Corrèze : le préfet appelle à composer le 15 avant de se rendre aux urgences
Le préfet Vincent Berton a relayé la campagne nationale « Les urgences, c’est pas une évidence » pour inciter les Corréziens à appeler le 15 avant tout déplacement aux urgences.
Face à l'engorgement estival des services d'urgence, le préfet de la Corrèze Vincent Berton a rappelé le 28 juin la campagne nationale « Les urgences, c’est pas une évidence ». Objectif inciter les usagers à composer le 15 avant de se rendre aux urgences de Tulle ou Brive.
L’essentiel
- Fait 1 : Le préfet de la Corrèze a relayé la campagne nationale « Les urgences, c’est pas une évidence ! » le 28 juin 2026.
- Fait 2 : La campagne, lancée le 5 juin 2026 par le ministère de la Santé, vise à réduire de moitié (4 millions) les passages évitables aux urgences.
- Fait 3 : Les autorités rappellent aux Corréziens d’appeler le 15 avant tout déplacement aux urgences de Tulle ou Brive.
Le préfet de la Corrèze, Vincent Berton, a diffusé le 28 juin un message sur les réseaux sociaux pour relayer la campagne nationale d’accès aux soins intitulée « Les urgences, c’est pas une évidence ! ». Lancée le 5 juin 2026 par la ministre de la Santé Stéphanie Rist lors du Congrès Urgences 2026 à Paris, cette initiative a pour but de désengorger les services d’urgence en France.
La préfecture rappelle qu’avant toute urgence vitale, il est impératif d’appeler le 15 pour être orienté vers le bon service. « Contactez votre médecin traitant, composez le 15 », insiste le préfet dans son message. La campagne cible particulièrement les passages évitables, qui représentent environ la moitié des 8 millions de visites annuelles aux urgences en France.
Une stratégie nationale pour désengorger les services
Selon le ministère de la Santé, la stratégie gouvernementale vise à réduire de moitié, soit de 4 millions, le nombre de passages évitables aux urgences. Environ 7 % des usagers fréquents des urgences représentent à eux seuls 25 % des passages totaux, une cible prioritaire. Le plan prévoit également de généraliser la fonction de gestionnaire de lits (« bed managers ») dans 100 % des établissements de santé, et de renforcer la participation des professionnels de ville au Service d’accès aux soins (SAS). Les infirmiers libéraux ont d’ailleurs signé l’avenant 11 à leur convention dans ce cadre.
Contexte dans la Corrèze
La Corrèze connaît chaque été une hausse de la fréquentation des urgences, notamment à l’hôpital de Tulle et au centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde. Le département, qui compte environ 240 000 habitants, voit sa population augmenter avec l’afflux touristique estival. Les services d’urgence locaux sont régulièrement sous tension. « Il est essentiel de mieux orienter les patients pour éviter l’engorgement et garantir une prise en charge rapide des cas graves », souligne la préfecture. Vincent Berton, nommé préfet de la Corrèze par décret du 15 janvier 2025, a fait de cette campagne une priorité de communication.
À l’image d’autres départements où les préfets multiplient les appels à la vigilance - comme dans l’Indre où les restrictions d’eau viennent d’être renforcées - , la Corrèze mise sur la prévention. Le risque d’incendie est également élevé cet été : le Vaucluse a interdit l’accès aux massifs ce 3 juillet. Dans ce contexte, la bonne orientation des appels d’urgence devient cruciale.
Les bons réflexes pour les usagers
Les autorités rappellent la marche à suivre : en cas de problème de santé non vital, il faut d’abord contacter son médecin traitant. Si celui-ci n’est pas disponible ou en cas d’urgence, composer le 15 permet d’être mis en relation avec un médecin régulateur qui oriente vers la structure adaptée (médecine de ville, urgences, ou service mobile d’urgence). Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent joindre les secours via le 114 (numéro d’urgence national par SMS ou visio).
La préfecture insiste : « Avant de se déplacer aux urgences, appelez le 15. C’est un geste simple qui permet de sauver des vies et de désengorger les services. »