Corrèze : gendarmerie et filière bois signent une convention contre les vols sur chantiers

Fibois Nouvelle-Aquitaine et la gendarmerie corréziennes s'associent pour contrer les incivilités qui se multiplient dans les forêts du département

Corrèze : gendarmerie et filière bois signent une convention contre les vols sur chantiers
Illustration Hugo Meunier / info.fr

La convention a été signée le 29 avril 2026 en préfecture de Tulle. Fibois Nouvelle-Aquitaine et le groupement de gendarmerie de la Corrèze s'engagent ensemble contre les vols et dégradations sur les chantiers forestiers. L'initiative vient du préfet du département.

La convention a été signée le 29 avril 2026 en préfecture de Tulle. Fibois Nouvelle-Aquitaine et le groupement de gendarmerie de la Corrèze s’engagent ensemble contre les vols et dégradations sur les chantiers forestiers. L’initiative vient du préfet du département.

L’essentiel

  • Date de signature : 29 avril 2026, en préfecture de Tulle, en présence du préfet de la Corrèze.
  • Signataires : Fibois Nouvelle-Aquitaine, interprofession régionale créée en février 2019, et le groupement de gendarmerie de la Corrèze.
  • Contexte régional : la forêt couvre 2,9 millions d’hectares en Nouvelle-Aquitaine (35 % du territoire), avec environ 18 700 emplois directs dans la filière selon l’INSEE.
  • Précédent : une convention similaire avait déjà été signée en juin 2024 entre ETF Nouvelle-Aquitaine et la gendarmerie, selon Sud Ouest.
  • Comité de suivi : installé en octobre 2025 à l’initiative du préfet, il réunit une quarantaine d’acteurs de la filière.

Ce qui a été signé à Tulle

Mardi 29 avril, le préfet de la Corrèze a réuni en préfecture de Tulle les représentants de Fibois Nouvelle-Aquitaine et le groupement de gendarmerie du département. Les trois parties ont signé une convention de partenariat destinée à mieux coordonner la réponse aux incivilités en milieu forestier, selon La Vie Corrézienne et La Montagne.

L’objectif affiché : renforcer la sécurité des personnes et des biens sur les chantiers d’exploitation forestière. Vols de matériels, dégradations, intrusions - les professionnels du secteur signalent une multiplication de ces faits, sans que des chiffres précis aient été communiqués à ce stade.

Un comité de suivi né en octobre 2025

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Cette convention ne sort pas de nulle part. Le préfet avait installé en octobre 2025 un comité de suivi de la filière bois en Corrèze, qui réunit une quarantaine d’acteurs - exploitants, scieurs, transporteurs, organismes professionnels. La thématique sécurité a été identifiée comme prioritaire lors de ce comité, selon La Vie Corrézienne.

Fibois Nouvelle-Aquitaine est l’interprofession régionale de la filière forêt-bois-papier, créée en février 2019 par la fusion de quatre structures historiques. Elle représente l’ensemble de la chaîne de valeur, de la sylviculture à la transformation du bois, sur les douze départements de la région.

Un précédent en 2024 avec les entrepreneurs forestiers

Le dispositif s’inspire d’une expérience déjà testée à l’échelle régionale. En juin 2024, l’association ETF Nouvelle-Aquitaine - qui regroupe les entrepreneurs de travaux forestiers - avait conclu une convention analogue avec la gendarmerie pour faire face au vandalisme et aux agressions en forêt, selon Sud Ouest. La démarche corrézienne en reprend le cadre et l’étend à l’ensemble de la filière via Fibois.

Contexte dans la Corrèze

La Corrèze est l’un des départements les plus boisés de France. La forêt y occupe une part majeure du territoire et constitue un secteur économique structurant. À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, la filière forêt-bois génère environ 18 700 emplois directs, sur une superficie forestière de 2,9 millions d’hectares représentant 35 % du territoire régional, selon les données INSEE et le Centre national de la propriété forestière (CNPF).

En Corrèze, le secteur emploie des centaines de salariés dans le sciage, la transformation et l’exploitation. Les chantiers forestiers, souvent isolés, sont particulièrement exposés aux vols de carburant, de câbles et d’équipements mécaniques - une réalité documentée également dans d’autres départements du Massif central. Pour les enjeux de sécurité dans des secteurs économiques sensibles, la sécurité sur les chantiers est un sujet qui monte en puissance à l’échelle nationale.

La convention corrézienne s’inscrit dans un mouvement plus large de partenariats entre forces de l’ordre et professionnels du milieu rural, à mesure que les incivilités progressent hors des centres urbains. Sur les questions environnementales liées à la gestion des territoires ruraux, d’autres départements font également face à des défis structurels inédits.

Ce que la convention prévoit concrètement

Le contenu opérationnel du texte signé n’a pas été détaillé dans les sources disponibles à ce stade. Les conventions de ce type prévoient généralement un partage d’informations entre professionnels et gendarmerie, des numéros de contact dédiés, et des protocoles de signalement accéléré. La mairie de Tulle et la préfecture n’ont pas publié le texte intégral de l’accord.

Le comité de suivi de la filière bois doit poursuivre ses travaux sur la valorisation économique et la transition environnementale du secteur, selon La Vie Corrézienne. Aucune date de prochaine réunion n’a été annoncée.

Sources

Hugo Meunier

Hugo Meunier

Hugo est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Corrèze (19), avec Tulle pour chef-lieu. Spécialité du département : image politique nationale et bocage limousin. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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