Guide pratique

Comment poser un grillage rigide avec soubassement

7 min
Moyen
6 étapes
27 décembre 2025
Comment poser un grillage rigide avec soubassement
Illustration : Comment poser un grillage rigide avec soubassement © info.fr
Rédigé par L'équipe de la rédaction
Mis à jour le 27 décembre 2025
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En bref

Pour poser un grillage rigide avec soubassement, vous devez tracer l'emplacement de la clôture, creuser des trous de 30x30x50 cm pour les poteaux et une tranchée de 4 cm pour les plaques béton, puis installer successivement poteaux, soubassements et panneaux avant de sceller le tout au béton. Le temps de séchage minimum est de 24 heures avant de retirer les supports temporaires.

Plus de 38% des foyers français qui installent une clôture optent pour le grillage rigide, selon les données du marché de la clôture. La pose avec soubassement béton représente une solution particulièrement prisée, car elle protège le grillage de l'humidité du sol, empêche l'intrusion de nuisibles et facilite l'entretien des bordures. Cette méthode d'installation, accessible aux bricoleurs méthodiques, nécessite néanmoins de respecter des étapes précises pour garantir solidité et durabilité.

Les étapes à suivre

Étape 1 : Préparer le terrain et tracer l'emplacement

Commencez par mesurer précisément votre terrain pour commander la bonne quantité de matériaux. Utilisez des piquets de chantier et une ficelle tendue pour matérialiser la ligne de pose de votre future clôture. Prévoyez une ligne légèrement plus large que la dimension finale pour faciliter les manipulations. Vous pouvez également utiliser une bombe de traçage au sol pour marquer les emplacements exacts des poteaux. Vérifiez auprès de votre mairie les règles du Plan Local d'Urbanisme (PLU) concernant les hauteurs autorisées et les distances par rapport aux limites de propriété. Cette étape préparatoire est essentielle pour éviter tout conflit de voisinage et garantir la conformité de votre installation.

💡 Ajoutez 25 cm à la hauteur de votre panneau pour calculer la hauteur hors-sol totale de votre clôture avec soubassement, car les plaques mesurent généralement 25 ou 50 cm de hauteur.

Étape 2 : Creuser les trous et la tranchée

À l'aide d'une bêche ou d'une tarière, creusez des trous de 30x30x50 cm à l'emplacement de chaque poteau. Ces dimensions garantissent un scellement solide et durable. Ensuite, réalisez une tranchée de 4 cm de largeur et de 2 à 3 cm de profondeur le long de toute la ligne de pose pour accueillir les plaques de soubassement. Sur un terrain en pente, vous devrez adapter la profondeur de la tranchée pour rattraper le dénivelé. Il est possible d'ajuster la clôture au dénivelé en réduisant l'entraxe entre les poteaux et en coupant les panneaux et dalles avec une disqueuse à diamant, mais cela nécessitera davantage de poteaux. Veillez à garder la terre excavée à proximité pour reboucher les espaces après le scellement.

💡 Respectez un entraxe de 2,54 m entre deux poteaux pour les systèmes standards, ce qui correspond à la longueur des panneaux de 2,50 m disponibles dans le commerce.

Étape 3 : Installer le premier poteau et la plaque de soubassement

Placez le premier poteau dans son trou en vérifiant qu'il soit parfaitement vertical à l'aide d'un niveau à bulle. La hauteur hors-sol doit correspondre à la somme de la hauteur du panneau plus celle de la plaque de soubassement (25 cm). Par exemple, pour un grillage de 1,53 m avec une plaque de 25 cm, utilisez des poteaux de 2,20 m minimum. Demandez à une deuxième personne de maintenir le poteau bien droit, car cette manipulation requiert impérativement deux personnes selon les fabricants. Insérez ensuite la plaque de soubassement dans le creux du poteau à encoches, en orientant le demi-chaperon vers le haut et l'extérieur. Vérifiez constamment l'aplomb avec votre niveau. Les plaques de soubassement, pesant environ 100 kg, nécessitent une manipulation à deux pour des raisons de sécurité.

💡 Entreposez les dalles de soubassement à champ (verticalement) dès leur réception pour éviter qu'elles ne se fissurent ou ne cassent avant la pose.

Étape 4 : Fixer le premier panneau rigide

Tout en maintenant le poteau vertical, glissez le panneau rigide dans les encoches prévues à cet effet sur le poteau. Assurez-vous que les vagues du panneau soient toujours orientées vers l'extérieur et les picots vers le haut pour un rendu esthétique optimal. Utilisez des cales de tension en plastique pour maintenir fermement le panneau en place pendant l'installation. Ces cales universelles et réutilisables facilitent grandement la pose en mettant le panneau sous tension. Bloquez ensuite l'ensemble de la structure avec des liteaux en bois placés de chaque côté du panneau pour empêcher tout mouvement pendant le scellement. Vérifiez une dernière fois que tout soit bien de niveau horizontalement et verticalement avant de passer à l'étape suivante.

💡 Les panneaux avec plis de renfort (3 plis pour les hauteurs de 1,53 m et plus) offrent une meilleure résistance au vent, particulièrement si vous prévoyez d'ajouter une occultation.

Étape 5 : Sceller les poteaux au béton

Préparez le béton prêt-à-l'emploi en suivant scrupuleusement les instructions du fabricant. La consistance doit être humide, ni trop sèche ni trop liquide, pour garantir une prise optimale. Versez le béton dans les trous autour des poteaux et tassez-le fermement à l'aide d'une massette pour éliminer les bulles d'air. Formez un petit dôme de béton au niveau de la jonction entre le poteau et la dalle de soubassement pour assurer une liaison solide entre ces deux éléments. Cette astuce recommandée par les fabricants comme Schertz améliore considérablement la stabilité de l'ensemble. Lissez la surface du béton en pente pour faciliter l'écoulement de l'eau de pluie. Laissez le béton sécher au minimum 24 heures avant de retirer les liteaux de maintien.

💡 Prévoyez environ 50 cm de profondeur de scellement pour chaque poteau afin de garantir une résistance optimale aux intempéries et au vent, surtout avec une occultation.

Étape 6 : Poser les éléments suivants

Répétez les mêmes opérations pour installer le deuxième poteau en utilisant le panneau déjà en place comme guide. Insérez le poteau dans son trou, calez la plaque de soubassement dans le profil, puis glissez le panneau suivant. Installez, bloquez, calez et vérifiez systématiquement les niveaux avant chaque scellement. Votre première travée est ainsi terminée. Continuez ainsi de suite pour toutes les travées suivantes en reproduisant exactement les mêmes gestes. Cette méthode progressive garantit un alignement parfait de l'ensemble de la clôture. Pour les angles, vous devrez doubler les poteaux pour assurer une fixation solide des panneaux perpendiculaires. Sur un terrain en pente, adoptez une pose en redan (escalier) en décalant verticalement chaque panneau tout en les gardant horizontaux par rapport à l'horizon.

💡 Attendez que le béton soit complètement sec (24 à 48 heures selon les conditions météo) avant d'ajouter des lames d'occultation pour ne pas déstabiliser la structure.

💡 Conseils et astuces

  • Travaillez toujours à deux personnes minimum : la manipulation des plaques de soubassement de 100 kg et le maintien des poteaux nécessitent impérativement une aide
  • Vérifiez la compatibilité entre vos poteaux et vos plaques de soubassement avant l'achat : selon le fabricant, les longueurs peuvent varier légèrement (2,025 m ou 2,525 m)
  • Stockez vos matériaux à plat, à l'abri de l'humidité et du soleil si la pose n'est pas immédiate, particulièrement pour les éléments en aluminium sensibles aux rayures
  • Demandez plusieurs devis si vous faites appel à un professionnel : les tarifs varient entre 45 € et 150 € par mètre linéaire selon la complexité du terrain et la hauteur de la clôture
  • Privilégiez des panneaux de fil de 4 à 5 mm d'épaisseur avec mailles de 200×55 mm pour un bon compromis entre solidité et prix, garantis généralement 10 ans
  • Pour un terrain en forte pente, envisagez de faire appel à un professionnel qui adaptera la technique de pose en paliers pour un résultat esthétique et solide

❓ Questions fréquentes

Quel est le prix d'un grillage rigide avec soubassement béton ?

Le coût varie entre 95 € et 150 € par mètre linéaire pose comprise, hors fouilles de fondation. En autoconstruction, comptez environ 30 € par mètre linéaire pour les fournitures seules. Les plaques de soubassement coûtent entre 9 € et 20 € par mètre selon leur hauteur (25 ou 50 cm), tandis que les poteaux à encoches valent entre 15 € et 30 € l'unité.

Combien de temps faut-il pour poser un grillage rigide avec soubassement ?

Pour une équipe de 2 compagnons professionnels, comptez environ une journée de travail pour 20 mètres linéaires. En autoconstruction, prévoyez un week-end complet pour la même longueur. Le temps de séchage du béton nécessite un minimum de 24 heures avant de retirer les supports temporaires, et 48 heures sont recommandées avant d'ajouter une occultation.

Peut-on poser un grillage rigide avec soubassement sur un terrain en pente ?

Oui, c'est même l'un des avantages majeurs du soubassement qui permet de compenser les dénivelés. La technique la plus utilisée est la pose en redan (escalier) où chaque panneau reste horizontal mais est décalé en hauteur. Il faut alors enterrer partiellement les plaques de soubassement pour rattraper la pente, ou les couper avec une disqueuse à diamant en réduisant l'entraxe entre poteaux.

Quels sont les avantages d'un soubassement béton pour grillage rigide ?

Le soubassement protège le grillage de l'humidité du sol et prolonge sa durée de vie. Il empêche les nuisibles (rongeurs, chiens) de passer sous la clôture et facilite la tonte de la pelouse en surélevant le grillage. Esthétiquement, il donne un aspect fini et soigné à la clôture. Il permet également de s'adapter aux terrains en pente et de rehausser la hauteur totale de 25 à 50 cm.

Faut-il une autorisation pour poser un grillage rigide avec soubassement ?

Vous devez vérifier le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de votre commune qui peut imposer des hauteurs maximales (souvent 1,80 m en zone urbaine) ou des esthétiques particulières. Une déclaration préalable de travaux en mairie est généralement nécessaire. Certaines communes limitent les hauteurs ou imposent des restrictions en lotissement ou zone protégée. Pensez également à vérifier les limites exactes de votre propriété pour éviter les conflits de voisinage.

📚 Sources

Cet article a été rédigé à partir des sources suivantes :

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