Côte d’Ivoire : les Oscars de la Radio lancés à Abidjan
L'URPCI a lancé le 30 juillet 2026 la 3e édition d'un concours qui récompense les radios locales engagées contre l'incivisme routier
L'Union des Radios de Proximité de Côte d'Ivoire a lancé le 30 juillet 2026 à Abidjan la 3e édition des Oscars de la Radio, un concours consacré cette année à la sécurité routière, avec le soutien de l'OSER et du ministère des Transports.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'URPCI a lancé la 3e édition des Oscars de la Radio le 30 juillet 2026 à la Maison de la Presse d'Abidjan.
- Eric Gohou, président du conseil d'administration de l'URPCI, dirige cette initiative selon Fraternité Matin.
- Le thème 2026 porte sur le rôle des radios locales dans la promotion de la sécurité routière, selon l'AIP.
- L'Office de Sécurité Routière (OSER) et le ministère des Transports de Côte d'Ivoire sont partenaires du concours.
- Les productions sont jugées sur le professionnalisme, l'éthique et l'impact social, précise l'URPCI.
La 3e édition des Oscars de la Radio a été officiellement lancée le 30 juillet 2024 à la Maison de la Presse d’Abidjan, selon l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI). Ce concours, désormais installé dans le paysage médiatique ivoirien, distingue chaque année les meilleures productions des radios locales du pays.
Ce qui s’est passé à la Maison de la Presse
La conférence de presse de lancement s’est tenue le 30 juillet en présence de professionnels des médias et de partenaires de l’événement, rapporte l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP). C’est là qu’ont été détaillés le format et le thème de cette nouvelle édition. Selon Fraternité Matin, l’initiative est portée par Eric Gohou, président du conseil d’administration de l’URPCI, qui pilote depuis plusieurs éditions ce concours destiné à valoriser le travail des radios de proximité.
La sécurité routière au coeur du concours
Le thème retenu pour 2026 met l’accent sur le rôle des médias locaux dans la promotion de la sécurité routière, indique l’AIP. Ce choix n’est pas anodin : l’Office de Sécurité Routière (OSER) collabore étroitement avec l’URPCI pour sensibiliser les populations contre l’incivisme sur les routes, précise le ministère des Transports de Côte d’Ivoire. Les journalistes et animateurs participants verront leurs productions évaluées sur trois critères, selon l’URPCI : le professionnalisme, le respect de l’éthique et l’impact social des reportages ou émissions consacrés à la sécurité routière.
Pour un lecteur français, ce partenariat entre une association de radios et une agence publique de sécurité routière rappelle les campagnes de sensibilisation menées en France via les médias locaux, mais avec une particularité ivoirienne : la radio y reste, plus qu’ailleurs, le principal vecteur d’information de masse.
Contexte en Côte d’Ivoire : le poids des radios de proximité
Les radios de proximité représentent le principal canal d’information et de sensibilisation dans les régions intérieures du pays, selon la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA). Dans un pays où l’accès à la télévision ou à internet reste inégal selon les zones, ces stations locales, souvent associatives ou communautaires, jouent un rôle que la presse écrite ou les chaînes nationales ne couvrent pas de la même façon. C’est cette réalité qui explique l’intérêt de l’OSER et du ministère des Transports pour un concours capable de mobiliser ce réseau de stations diffusant en français et en langues locales, au plus près des usagers de la route.
Ce lancement s’inscrit dans une actualité ivoirienne plus large, où les questions de sécurité et de gouvernance locale occupent régulièrement l’agenda des institutions et des médias du pays.
Ce que retiennent les organisateurs
L’URPCI n’a pas communiqué à ce stade de calendrier précis pour la cérémonie de remise des prix ni pour la clôture des candidatures. Ces informations devraient être précisées dans les prochaines semaines par l’organisation.
Le concours confirme, à sa manière, l’ambition de l’URPCI de professionnaliser et de mettre en lumière un secteur radiophonique local souvent moins visible que les grands médias nationaux ivoiriens.
