre enfant physiquement lors des conversations importantes pour créer une connexion visuelle.

Étape 3 : Maintenir la cohérence éducative

Être cohérent dans vos actions et vos paroles s'avère essentiel pour instaurer la confiance et le respect mutuel. En incarnant pleinement les valeurs que vous souhaitez transmettre, vous donnez à votre enfant un modèle positif à suivre. Cette cohérence ne signifie pas rigidité : il s'agit d'établir un cadre éducatif clair tout en restant ouverte aux remises en question et à l'adaptation selon l'âge et les besoins de votre enfant. Les règles peuvent évoluer, mais leur application doit rester constante. Lorsque vous fixez une limite, expliquez-en la raison et maintenez-la avec fermeté bienveillante. Si vous commettez une erreur, sachez vous excuser : montrer votre caractère humain et imparfait constitue aussi un bel exemple. Cette authenticité enseigne à votre enfant que l'on peut se tromper et réparer.

💡 Établissez avec votre partenaire une liste de 3-5 valeurs familiales non négociables pour guider vos décisions éducatives.

Étape 4 : Favoriser l'autonomie progressive

Votre enfant a besoin d'être encouragé et accompagné pour apprendre à faire seul. Pour acquérir une compétence, il doit voir l'action réalisée afin de la reproduire, puis faire avec vous autant de fois que nécessaire. Les enfants ont besoin de responsabilités et d'être tenus responsables de leur accomplissement : c'est en surmontant les défis que leur confiance se développe. Permettre à votre enfant de participer aux décisions qui le concernent augmente les chances qu'elles soient respectées. Même les plus jeunes bénéficient de choix encadrés. Cette approche développe son sens des responsabilités et sa capacité à prendre des décisions. Évitez la surprotection qui peut entraver son développement : faire à sa place par souci de rapidité ou de perfection le prive d'apprentissages essentiels.

💡 Appliquez la règle des trois temps : je fais, tu regardes / je fais, tu m'aides / tu fais, je t'observe pour chaque nouvel apprentissage.

Étape 5 : Prendre soin de soi en tant que mère

La santé émotionnelle de la mère est tout aussi importante que celle de l'enfant. Pendant la parentalité, il est très courant que les femmes finissent par s'occuper uniquement de leur enfant et oublient leurs propres soins personnels. C'est une erreur qu'il ne faut pas commettre. Personne ne réagit de la même manière lorsqu'il est stressé, irritable et énervé, que quand il est calme et détendu. Avant de pouvoir prendre soin des autres, prenez soin de vous et mettez-vous sur votre liste de priorités. Accordez-vous du temps pour vos activités personnelles, maintenez des liens sociaux en dehors de votre rôle de mère, et n'hésitez pas à demander de l'aide à votre entourage ou à des professionnels si nécessaire. L'enquête nationale périnatale de 2021 révèle que 16,7% des femmes présentent une dépression post-partum : parler de ses difficultés n'est pas un signe de faiblesse.

💡 Bloquez chaque semaine un créneau de 2 heures minimum dédié exclusivement à une activité qui vous ressource, sans culpabilité.

Étape 6 : Créer un environnement familial positif

Mettre du positif dans votre vie de parent constitue aussi un choix conscient. Cultivez des rituels familiaux qui renforcent les liens : repas partagés, moments de jeu, sorties régulières ou simplement parler et partager des histoires. Notre cerveau a besoin de 21 jours pour ancrer une nouvelle habitude, alors soyez patiente avec vous-même dans ce processus. Limitez votre exposition aux informations anxiogènes et au flux permanent d'actualités négatives qui fragilisent la santé mentale. Créez une atmosphère de sûreté, de sécurité et d'amour où chaque membre de la famille se sent écouté et valorisé. Pratiquez la gratitude en famille : identifiez chaque jour trois choses positives vécues ensemble. Cette pratique simple mais puissante modifie progressivement votre perception du quotidien et renforce le sentiment d'appartenance familiale.

💡 Instaurez un rituel de câlin familial quotidien de 10 secondes minimum pour stimuler les hormones du bien-être chez tous.

Étape 7 : Accepter l'imperfection et lâcher prise

Le concept de "parent suffisamment bon" développé par Donald Winnicott rappelle que la pression exercée sur les parents les pousse à percevoir la perfection comme un élément majeur de parentalité, ce qui génère frustration et sentiment d'inefficacité. En réalité, rechercher la perfection ne vous apportera que frustration et inconfort. Vous devez vous permettre d'apprendre et de vous tromper. Il est important de dégager du temps pour les priorités et de lâcher prise pour le reste. Tout n'est pas une urgence : prenez 30 secondes pour vous demander ce qui est réellement le plus important maintenant et pourquoi. Est-ce si grave si le sol est recouvert de semoule ou si votre enfant vide le placard à ustensiles ? Concentrez-vous sur l'essentiel : la relation avec votre enfant et son développement émotionnel. Le reste peut attendre.

💡 Répétez-vous ce mantra : "Je suis une mère suffisamment bonne, pas une mère parfaite, et c'est exactement ce dont mon enfant a besoin."

💡 Conseils et astuces

  • Communiquez avec votre partenaire ou vos proches sur vos besoins, problèmes ou insécurités pour maintenir un système de soutien solide
  • Pratiquez un dialogue interne positif et traitez-vous avec compassion, en évitant l'autocritique excessive
  • Concentrez-vous sur l'avenir plutôt que sur les erreurs passées en demandant à votre enfant "Que feras-tu la prochaine fois ?"
  • Coupez-vous régulièrement du flux permanent d'informations anxiogènes pour préserver votre santé mentale
  • Dites-vous "merci" chaque soir avant de vous endormir pour reconnaître vos efforts quotidiens de parent
  • N'hésitez pas à consulter un psychologue ou à contacter des associations comme Maman Blues si vous ne vous sentez pas bien

📚 Sources

Cet article a été rédigé à partir des sources suivantes :

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