Cosne-Cours-sur-Loire : 100 logements abordables visés d’ici 2030

Le maire Yannis Bonnet a présenté le 18 avril un plan de renouvellement urbain centré sur le quartier prioritaire Saint-Laurent.

Cosne-Cours-sur-Loire : 100 logements abordables visés d'ici 2030
Illustration Arnaud Chevalier / info.fr

Élu en mars 2026, le nouveau maire de Cosne-Cours-sur-Loire a annoncé la construction de 100 logements abordables avant 2030. Le projet s'inscrit dans le Contrat de Ville signé en juillet 2024 et concerne principalement le quartier Saint-Laurent.

Le maire Yannis Bonnet a présenté samedi 18 avril les grandes lignes de son plan logement. Objectif : livrer 100 unités abordables d’ici 2030 dans la commune de la Nièvre. Le dossier s’appuie sur le Contrat de Ville Engagements Quartiers 2030, signé le 31 juillet 2024 entre l’État, la Ville et plusieurs partenaires, selon le document publié sur le site de la mairie.

Saint-Laurent, quartier central du projet

Le quartier prioritaire Saint-Laurent concentre l’essentiel des interventions prévues. Nièvre Habitat, bailleur principal, doit y reconstruire 50 logements sur l’îlot Binot et réhabiliter 52 autres au Mail Saint-Laurent, d’après le contrat de ville. Le second bailleur présent, Habellis, gère 227 logements sociaux sur la commune, dont 85 dans ce quartier ; il prévoit la réhabilitation de 56 logements avenue de la Paix dans les deux à trois prochaines années. Le contexte social reste tendu : selon le même document officiel, 94,3 % des ménages de Saint-Laurent vivent en logements à loyer modéré, le taux de pauvreté y est trois fois supérieur à la moyenne nationale et le chômage 2,5 fois plus élevé.

Le financement mobilise plusieurs lignes : crédits d’État via le BOP 147, enveloppe annuelle de la Ville, abattement de 30 % sur la taxe foncière accordé aux bailleurs sociaux fin 2024, et un fonds vert dédié à la transition écologique, toujours selon le contrat de ville.

Un territoire déjà en chantier depuis les années 2010

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Saint-Laurent n’en est pas à sa première transformation. Construit à partir de la fin des années 1950, le quartier comptait un millier de logements pour environ 2 000 habitants dans les années 1980, selon Wikipedia. Une première phase de renouvellement urbain, engagée en 2014, a abouti à la réhabilitation de 298 logements, la restructuration de 63, la démolition de 285 et la construction de 30 pavillons neufs. Le précédent Contrat de Ville (2015-2023) avait déjà mobilisé des fonds pour la cohésion sociale, sans résorber totalement les inégalités, reconnaît la mairie dans son bilan.

En parallèle, la Ville a obtenu en septembre 2025 l’autorisation d’acquérir une parcelle pour un lotissement pouvant accueillir jusqu’à 40 logements, avec l’objectif d’y inclure des unités abordables en discussion avec un promoteur privé, rapportait alors le Journal du Centre.

Prochaine étape

Le dispositif prévoit un comité de pilotage annuel (sessions d’octobre et janvier), un séminaire annuel et des réunions trimestrielles avec les associations, selon le contrat de ville. Un appel à projets annuel doit structurer la mise en œuvre opérationnelle jusqu’en 2030.

Sources

Arnaud Chevalier

Arnaud Chevalier

Correspondant à Nevers, suit la désindustrialisation, l'agriculture, les tensions sur les services publics et le tourisme fluvial. Formé en PQR bourguignonne, il connaît la Nièvre par cœur. Posture éditoriale : rencontrer les ouvriers, les agriculteurs, les élus, vérifier les bilans sociaux avant de conclure.

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