Guide pratique

Comment fermer un balcon : guide complet

7 min
Moyen
6 étapes
27 décembre 2025
Comment fermer un balcon : guide complet
Illustration : Comment fermer un balcon : guide complet © info.fr
Rédigé par L'équipe de la rédaction
Mis à jour le 27 décembre 2025
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En bref

Pour fermer un balcon, vous devez obtenir une déclaration préalable de travaux en mairie pour toute extension inférieure à 20 m² et l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires si vous êtes en copropriété. Les solutions incluent le vitrage de balcon, la véranda ou la pergola bioclimatique.

Fermer un balcon permet de gagner plusieurs mètres carrés habitables et d'améliorer l'isolation thermique de son logement. Selon l'ANIL, les balcons sont généralement des parties communes à usage privatif en copropriété, ce qui nécessite des autorisations spécifiques avant tout projet de fermeture. Cette transformation, qui peut prendre la forme d'une véranda ou d'une loggia vitrée, doit respecter la réglementation d'urbanisme et le règlement de copropriété.

Les étapes à suivre

Étape 1 : Vérifier le règlement de copropriété

Avant toute démarche, consultez le règlement de copropriété pour vérifier si la fermeture de balcon est autorisée. Selon l'ANIL, les balcons sont généralement des parties communes à usage privatif, ce qui signifie que leur usage vous est réservé mais qu'ils appartiennent à tous les copropriétaires. Si le règlement n'interdit pas explicitement la fermeture, contactez le président du conseil syndical pour recueillir son avis préliminaire. Cette étape est cruciale car même si le balcon est à votre usage exclusif, toute modification affectant l'aspect extérieur de l'immeuble nécessite une autorisation collective. Préparez un dossier détaillant votre projet avec des visuels et les dimensions précises.

💡 Photographiez votre balcon sous plusieurs angles et créez un montage photo du résultat final pour faciliter la présentation aux copropriétaires.

Étape 2 : Obtenir l'accord de l'assemblée générale

Rédigez une demande écrite au syndic de copropriété pour inscrire votre projet à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Selon la loi n°65-557 du 10 juillet 1965, l'autorisation de travaux affectant l'aspect extérieur nécessite la majorité des voix de tous les copropriétaires (article 25). Votre demande doit préciser la rue concernée, la superficie du balcon et le type de travaux envisagés. Lors de l'assemblée, présentez les avantages du projet : amélioration de l'isolation, valorisation de l'immeuble et discrétion de la solution choisie. Si le règlement interdit la fermeture, l'assemblée peut tout de même l'autoriser, mais la décision peut être contestée dans les 2 mois auprès du Tribunal de Grande Instance.

💡 Proposez un système de rideau de verre transparent pour minimiser l'impact visuel sur la façade et augmenter vos chances d'obtenir l'accord.

Étape 3 : Déposer une déclaration préalable de travaux

Une fois l'accord des copropriétaires obtenu, déposez une déclaration préalable de travaux en mairie. Toute extension inférieure à 20 m² de surface de plancher nécessite uniquement cette déclaration, selon la réglementation d'urbanisme en vigueur. Au-delà de 20 m², un permis de construire peut être exigé. Utilisez le formulaire CERFA 16702-01 pour les maisons individuelles ou le formulaire adapté pour les immeubles. Joignez un plan de situation, un plan de masse côté en trois dimensions, des photos du balcon actuel et des visuels du projet final. La mairie dispose d'un délai d'instruction et affichera votre déclaration pendant au minimum 2 mois. Les tiers peuvent contester pendant cette période.

💡 Renseignez-vous auprès du service urbanisme sur les contraintes locales : certaines communes interdisent les vérandas ou imposent des matériaux spécifiques en zone protégée.

Étape 4 : Choisir la solution de fermeture adaptée

Plusieurs options s'offrent à vous selon votre budget et vos besoins. Le vitrage de balcon ou rideau de verre, composé de panneaux coulissants en verre trempé de 10 mm, coûte entre 300 et 800 euros par m². Cette solution transparente préserve la luminosité et offre une isolation phonique et thermique. La pergola bioclimatique, équipée de lames orientables en aluminium, permet de réguler lumière et ventilation pour un espace confortable toute l'année. Pour une fermeture complète type véranda, comptez entre 11 000 et 17 600 euros selon les devis du marché. Les systèmes de rideaux de verre sont particulièrement appréciés des copropriétés car ils ne dénaturent pas les façades grâce à leur transparence et finesse.

💡 Privilégiez le double vitrage pour les balcons orientés nord afin d'optimiser l'isolation thermique et réduire votre facture de chauffage.

Étape 5 : Faire appel à des professionnels qualifiés

La fermeture d'un balcon nécessite l'intervention de professionnels pour garantir la conformité et la sécurité de l'installation. Demandez au minimum 3 devis détaillés auprès d'entreprises spécialisées en fermeture de balcon et véranda. Comparez non seulement les prix mais aussi la qualité des matériaux proposés : épaisseur des panneaux, système de roulement en inox plutôt qu'en acier, garanties offertes. Les professionnels doivent vérifier la solidité de la structure existante du balcon avant installation. Si nécessaire, contactez l'architecte de l'immeuble pour qu'il contrôle les travaux et s'assure du maintien de l'aspect extérieur de la façade. Le coût de la pose varie de 200 à 600 euros par m² selon la complexité.

💡 Exigez une attestation de conformité et une garantie décennale pour vous protéger en cas de malfaçon ou de problème structurel.

Étape 6 : Afficher l'autorisation et réaliser les travaux

Dès réception de votre déclaration préalable acceptée, vous devez afficher un panneau réglementaire sur votre balcon pendant toute la durée des travaux. Ce panneau doit mesurer au minimum 80 cm de hauteur et 80 cm de largeur, être visible depuis la voie publique et mentionner les informations de l'autorisation. La durée de validité de la déclaration est de 3 ans, prolongeable 2 fois d'1 an sur demande. Cet affichage marque le départ du délai de 2 mois pendant lequel un tiers peut contester l'autorisation. Une fois les travaux terminés, déposez une déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux (DAACT) en mairie. Cette formalité est obligatoire et clôture officiellement votre dossier administratif.

💡 Prenez des photos avant, pendant et après les travaux pour constituer un dossier complet en cas de litige ou pour votre assurance habitation.

💡 Conseils et astuces

  • Consultez toujours le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de votre commune avant de démarrer : certaines zones imposent des restrictions sur les matériaux, coloris ou types de fermeture autorisés
  • Prévoyez une modification de la répartition des charges de chauffage si vous chauffez votre nouveau balcon fermé, pour ne pas pénaliser les autres copropriétaires
  • Optez pour des systèmes de fermeture réversibles comme les rideaux de verre si vous craignez de regretter : ils peuvent s'ouvrir complètement aux beaux jours
  • Ne démarrez jamais les travaux sans toutes les autorisations : le syndicat peut vous contraindre à démonter l'installation et remettre le balcon dans son état initial à vos frais
  • Informez votre assurance habitation de la fermeture de votre balcon car cela modifie la surface habitable et peut impacter votre contrat
  • Vérifiez que votre projet n'affecte pas l'évacuation des eaux pluviales : certains professionnels peuvent détourner les descentes par le toit de la nouvelle structure

❓ Questions fréquentes

Quel est le prix moyen pour fermer un balcon ?

Le coût varie selon la solution choisie : entre 300 et 800 euros par m² pour un vitrage de balcon type rideau de verre, et entre 11 000 et 17 600 euros pour une fermeture complète avec véranda. La pose représente généralement 200 à 600 euros par m² supplémentaires selon la complexité du projet.

Peut-on fermer un balcon en copropriété sans autorisation ?

Non, c'est strictement interdit. Selon la loi du 10 juillet 1965, vous devez obtenir l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires à la majorité absolue et déposer une déclaration préalable en mairie. Sans ces autorisations, le syndicat peut exiger le démontage à vos frais et vous poursuivre en justice.

Quelle autorisation d'urbanisme faut-il pour fermer un balcon ?

Une déclaration préalable de travaux suffit pour toute extension inférieure à 20 m² de surface de plancher. Au-delà de 20 m², ou si le projet se trouve près d'un bâtiment classé, un permis de construire peut être nécessaire. Vérifiez les exigences spécifiques auprès du service urbanisme de votre mairie.

Combien de temps faut-il pour obtenir les autorisations ?

Comptez plusieurs mois : le délai pour inscrire votre demande à l'ordre du jour de l'assemblée générale des copropriétaires varie selon le calendrier, puis la mairie dispose d'un délai d'instruction pour la déclaration préalable. La durée de validité de l'autorisation est ensuite de 3 ans, prolongeable deux fois d'un an.

Quels sont les avantages de fermer un balcon ?

Fermer un balcon permet de gagner une pièce supplémentaire habitable toute l'année, d'améliorer l'isolation thermique et acoustique du logement, de protéger l'espace des intempéries et de valoriser votre bien immobilier. La fermeture apporte également plus de luminosité grâce aux vitrages et réduit les coûts d'entretien du balcon.

📚 Sources

Cet article a été rédigé à partir des sources suivantes :

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